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Michel GOUREVITCH
Neuilly-sur-Seine (Seine) 9 septembre 1930 / Paris 16 décembre 2015


Psychiatre français, médecin des hôpitaux psychiatriques, médecin de l'Infirmerie Psychiatrique près la Préfecture de Police, historien de la psychiatrie.

Eloge de Michel Gourévitch

[Société Française d'Histoire de la Médecine, Paris, séance du 11 juin 2016]

Madame la présidente, Madame Gourévitch, mesdames et messieurs, chers collègues, je mesure l’honneur que vous me faites de m’offrir de prononcer cet éloge à la personne de mon maître Michel Gourévitch, et de pouvoir ici assurer sa famille de mon indéfectible fidélité à sa mémoire.

Monsieur Gourévitch, né à Neuilly-sur-Seine le 9 septembre 1930, est décédé à Paris le 16 décembre 2015.

C’est à Paris, « à la communale » que Michel Gourévitch fait ses premières années d’école primaire. En 1939, pendant la ‘drôle de guerre’, il est « évacué » chez ses grands-parents, à Vaucresson. L’année 1940-1941, c’est à Nice, au Lycée de Garçons qu’il fait sa 6ème. J’ai eu accès, et j’en sais le meilleur gré à Madame Gourévitch, à ses carnets de jeunesse, qui contiennent quelques romans et ébauches de romans démontrant un talent précoce, dont une « Histoire-roman comico-tragique d’une insurrection manquée presque vécue au Lycée de Nice » datée de 1941 ; un savoureux « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » daté des « 12-13 janvier 1942 », et de 1942 encore, « Sic transit gloria mundi ».

Relevons que l’un des bulletins de son année de 5e est surchargé d’une mention, écrite de sa main en majuscule : « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ». C’était un temps où les principes de notre République étaient reniés, où des lois iniques menaçaient certains Français, qui ne durent leur salut qu’à leur départ dans la zone ‘nono’ puis au soutien d’autres Français à partir de la fin 1942.

De Nice, la famille trouve refuge dans la région de Montpellier, où l’élève Gourevitch est scolarisé au Lycée de la ville. L’année suivante, le pays libéré, sa scolarité peut se poursuivre à Paris, au Lycée Condorcet, où il excelle en anglais, composition française, version latine, et révèle, aux yeux du professeur de français-latin-grec « De grands dons littéraires et le goût de l’érudition ». Seconde classique, première classique à Condorcet, et en 1946-1947 le Lycée Français de New York, dans la classe de Philosophie-Lettres : l’« Un des deux meilleurs élèves de sa classe », en grec : « Esprit brillant et rapide », en philosophie : « Des qualités d’intelligence et des connaissances sérieuses qui semblent devoir assurer de brillants résultats ».
Retour à Condorcet dans la classe de Lettres supérieures, et à la rentrée 1949, « externe libre » en classe de première supérieure au Lycée Henri-IV.

L’année 1951 est décisive dans l’orientation de M. Gourévitch, qui obtient sa licence ès lettres et réussit les examens de 1ère année de médecine.

Reçu en 1955 au concours de l’externat, il interrompt ses stages de 1957 à 1960 pour cause de « service militaire actif ». Notons que le docteur Gourévitch sera plus tard nommé « médecin capitaine de réserve », titre et charge auxquels il était très attaché.

En 1960, il est externe dans le service du professeur Léon Michaux, à la Clinique de neuro-psychiatrie infantile de la Salpêtrière et l’année suivante, remplit les fonctions d’interne dans le service du docteur Étienne Trillat, à l’Hôpital Psychiatrique de Maison-Blanche.

En 1963, sa thèse sur « la maladie vue par le malade » mérite une mention ‘très honorable’ et il prépare cette année-là l’internat en médecine des hôpitaux psychiatriques du département de la Seine, où il est reçu au concours 1964. Son internat le mène à Villejuif dans le service du Docteur Jean Carrère, médecin chef du Centre de Traitement et de Réadaptation Sociale, à l’Infirmerie Psychiatrique dont nous reparlerons, et de nouveau, à la Salpêtrière, chez Michaux puis dans le service du professeur Lhermitte.

Lauréat 1968 du concours de la « Médaille d’or » de l’Internat avec un mémoire sur « Les rachialgies anorganiques », il effectue un stage à l’Istituto di Neuropsichiatria Infantile de Rome, dirigé par le professeur Giovanni Bollea.

Cette solide formation lui vaut la qualification de neuro-psychiatre, la qualification en médecine générale et en psychiatrie de l’Enfant et de l’adolescent, et lui permet d’exercer alors aussi bien comme attaché de consultation du Centre Rhumatologique ‘Viggo Petersen’ de l’Hôpital Lariboisière, qu’en qualité de médecin spécialiste attaché de consultation à la Clinique de la Faculté de Sainte-Anne.

Puis, c’est l’entrée dans ce que l’on appelle alors « le cadre », entrée brillante puisque le docteur Gourévitch est major du Concours du Médicat des Hôpitaux Psychiatriques organisé au titre de l’année 1967.

De 1969 à 1974, il exerce comme médecin-assistant, à Ville-Evrard ‘chez’ Cénac-Thaly puis à Villejuif dans le service du docteur Defer. En 1974, il est nommé chef du service de psychiatrie de l’hôpital général de Dreux (Eure et Loir), et en 1978 médecin chef de l’hôpital psychiatrique de Maison-Blanche, en charge du 2ème secteur de psychiatrie générale de Paris, 3ème arrondissement, où il succède au docteur Hubert Mignot, l’un des plus illustres représentants de la génération précédente.

C’est à Maison-Blanche, où il dirige vingt ans un service dont l’orientation éclectique était revendiquée comme telle, que j’ai connu le docteur Gourévitch, que j’ai eu souvent le plaisir de voir et entendre, en quelques occasions à la salle de garde de l’internat, surtout à la CME où ses interventions étaient remarquées pour leur pertinence et leur acuité. Vingt ans où le docteur Gourévitch s’est attaché à défendre une éthique « individualiste et hippocratique » qui place le médecin « dans le camp » du malade, à défendre la psychiatrie de secteur et à garantir la fonction thérapeutique de son service et des soins psychiatriques de qualité.

Comme psychiatre, M. Gourévitch eut une double carrière, puisqu’il exerça aussi pendant près de trente années à l’Infirmerie Psychiatrique près la Préfecture de Police, connue jadis sous le nom d’Infirmerie Spéciale et familièrement sous celui d’I3P ou plus simplement d’Infirmerie.
Il y avait été interne, il y sera en 1969 Médecin suppléant, puis Médecin chef adjoint de 1977 à 1988, enfin de 1989 à 1998, médecin-inspecteur chargé de la visite des malades mentaux hospitalisés. A ces titres, il eut une fonction de conseil légal de l’autorité publique de qui relèvent certains soins sans consentement, une fonction d’expertise bien distincte de la fonction de soins. Ses certificats étaient réputés, pour leur concision, leur précision, leur élégance.

Gourévitch fut aussi enseignant, et pas seulement comme le sont la plupart des chefs de services envers leurs internes, stagiaires et étudiants. Il convient d’abord de signaler sa longue participation aux Entretiens de Bichat, animation ou direction de tables rondes sur des thèmes médico-psychiatriques variés, où il mettait son expérience et ses connaissances au service des médecins généralistes, et, motif de légitime fierté, était le seul représentant du « cadre » ou à peu près à y participer.

A l’Infirmerie, dans le cadre d’un enseignement post-universitaire, il anima des Conférences de Psychiatrie Clinique et Médico-légale qui traitaient de thèmes variés, aspects médico-légaux, législatifs, cliniques, historiques.

Vous le savez aussi, Monsieur Gourévitch était non pas seulement un psychiatre, mais aussi un historien, convaincu que « L’histoire de la médecine doit être celle du médecin et du malade, insérée dans celle de la société et de la pensée, dont la connaissance doit servir à l’intelligence de la pensée et de la société aujourd’hui » [« Hippocrate connais pas ». Concours médical, 18 janvier 1969, Editorial p.385].

Gourévitch considérait que la recherche et l’enseignement de l’histoire de la psychiatrie sont intimement liés à la pratique, que la connaissance de « l’histoire de la psychiatrie enrichit notre pratique clinique » : « En psychiatrie et en psychiatrie seulement, l’histoire ne se borne pas à imprégner le savoir ; le passé est vivant dans chaque instant de la pratique quotidienne (…). En psychiatrie, la connaissance est cumulative, elle s’enrichit sans éliminer » [« Aux mânes d’Henri Ey ». Perspectives psychiatriques 1978, p.6].

Tel était le docteur Gourévitch, médecin chef de secteur et très bon connaisseur de la vie et de l’œuvre de ses prédécesseurs aliénistes et psychiatres, médecin chef adjoint de l’Infirmerie et familier des lois et de leur histoire.

C’est sans doute comme membre actif et de longue date de notre Société et comme chargé de conférences à l’École Pratique des Hautes Etudes, que M. Gourévitch donna toute sa mesure en matière d’histoire de la médecine, et fut l’un de nos meilleurs historiens de la psychiatrie aux côtés de Georges Lantéri-Laura, Gladys Swain, Jacques Postel, Pierre Morel, Jean Garrabé et quelques autres.

Devant notre Société, il présenta nombre de communications mémorables, dont celle, magistrale, prononcée lors de la commémoration du centenaire de la Société en 2002, ce chef-d’œuvre intitulé ‘Psychiatrie et histoire de la médecine’ qui a marqué beaucoup d’entre nous.

En Sorbonne, il fut près d’une trentaine d’années, de 1975 à 2003, chargé de conférences à la IVe section de l’École Pratique des Hautes Études, section des Sciences Historiques et Philologiques.

Cet enseignement était servi par un talent oratoire rare, et l’écouter était un véritable plaisir, servi par une culture étendue. Gourévitch était un lettré, un grand lecteur, bibliophile. Des textes classiques, psychiatriques et littéraires dont les citations enrichissaient ses nombreux articles, j’en ai compté plus de deux-cents, il savait extraire cette quintessence chère à Héraclide, qui éclaire la pensée de leurs auteurs, et de ses lecteurs.

coll. M. CaireGourévitch a fréquenté les archives, à la Préfecture de police, au Val-de-Grâce et de Vincennes, mais aussi à l’hôpital Esquirol anciennement Charenton, à la clinique de Villeneuve-Saint-Georges, héritière de la maison du Dr Blanche, aux Archives Nationales, à l’Académie de Médecine, à l’École des Chartes…

Avec le professeur Danielle Gourévitch, avec Madame Gourévitch, il publia beaucoup, notamment sur la médecine dans l’antiquité, et plusieurs de leurs belles trouvailles dans les archives, sur Eugène Hugo dans le registre de Charenton, sur Guy de Maupassant et Gérard de Nerval dans le livre de la loi de la Clinique du Dr Blanche, ont été l’objet de communications devant la Société.

Limitons-nous ici à citer quelques thèmes abordés à l’École pratique : La naissance de la nosographie, Philippe Pinel, dont le premier mérite est d’avoir porté une attention patiente à la folie chronique jusque là non traitée, le mythe de l’abolition des chaînes, le « Napoléon des Asiles et sa Grande Armée » -titre du programme de l’année 1986-1987- c’est-à-dire Esquirol et ses élèves, Esquirol et ses écrits, dont la portée sur les origines de l’histoire de la clinique psychiatrique est essentielle, Esquirol, ce « clinicien de génie » qui, je cite « a su, dans le moule de l’observation médicale objective, couler le récit diachronique de vicissitudes subjectives » [EPHE. Rapport 1985-1986], premier clinicien sensible à la souffrance du malade psychiatrique, laquelle fournit son ressort même au si décrié ‘traitement moral de la folie’ de François Leuret. Leuret, cet « astre solitaire, génial et détesté de ses contemporains, critique intrépide des idées reçues. » (EPHE. Rapport pour l’année 1986-1987) que Gourévitch avait en quelque sorte réhabilité, notamment dans un magnifique article intitulé « Éloge de François Leuret » qu’il faut lire et relire.

La psychiatrie à l’époque romantique, avec la loi de 1838, dont il a bien montré en quoi elle régularise les usages administratifs parisiens antérieurs à la Préfecture de Police et dans les Maisons de santé privées, et les innovations qu’elle apporte, comment cette « loi de 38 » et l’asile ont fait du psychiatre le premier, et de loin, des médecins spécialistes.

Les rapports entre la justice et la psychiatrie, les confins de la psychiatrie et de la répression pénale, la naissance de la criminologie et l’expertise psychiatrique, les internements arbitraires, « Psychiatrie et ordre public », titre de plusieurs années de conférences, les régicides, Damiens, Gorgouloff auquel il a porté un intérêt particulier, et, pour reprendre son expression, la « démocratisation du régicide » dans la Russie de 1917, les cliniciens de la IIIe République, Magnan, Sérieux, Capgras, Edouard Toulouse et ses « rêveries eugéniques », la doctrine de la dégénérescence de Morel et Magnan à Clérambault.

La psychiatrie sous l’Occupation, qui amena M. Gourévitch à réaliser une importante étude de la collection des Annales médico-psychologiques sous Pétain qui a inspiré nos propres travaux présentés à l’École Pratique et ici même, sur la famine dans les hôpitaux psychiatriques et L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy. C’est là, à l’EPHE, que je préparai et soutint ma thèse, sous la direction de Madame Gourévitch, et dont M. Gourévitch fut membre du jury. Et lorsqu’il fut atteint par la limite d’âge, j’ai pris sa succession comme chargé de conférences. Comme auditeur mais aussi comme contributeur, il est resté fidèle à notre séminaire.

Je me dois encore de signaler un autre titre, auquel le docteur Gourévitch tenait sans doute beaucoup, celui de président de l’Amicale de l’Internat Parisien de psychiatrie. En 1888 avait été créée une Association amicale des internes et anciens internes en médecine des asiles publics d’aliénés de la Seine, devenue après 1937 « des hôpitaux psychiatriques de la Seine », qui avait survécu aux réformes successives de l’internat, et Gourévitch, avec Victor Bertrand et Denis Morin, en fut un membre actif, en tant que secrétaire général dès 1971, comme vice-président puis président à partir de 1990.

Il s’agissait pour l’Amicale de maintenir une très ancienne et sympathique tradition de collégialité et de compagnonnage, de s’inscrire aussi dans une lignée prestigieuse puisque de ce concours sont issus nombre de grands psychiatres du siècle passé, ainsi que, comme aimait à le rappeler son dernier président, quelques collègues qui se sont distingués dans d’autres disciplines médicales, comme Joseph Lemeland, accoucheur des hôpitaux, Jules Colombani, organisateur de la médecine marocaine et membre de l’Académie de médecine, le sénateur Paul Gérente, Sauton, moine bénédictin, prieur de l’abbaye de Ligugé, Edouard Joltrain, précurseur de l’allergologie... L’histoire de l’internat de la Seine reste à écrire.

Gourévitch fut membre de plusieurs sociétés savantes, éminentes et nationales comme la nôtre, comme la Société médico-psychologique, l’Évolution psychiatrique, et d’autres aussi plus modestes comme l’Association des amis du musée et du centre historique Sainte-Anne, un hôpital qu’il connaissait bien et dont il conduisait la visite aux Journées du Patrimoine il y a quelques années encore, sans omettre la Société de psychiatrie franco-russe : M. Gourévitch, comme vous la savez, était d’origine russe, parlait le russe avec aisance et le lisait très couramment, ce qui lui a permis de traduire et d’étudier des textes rares, et de nous les faire découvrir, et avec le docteur Koupernik, de rétablir les liens avec nos collègues russes.

Un mot encore, parce que le programme de la journée prévoit de poursuivre avec la projection d’un film, sur ce ‘Festival de films des années 60’ « Art et Psychiatrie » que Gourévitch organisa dans les années 90. L’une de ces journées était consacrée aux ‘Écrivains fous’, avec « Le Horla » avec Laurent Terzieff dans le rôle de Maupassant, et « Aurélia », d’Anne Dastrée, sur Gérard de Nerval, avec Serge Reggiani dans le rôle du poète.

Inlassable pourfendeur des idées reçues, des « raideurs dogmatiques modernes » et des « tics de la phraséologie à la mode », de « la logomachie libertaire et irresponsable » [EPS Maison-Blanche, Rapport des services médicaux 1995-1996, p.15], naturellement non-conformiste, Monsieur Gourévitch était un esprit libre.

Lors d’une de nos dernières conversations, Michel Gourévitch avait attiré mon attention sur l’importance de l’œuvre d’Ernest Dupré, autre psychiatre remarquable et réputé brillant causeur, qu’il connaissait bien et qui avait été, lui aussi, médecin de l’Infirmerie spéciale, enseignant et conférencier Quai de l’Horloge. Ce sont quelques lignes écrites à la mort de Dupré sur lesquelles je veux conclure, et vous comprendrez aisément pourquoi.

Sous la plume de Paul Bourget, on peut lire une description de ce « grand psychiatre » dont il avait suivi les présentations à l'Infirmerie, un éloge où il évoquait ce « visage aux traits si fins qu'éclairaient des yeux bleus d'une limpidité singulière derrière son lorgnon. Tout dans sa personne, regard, gestes, parole, disait la supériorité de l'intelligence. »

Et comment ne pas reconnaître, dans l’article paru à sa mort en 1921 dans Le Figaro, un autre grand psychiatre « fin, élégant (…), un grand front encadré de cheveux blancs ébouriffés, des yeux vifs derrière le lorgnon, (…), Ernest Dupré donnait jusqu'à la maladie terrible qui assombrit l'avant-dernière année de sa vie une impression de jeunesse, de vivacité, d'énergie singulières. Il avait reçu du ciel, en naissant, une mémoire prodigieuse, une belle imagination créatrice, un jugement presque toujours sagace. (…) Esprit inventif, il était incroyablement érudit, ayant lu et annoté les psychiatres de tous les temps et de tous les pays. Conscient de sa valeur scientifique et de sa puissance cérébrale […], on le voyait, fougueux critique, vous dire, et vivement, vos vérités [c’est de Dupré qu’il s’agit]. Il savait, d’ailleurs, les choses de la médecine générale et bien d'autres encore, ayant la facilité de comprendre et de retenir dans les domaines les plus divers.
II n'avait pas, dans ses façons, grande tendresse. Mais son intelligence était si belle, sa valeur professionnelle si haute, sa causerie si passionnément captivante et si vivement animée que l'on avait toujours plaisir à le voir et à l'entendre. (…) C'est un grand médecin et un grand remueur d'idées qui disparaît avec ce maître inoubliable. »

Ciceron définissait l’orateur, vir probus, dicendi peritus, un homme probe qui parle bien. De l’homme de l’art du XIXème siècle, du vrai médecin, on disait vir probus, medendi peritus, homme de probité, instruit dans l’art de remédier aux maladies.

Vir probus, le docteur Michel Gourévitch n’est plus. Son souvenir est présent, ses écrits lui survivent.

Que la Société soit encore remerciée de m’avoir offert de prononcer ici cette courte adresse, pour reprendre une formule de mon maître, aux mânes de Monsieur Gourévitch.


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Travaux

[document de travail]

A propos de certaines attitudes du public vis-à-vis de la maladie. Thèse Paris, 1963 (dir. Jean Delay)

(avec D. Gourévitch), « Terres-cuites hellénistiques d'inspiration médicale au musée du Louvre ». La Presse médicale, 25 décembre 1963, 2751-2752

« Esquisse d’une mythologie de la santé et de la maladie ». L’Encéphale 1964, 3 ; 437-477

Traduction de : Manfred Guttmacher, The mind of the murderer, Farrar, Straus & Cudahy, New York, 1960 sous le titre de La psychologie du meurtrier. Paris, PUF, Bibliothèque de Psychatrie, 1965 ; 190 p.

Traduction de : F.J. Ayd, Recognizing the Depressed Patient sous le titre Les Dépressions et leur Diagnostic. Paris, P.U.F., Bibliothèque de Psychatrie, 1965 ; 180 p.

(avec D. Gourévitch), « Anatomie et religion chez les Étrusques ». La Presse médicale, 27 novembre 1965, 2961-2962

[avec I.I. Loukomsky] « A propos de ‘Alcoolisme et psychoses alcooliques’. Moscou, éd. Médicales d’Etat, T. XXXVIII, 1963 ; 451 p. ». L’Evolution psychiatrique 1966, 31, 1 ; 135-138

« I.B.M. = L’inconscient, le biologique et la médecine ? ». Editorial du Concours médical, 16 avril 1966 ; 2695-2696

« Du suicide ». Concours médical, 23 avril 1966 ; 2915-2922

« Gratuite, freudienne et obligatoire ». Editorial du Concours médical, 8 octobre 1966 ; 5883

« Un aphasique s’exprime par le dessin ». L’Encéphale 1967, 56, 1 ; 52-68

(avec Danielle Gourévitch) « Une observation psychiatrique signée Victor Hugo ». L'Information psychiatrique, 43, 1, 1967; 91-96

« Sire, votre peuple a faim ». Editorial du Concours médical, 11 mars 1967 ; 1809

(avec Danielle Gourévitch) « Ex-voto pour la santé en Gaule romaine ». La Presse médicale, 8 avril 1967, 877-879.

« De Cos (Dodécanèse) à Llanidloes (Montgomeryshire) ». Editorial du Concours médical, 27 mai 1967, 21 ; 4089

(avec Jacques Postel) « Actualité de l'œuvre d'Edouard Toulouse ». L'Information psychiatrique, 43, 3, 1967; 271-301

« Le médecin et ses vacances ». Le médecin de France, 1967, 254 ; 381-386

« Septième art et mémoire d’une âme ». Concours médical, 14 octobre 1967 ; 6641-6647

« … A peu près ce langage ». Editorial du Concours médical, 2 décembre 1967 ; 8057

« Naissance de la Mythologie ». Editorial du Concours médical, 30 mars 1968 ; 2641

Critique d’une thèse in : Concours médical, 28 septmebre 1968 ; 6202

« Des rachialgies anorganiques. Approche psychologique, à partir de quelques observations ». Concours de la médaille d’or des hôpitaux psychiatriques de la Seine, 1968 ; 119-XI p.

« Eloge de François Leuret ». L'Information psychiatrique, 44, 9, 1968 ; 843-854

(avec Danielle Gourévitch) « Le cas Ælius-Aristide, ou mémoires d'un hystérique au IIème siècle de notre ère ». L'Information psychiatrique, 44, 1968, 897-902.

(avec D. Widlöcher) « L’analyse d’un cas de névrose obsessionnelle infantile, par E. Sokolnicka. Observation et Commentaires. Traduction : M. Gourevitch, commentaires : D. Widlöcher ». Revue de Neuropsychiatrie infantile, mai-juin 1968, 5-6 ; 473-487

« La première consultation en pédo-psychiatrie ». Vie médicale, 15 novembre 1968 ; 1505-1506

« La chimiothérapie en pédo-psychiatrie ». Vie médicale, 3 février 1969 ; 775-776

« Hippocrate connais pas ». Editorial du Concours médical, 18 janvier 1969 ; 385

(avec C. Koupernik) « L’hystérie. Brève histoire (I) ». Concours médical, 29 mars 1969, 91 ; 2679-

(avec C. Koupernik) « L’hystérie (II) ». Concours médical, 5 avril 1969, 91 ; 2903-

(avec C. Koupernik et J.-P. Soubrier) « Vers une suicidologie ? ». Concours médical, 12 avril 1969 : 3051

Analyse de ‘Rythmes’, colloque de Lyon. Concours médical, 3 mai 1969 ; 3873-3874

« Justice pour le Père ». Editorial du Concours médical, 14 juin 1969, 91 ; 5073-5074

« Galien dit non, la Sécurité sociale dit oui ». Editorial du Concours médical, 25 octobre 1969 ; 7537-7538

Analyse de Fritsch, la Gauche et la Droite. Concours médical, 25 octobre 1969 ; 7533

« La mère coupable & le bon lait suisse ». Editorial du Concours médical, 29 novembre 1969 ; 8803-8804

« La psychiatrie dans le monde communiste ». Concours médical, 6 décembre 1969 ; 9177-9178

« La Dorsalgie psychique », in Journée de rééducation, 3 octobre 1969. Les Dorsalgies, L’Expansion ; 31-36

« Conduite à tenir, et à ne pas tenir, devant un syndrome algique vraisemblablement psychogène ». L’Actualité rhumatologique 1969 présentée au praticien… sous la direction de S. de Sèze. Paris, L’Expansion, 1970 ; 113-118

Critique du ‘Médicament en question’. Concours médical, 10 janvier 1970 ; 375

Critique de ‘History & Geography of the most important diseases’. Concours médical, 7 février 1970 ; 1308-1310

Critique de M.C. Debienne, ‘Le dessin chez l’enfant’. Concours médical, 21 février 1970 ; 1791-1792

« Le Japon à l’heure d’Osaka ». Editorial du Concours médical, 30 mai 1970, 22 ; 4903-4904

Critique de A. Gorceix et N. Zimbacca, Études sur le suicide. Concours médical, 12 septembre 1970, 37 ; 6655

« Sexualité, publicité, grégarité ». Editorial du Concours médical, 5 décembre 1970, 49 ; 9069-9070

« A propos d’une source méconnue des faux-monnayeurs ». L’Encéphale 1970, 59, 1 ; 67-80

Traduction de E.A. Haggard & Anna von Lippe, La vie familiale dans les montagnes de Norvège, in E.J. Anthony & C. Koupernik, L’enfant dans la famille. Paris, Masson, 1970

VIIe Congrès de l’Association Internationale de Psychiatrie infantile & des Professions affiliées. Jérusalem, août 1970. Revue de Neurologie et de Psychiatrie Infantile, décembre 1970, 12 ; 973-975

Article ‘Hypocondrie’ de l’Encyclopédia Universalis, 1970

« Observation médicale et création littéraire ». Communication au XXIIe congrès d’Histoire de la médecine. Bucarest, 1970 ; 381-382

Articles Encyclopédie Internationale des Sciences & des Techniques, 1970-1971 : Conflit (en psychologie), Conscince, Inconscient, Délire, Démence, Hystérie, Maniaque dépressive (psychose), Névrose, Phobie

« Eugénie Sokolnicka, pionnier de la psychanalyse et inspiratrice d’André Gide. Médecine de France 1971, 219 ; 17-22

Critique de Basaglia, L’Institution en négation. Concours médical, 10 avril 1971, 15 ; 2785

« Les Yeux du Fou ». Editorial du Concours médical, 17 avril 1971, 16 ; 2861-2862

« Le Droit à la Santé ». Editorial du Concours médical, 8 mai 1971, 19 ; 3469-3470

Critique de Gervais, Contribution à l’étude des syndromes obsessionnels (thèse). Concours médical, 25 septembre 1971, 39 ; 5931

Critique de Fournet-Fayard, Thermalisme et psychiatrie (thèse). Concours médical, 20 novembre 1971, 47 ; 7682

Critique de Anthony & Koupernik, L’Enfant dans la famille. Concours médical, 27 novembre 1971, 48 ; 7909

Critique de Rabot, Aspects de l’autisme (thèse). Concours médical, 4 décembre 1971, 49 ; 8151

L'Hystérique et le praticien. Paris, Laboratoires Hoechst, coll. ‘in vivo’, décembre 1971, 30 ; [16 p.]

(avec D.J. Duché, M.-C. Debienne, J.-C. Rocaud) « Une nouvelle benzodiazépine, le Lorazépam ». Revue de médecine, 13 décembre 1971, 43 ; 2829-2840

« L’orphelin et le fantôme du parent disparu ». Revue de Neuropsychiatrie infantile, janvier 1972 ; 9-13

L’adolescent et la marihuana (participation au forum). Concours médical, 18 mars 1972, 12 ; 2168-2176

« De la belle aube au triste soir ». Editorial du Concours médical, 1er avril 1972, 14 ; 2589-2590

« Pourquoi le dos des jeunes femmes ? Ou la dorsalgie inconnue ». Participation au forum. Concours médical, 10 juin 1972, 24 ; 4657-4663

« Pour la déclaration des causes de décès ». Participation au forum. Concours médical, 8 juillet 1972, 28 ; 5258-5262 et 15 juillet 1972, 29 ; 5342-5346

« Robes rouges & blouses blanches ». Editorial du Concours médical, 28 octobre 1972, 43 ; 7007-7008

« Affectivité, dépression, anxiété ». Spéciale Ovale, Pfizer, février 1972 ; 3-15

« Les enfants d’enseignants à la Clinique de Psychiatrie infantile à Paris et à Rome ». Revue de Neuropsychiatrie Infantile, février 1972, 2 ; 167-197

(avec R. Marteau et J. Rocaud) « Etude comparative des modifications du sommeil induites par 2 dérivés benzodiazépiniques ». Le Journal des Agrégés, avril 1972, 5, 4

Articles in Encyclopédie Internationale des Sciences & des Techniques, 1972 : Psychose, Psychothérapie, Psychopathie

« Un psychothérapeute à Bicêtre sous Louis-Philippe, François Leuret ». Proceedings of the XXIII International Congress of the History of Medicine, London, 2-9 September 1972 ; 152-155

(avec M. Lequesne) « Psychalgies et médicaments psychotropes ». L’Actualité rhumatologique 1972 présentée au praticien… sous la direction de S. de Sèze. Paris, L’Expansion, 1973 ; 173-184

« Que peut-on faire pour les malades atteints de cancer secondaire des os ? ». L’Actualité rhumatologique 1972 présentée au praticien… sous la direction de S. de Sèze. Paris, L’Expansion, 1973 ; 303-344

Réflexions sur le phénomène de dépersonnalisation. Critique de thèse. Concours médical, 3 février 1973, 5 : 848

« Ni clochards, ni P.D.G. ». Editorial du Concours médical, 30 juin 1973, 26 ; 4605-4606

« Le bec de perroquet ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd ». Editorial du Concours médical, 8 décembre 1973, 49 ; 7453-7454

(avec M. Lequesne) « Le préalable psychiatrique à l’indication d’arthrodèse lombaire ». Revue du Rhumatisme, décembre 1973, 12 ; 721-725

(avec M. Lequesne) « Psychalgies et médicaments psychotropes ». Ouest médical 1973, 26, 3 ; 291-299

(avec M. Lequesne) « Psychalgies et médicaments psychotropes ». Les Cahiers de Médecine, mai 1973, 5 ; 349-356

« Médecine socialisée et psychiatrie privée ». Psychiatries, mai-juin 1973, 9 ; 48-51

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« Réponse à tout ». Editorial du Concours médical, 7 septembre 1974, 30 ; 4355-4356

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« Désaveu de paternité ». Editorial du Concours médical, 24 mai 1975, 21 ; 3545-3546

[avec M. Bidart et G. Mahuzier] « Prennent-ils leurs médicaments ? ». L’Evolution psychiatrique 1975, 40, 2 ; 327-335

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« Morale médicale, clinique psychiatrique ». Concours médical 1975 ou 1976 ?

« L’angoisse et le poète, essai psychanalytique sur Mallarmé ». Prespectives psychiatriques 1975 ou 1976 ?

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(avec Danielle Gourévitch) « Eugène Hugo et le docteur Esquirol ». Rivista di Storia della Medicina 1976, 20, 1 ; 9-50

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« Petite histoire d’O ». Éditorial du Concours médical, 3 avril 1976, 14 ; 2035-2036

« Louis-Philippe n’était pas fou ». Éditorial du Concours médical, 29 mai 1976, 22 ; 3179-3180

« Un accident du travail ». Éditorial du Concours médical, 25 décembre 1976, 47 ; 7531-7532

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Critique de Guelfi, Éléments de psychiatrie. Perspectives psychiatriques, septembre 1977, III, 62 ; 249

Critique de Veil, Beauchesne, Barat, L’École folle. Perspectives psychiatriques, septembre 1977, III, 62 ; 250

Critique de Carloni et Nobili, La mauvaise mère. Perspectives psychiatriques mai 1978, II, 66 ; 187

(avec S. de Sèze et Cl. Guérin) « Diagnostic des dorsalgies », in : Le diagnostic en rhumatologie. Paris, Masson, 1978 ; 232-242

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« Aux mânes d'Henri Ey ». Perspectives psychiatriques, 1978, 16, 65 ; 5-6

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(avec Danielle Gourévitch) « Chronique anachronique. VII. Phobies ». L'Évolution psychiatrique, 47, 1982, 888-893.

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« Bon pour pouvoir ». Editorial du Concours médical 1983, 105, 15 ; 1551

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« Victor Hugo, expert psychiatre» L'Évolution psychiatrique, 48, 4, 1983; 1115-1120

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« De la bouche des enfants ». Editorial du Concours médical 1983, 105, 24 ; 2705

« Qui soignera le divin marquis? Documents inédits sur les conflits de pouvoirs entre directeur et médecin à Charenton en 1812 ». Perspectives psychiatriques 1984, 96, II ; 85-91

(avec Jean-Pierre Soubrier) « Recherches aux archives de la préfecture de police sur les origines de l'infirmerie spéciale ». Perspectives psychiatriques 1984, 96, II ; 129-136

« Le pornographe de Madame la Dauphine ». Synapse, 1984, 3 ; 62-66

« Deux placements d'aliénés en Lorraine au temps du Consulat » L'Évolution psychiatrique, 49, 3, 1984; 895-898

(avec Cyrille Koupernik) « La psychiatrie soviétique ». Revue des Études Slaves 1985, 57, 2 ; 325-331

Critique de Gerald N. Grob, Mental Illness and American Society 1875-1940, dans Revue d’histoire des Sciences 1985, XXXVIII, 2 ; 175-176

« La démarche comparative en psychiatrie ». Colloque ‘La comparaison en sciences humaines et sociales’, Lausanne, 23-24 mai 1985. Revue européenne des sciences sociales 1986, XXIV, 72, Genève, Droz ; 141-147

« Défense et illustration de la loi de 1838 ». Psychiatrie du médecin, avril 1986, 29 ; 42-46

« A propos de Tolérance, Éthique et Psychiatrie ». Psychiatrie française, janvier-février 1987, 1 ; 98 [démission le 17 octobre 1986 du Syndicat des psychiatres français, en réaction à l’article paru dans le n°17, 4

Dictionnaire Napoléon, sous la direction de Jean Tulard : articles « Coulmiers » (p.541), « Esquirol » (p.695-696), « Pinel » (p.1335). Paris, Fayard, 1987; 1767 p.

« Cherchez ailleurs ». Concours médical, 28 novembre 1987, 109, 40 ; 3865

« La famille des Iatrides ». L’Evolution psychiatrique 1988, 53, 3 ; 747-748

« Vitalité de la loi de 1838 ». Histoire des Sciences Médicales, 1988, 22, 2; 175-180

« L’Infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Police. L’application de la loi du 30 juin 1838 et les circuits médico-judiciaires de Paris et de sa région ». AMP 1988, 146, 9 ; 883-888

« Noblesse oblige ». Concours médical, 21 mai 1988, 110, 20 ; 1681

« La guerre des trente-neuf heures ». Éditorial du Concours médical, 24 décembre 1988, 110, 44 ; 4031

12 mars 1988 : participation à la Journée de l’Hôtel-Dieu sur la PHC

« La psychiatrie sous l'Empire ». Histoire des Sciences Médicales, Paris, 1989, 23; 27-32 [séance du 22 octobre 1988 consacrée à l’essor de la médecine et des professions de santé sous le Premier Empire]

« Un Grec, un Prussien, une Française, deux Français ». L'Evolution psychiatrique, 54, 3, 1989 ; 669-670

« Le Théâtre des fous : avec Sade, sans sadisme ». L'Evolution psychiatrique, 54, 4, 1989 ; 869-874 [pp. 95-102 de : Petits et grands théâtres du marquis de Sade, présenté par Annie Le Brun (catalogue d'exposition). Paris, Art Center, 1989]

« La psychose hallucinatoire chronique, diagnostic de sortie ? ». in La psychose hallucinatoire chronique (sous la dir. d’Henri Grivois), Coll. Histoire et psychiatrie de l'Hôtel-Dieu. Paris, Masson, 1989 ; 135 p.

« Égalité, confraternité ». Le Concours médical, 15 avril 1989 ; 1247

« Des conséquences politiques de la sonorisation d’une consonne sourde ». Synapse, mars 1989, 52 ; 3-4

« Marat dans la fosse aux lions ». L’Evolution psychiatrique 1990, 55, 2 ; 399-400

« Vert, blanc, rouge : histoire d'une monomanie instinctive en 1989 », pp. 109-115 ; " Conclusion ", pp. 139-140. In Les monomanies instinctives, funestes impulsions (sous la direction d'Henri Grivois), Collection Histoire et psychiatrie de l'Hôtel-Dieu. Paris, Masson, 1990; VIII-140 p.

(avec D. Gourevitch) « Charles Durand, Charles Daremberg et Gérard Marchant : le malade, l'historien de la médecine et le psychiatre ». Gesnerus, 47, 1990 ; 149-159.

(avec D. Gourevitch) « Charles Durand, encore lui ! ». Gesnerus, 47, 1990, 347-350.

« Pinel père fondateur, mythes et réalités ». L'Evolution psychiatrique, 56, 3, 1991 ; 595-602

(avec D. Gourevitch) « La folie d'Eugène ». Correspondance de Victor Hugo, Paris, Collection "Bouquins", t. II, ed. J. Gaudon, 1991, 755-783.

« Poètes romantiques et psychotiques régicides », pp.31-41. In Psychose naissante, psychose unique ?, sous la direction d'Henri Grivois. Collection Histoire et psychiatrie de l'Hôtel-Dieu. Paris, Masson, 1991

« La folie d'Eugène Hugo » (en collaboration avec Danielle Gourevitch), pp. 755-783. In Victor-Hugo, Correspondance familiale et écrits intimes, H, 1828-1839, édition établie sous la direction de Jean Gaudon. Paris, Robert Laffont, collection Bouquins, 1991.

« Esquirol clinicien », In: L'approche clinique en psychiatrie. Histoire, rôle, applications (sous la direction de Pierre Pichot et W. Rein). Paris, Delagrange/Synthélabo, Les empêcheurs de penser en rond, 1992; 41-46

« Le syndrome de Xanthippe ». in Autonomie et automatisme dans la psychose (sous la dir. d’Henri Grivois), Coll. Histoire et psychiatrie de l'Hôtel-Dieu. Paris, Masson, 1992 ; 153 p. ; 115-119

« Le parricide bicéphale ». Perspectives psychiatriques 1992, 34 ; 203-206

[avec Cyrille Koupernik] « Psychiatrie soviétique. Courants idéologiques et transgression politique ». Nouvelle revue d’ethnopsychiatrie 1992, 19 ; 73-80

« Du domaine de la psychiatrie ». In Maladie et maladies. Histoire et conceptualisation (Mélanges en l'honneur de Mirko Grmek), édition préparée par Danielle Gourevitch. Genève, Droz, 1992 ; 319-332.

" François Leuret à Bicêtre : le transfert vers 1840 ", pp. 103-108. In Le souci de l'être. Paris, GRAPP, 1992

Analyse de « Citoyen fou (Le), sous la dir. de Nathalie Robatel. Préf. par Dominique Lecourt. Introd. par Nathalie Robatel (Paris, PUF, 1991), (6)-298 p., annexes. Nouvelle Encyclopédie Diderot ». Revue d’Histoire des Sciences 1993, 46, 1 ; 108-109

« La Phrénologie». Vèmes rencontres de Rouffach « Histoire et psychiatrie ». Centre Hospitalier de Rouffach, 29 octobre 1993

Société de psychiatrie franco-russe, 5 novembre 1994, exposé sur « les voyages de psychiatres français dans l’empire des tsars »

« Les Annales médico-psychologiques sous Pétain ». Perspectives psychiatriques, 1995, 46, 1 ; 27-31

« Naissance d'une spécialité médicale. Naissance de la psychiatrie en France » In : Histoire de la médecine: leçons méthodologiques (sous la direction de D. Gourévitch). Paris, Ellipses, 1995; 124-129

Présidence d’une séance de la Journée de l’Evolution psychiatrique, Saint-Maurice, juin 1995

« Le printemps de l'an III ». Histoire des Sciences Médicales, 1996, 30 ; 179-180

« Voyages. Introït ». L’Evolution psychiatrique 1996, 61, 3 ; 569-570

« Brève histoire de l'internement arbitraire ». Perspectives psychiatriques 1996, 35, 4 ; 325-329

(avec le professeur Michel Lequesne) « La composante psycho-somatique de la coxarthrose ». Journées de ‘Synoviale’, 20-21 septembre 1996

« La psychiatrie russe aujourd’hui ». Perspectives psychatriques 1997, 36, 5 ; 411 [faisant suite au colloque franco-russe, Hôpital Esquirol]

« Edouard Toulouse et les idées de son temps ». Colloque Edouard Toulouse, février 1997

« L’atlas du phrénologue ». Colloque consacré à la représentation de la maladie, organisé par le Dr Lile, Toulouse, novembre 1997 [ou « La phrénologie, atlas du cerveau »]

Conseiller technique de Paule Noëlle, ex-sociétaire de la Comédie française, pour son rôle de Bella dans ‘Obsessions’ de l’Anglais Hankinson, au théâtre Daunou [cf. « La folie au théâtre ». Perspectives psychiatriques 1998, 37 ; 228]

« La psychiatrie russe vue par les voyageurs et psychiatres français ». Exposé, Saint-Pétersbourg, mai-juin 1998

Analyse de Georges Lantéri-Laura, « La chronicité en psychiatrie ». Perspectives psychiatriques 1998, 37 ; 225

(avec Danielle Gourévitch) « Le phrénétique chez Augustin », dans Augustin prédicateur (395-411). Actes du colloque international de Chantilly (1996). Paris, Goulven Madec éd., 1998 ; 505-517.

Préface de « E. Esquirol, Des maladies mentales » et présentation de son « Atlas ». Coll. Textes fondateurs de la psychiatrie française. Privat, 1998

« Victor Bertrand (1915-1998) ». L’Information psychiatrique, octobre 1998, p.830

« De Nicolas Ier à Nicolas II, psychiatrie russe et aliénistes français ». Hôpital du Bon Sauveur, 16 décembre 1998

« L’autiste » (éditorial) La Lettre de l’Amicale n°7, Hiver-Printemps 1998-1999

« Origines de la psychiatrie en métropole ». Journées du cent cinquantenaire de la psychiatrie en Guadeloupe, hôpital Montéran à Saint-Claude (Guadeloupe), 1er février 1999

Journée en l’honneur d’Etienne Trillat et ses études sur l’hystérie. Hôpital de Maison-Blanche, 16 avril 1999

« Un siècle d’évolution de la pratique psychiatrique ». Hôpital psychiatrique de Rouffach, 6 septembre 1999

(avec Danielle GOURÉVITCH) « Maupassant et le Livre de la Loi ». Histoire des Sciences Médicales, 1999, 33, 2; 129-133

« Esquirol clinicien », in L’approche clinique en psychiatrie (Pierre Pichot et Werner Rein dir. Le Plessis-Robinson, Les Empêcheurs de penser en rond, 1999 ; 79-92

« Retour d’Elbasan ». La Revue administrative, Juillet-août 1999, 310 ; 403-406 [séjour en mai-juin en Albanie, Préfecture d’Elbasan, auprès de réfugiés du Kosovo. Comité d’Aide Médicale « Parrainage sans frontières »]

« Complexe d’Hippocrate et serment d’Œdipe ». XIXe journées de la société L’Information psychiatrique, 29 septembre 2000. L’Information psychiatrique 2000, 76, 10 ; 1135-1142

« La protection des majeurs vue par le médecin commis par le juge des tutelles ». Synapse 2000, 170 ; 13-17

« Sermon d’Hippocrate à poutres apparentes ». Synapse 2000 (?) [examen critique des altérations qu’inflige au texte du fameux serment la langue de bois du jour]

Compte-rendu du livre de Bernard Forthomme, De l’acédie monastique à l’anxio-dépression. Histoire de la transformation d’un vice en pathologie, Sanofi-Syntelabo, Paris, 2000. Perspectives psychiatrique, décembre 2000, 39, 5 ; 421-422

« La protection des majeurs vue par le médecin commis par le Juge des Tutelles ». La Revue administrative ???? , 314 ; 187-193

« Un livre : Je crie ma colère, de Véronique Vasseur. Paris, 2000, Le Cherche-Midi, 202 p., 98 f.». La Revue administrative ???? , 314 ; 222

« Naissance de la maladie mentale ». La Revue du Praticien, 12 novembre 2001, "Spécial Cinquantenaire".

« Le concept de la maladie mentale », La Revue du Praticien, novembre 2001, 18 (n° spécial) ; 2015-2018

« Lettre en guise de préface » au livre de Gilles Seban, Création artistique et figuration délirante. L’Harmattan, 2001

« Histoire psychiatrique du mensonge des uns et des autres en France ». Perspectives psychiatriques janvier-février 2002, 41, 1 ; 5-7

« Citoyenneté, identité, identification ». La Lettre de Psychiatrie Française, juin 2002, 116 ; 1, 3

« L’Heur de l’Euro ». La Revue administrative, mai-juin 2002, 327 ; 332

7 mai 2002, conférence sur l’expertise psychiatrique judiciaire : « De la guillotine à l’injonction thérapeutique ». CMME, Pr. Julien Guelfi, Hôpital Sainte-Anne

« Psychiatrie et histoire de la médecine ». Histoire des Sciences médicales, 2003, 37, 3; 399-400 [Centenaire de la SFHM]

[avec Cyrille Koupernik] « La psychiatrie russe avant 1917 et après ». Slavica occitania 2004, 18 ; 17-37

« La génétique de Zola, le retour atavique ». Zola et les historiens. Bibliothèque Nationale de France, 2004 [Commémoration du centenaire de la mort d’Émile Zola, Palais de la Découverte, 8 janvier 2003]

« Le traitement en France du délinquant présentant des troubles mentaux ». Perspectives Psychiatriques 2005, 44, 3 ; 178-181

« Les aliénistes au procès de Gorgoulof ». AMP 2005, 163, 3-4 ; 302-304

« Obsession-impulsion infanticide ». Histoire des sciences médicales, 2006, 40, 3; 293-296

« Le réformateur est-il un malade psychiatrique ? ». La Revue administrative Janvier 2007, 355 ; 12-15 [Communication donnée à la journée d’études L’État et la réforme, organisée par l’Institut français de science administrative au Conseil d’État, le 30 juin 2006]

« La violence du gendarme couché ». La Revue administrative ????, 363 ; 236-239 [Communication donnée à la journée d’études L’État et la violence, organisée au Conseil d’État, le 23 juin 2007]

« Psychanalyse de l’enfant et pédopsychiatrie en Russie, de Lénine à nos jours par les Drs Pavel V. Katchalov, Eugène V. Makouchkine et Victoria A. Potapova ». Histoire des sciences médicales, 2010, 44, 4 ; 319-329

[Architecture pour les fous - Le traitement moral dans l’architecture psychiatrique du XIXe siècle (avec Pierre-Louis Laget ; Jean-Michel Leniaud ; Donato Severo ; Caroline Soppelsa]. 1er Festival de l’histoire de l’art, Fontainebleau, 27-29 mai 2011

article « HYPOCONDRIE », Encyclopædia Universalis, s.d.


Voir aussi : Jean Garrabé, « Michel Gourevitch (1930–2015) ». L'Évolution Psychiatrique 2016, 81, 2 ; 507-509 et « In memoriam – Michel Gourevitch (1930–2015) ». Annales médico-psychologiques 2016, 174, 3 ; 180-181


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