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François HEBRÉARD
Flayosc (Var) 21 mars 1775 / Paris 2 juillet 1818

Chirurgien, docteur en médecine, responsable du premier service de traitement des fous de Bicêtre.

Après trois ans passés dans le service de santé des armées, Hebréard se forme à la chirurgie à Bicêtre et à la Salpêtrière de l'an V à l'an IX, avant d'être nommé au concours chirurgien en second de l'hospice de Bicêtre le 8 germinal an IX (29 mars 1801).

Parallèlement, il a entrepris des études à l'Ecole de médecine de Paris, et le 27 vendémiaire an XI (1802), il soutient une thèse de doctorat sur les tumeurs scrofuleuses, dédiée à son maître Philippe Pinel.

En 1806, le Conseil Général des Hospices civils de Paris décide “d'établir le traitement des aliénés dans l'hospice de Bicêtre”. Hebréard, devenu médecin en second, est chargé du nouveau service, qui ouvre le 1er juillet 1807.

En 1812, à la mort de Lanefranque qui avait succédé à Pinel, le poste de médecin en chef de Bicêtre est supprimé : un médecin, César Le Gallois, sera désormais en charge des infirmeries, et Hebréard du traitement des aliénés.

Ce qui fait d'Hebréard le médecin de "Saint-Prix"- nom du service des aliénés de Bicêtre-, et donc l'homologue d'Esquirol, nommé dans le même temps médecin ordinaire pour le traitement des aliénées à la Salpêtrière.

Deux ans plus tard, Hebréard remplace Legallois à la prison de Bicêtre, tout en gardant le service des aliénés. A sa mort lui succède Etienne Pariset.

A la suite de sa dernière publication (posthume) sur "quelques maladies du cervelet, du cerveau et de leurs membranes, recueillies à l'hospice de Bicêtre" (Annuaire médico-chirurgical…, Paris, 1819), on peut lire :

“Une mort prématurée et très-fâcheuse nous a ravi un médecin si recommandable
par ses connaissances et ses qualités privées. On aimait à le voir au milieu des malheureux confiés à ses soins; on prenait des leçons d'humanité en même temps qu'on s'instruisait. Un ancien élève de Bicêtre doit un aveu sincère à sa mémoire : l'administration des hôpitaux a plus d'une fois envoyé dans cet hospice éloigné des élèves internes qui avaient mérité une disgrâce : eh bien! sous la direction de l'excellent docteur Hébreart (sic), l'élève puni trouvait les charmes d'une retraite qu'il regrettait quand il fallait la quitter. ”


Michel Caire, 2008
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