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Léon (Louis) ROSTAN
Saint-Maximin (Var) 6 mars 1791 / Paris 4 octobre 1866

Interne de Philippe Pinel, Léon Rostan est reçu docteur à Paris le 18 mai 1812, avec une thèse sur le charlatanisme.
C'est dans le service de son illustre maître qu'il trouve matière à son principal ouvrage, Recherches sur le ramollissement du cerveau.

A la Salpêtrière, où il se lie d'amitié avec Etienne Georget et Guillaume Ferrus, il exerce pendant près de vingt années les fonctions de médecin interniste.

Le 30 décembre 1818, Rostan, médecin surveillant des élèves de l'hospice de la Salpêtrière et «qui a remplacé successivement et avec un zèle digne d'éloges MM. Pinel et Landré-Beauvais pendant leurs maladies», est nommé médecin adjoint des infirmeries en remplacement d'Augustin-Jacob Landré-Beauvais (1772-1840), démissionnaire pour raison d'infirmités.

“Doué d'un extérieur agréable et d'un esprit cultivé” (Lachaise), il est élu membre de l'Académie de médecine et nommé professeur à la Faculté de médecine de Paris, avec la chaire de clinique médicale à l'Hôtel-Dieu.

Dans son service du vieil hôpital parisien, il accorda au curieux personnage qu'est le baron Dupotet, adepte des théories fluidiques de Mesmer, la possibilité de pratiquer des démonstrations de magnétisme. Ce qui lui vaut quelques critiques dont Lachaise se fait l'écho en 1845 :

Les esprits forts lui font un crime d'avoir "donné" dans le magnétisme, tandis que les vrais croyans lui reprochent d'avoir été un peu trop "facile" dans le choix de ses somnambules, et de s'être laissé trop grossièrement abuser; de telle sorte qu'il n'aurait à cet égard contenté ni les uns ni les autres. Hélas! c'est le sort commun à tous ceux qui, en abordant des sujets nouveaux, cherchent plus à s'instruire pour eux-mêmes qu'à sacrifier à une coterie


Michel Caire, 2008-2010
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