ÉTATS UNIS D'AMÉRIQUE

Américains cités dans
Soigner les fous
Michel Caire, Nouveau Monde, Coll. Histoire des Sciences, 2019

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Les contributions des Américains sont incontestablement les plus nombreuses. Les personnes citées dans notre ouvrage sur l'histoire des traitements médicaux en psychiatrie ne sont pas moins de 250, en presque totalité des hommes de l'art de guérir, mais pas seulement : ainsi apparaissent les noms de quelques patients, tels que Phinéas Gage, Rosemary Kennedy, ...

Harold A. Abramson

John E. Adams

John Adriani

David H. Agnew

Frederick A. Alexander

Gordon Alles

William J. Allexsaht

Renato J. Almansi

Mark D. Altschule

David O. Arnold

Julius Axelrod

Martin W. Barr

George M. Beard

Carl Beck

Luther V. Bell

Nathan D. Benedict

Abram E. Bennett

Frank Berger

Henry J. Berkley

Robert M. Berman

William J. Bleckwenn

Robert G. Bloch

Carlo Bos

Charles Bradley

Richard Brickner

Amariah Brigham

Norman Q. Brill

Barbara B. Brown

Oliver R. Bryant

Henry A. Bunker

Michael S. Burman

Anne E. Caldwell

John J. Cannel

Francis Carmichael Sr

Robert S. Carroll

Louis S. Chase

Clarence O. Cheney

Irvin M. Cohen

Louis H. Cohen

Sydney Cohen

Frank Cole

George H. Collins

Pauline Cooke

Elias S. Cooper

James L. Corning

Alan Cott

Henry A. Cotton

David M. Cowie

Lyman C. Craig

George E. Crane

Josiah Crosby

Barbara J. Culliton

Williams H. Cushing

Walter E. Dandy

Herman C. B. Denber

Edward F. Domino

Edwin J. Doty

Patrick H. Drewry Jr

Pliny Earle

Jacob V. Edlin

Milton Erickson

Cadwallader Evans

William H. Everts

Howard D. Fabing

Henry C. Fairbrother

Temple Fay

John T. Ferguson

Armando Ferraro

Joseph L. Fetterman

Ronald R. Fieve

Stanley Finger

Ladislav Fischmeister

Ernest J. Fogel

Richard H. Follis

Benjamin Franklin

Herbert Freed

Walter J. Freeman

Fritz A. Freyhan

Alexander H. Friedman

Jacob Peter Frostig

Richard E. Frye

Frank Fuller

John F. Fulton

Daniel H. Funkenstein

Phinéas Gage

Thomas Gale

Joshua A. Gilbert

Edwin F. Gildea

Douglas Goldman

William Goodell

Francis C. Grant

John P. Gray

William F. Green

Ferdinand Greifenstein

Roy R. Grinker

F.-H. Gunn

Graeme M. Hammond

William A. Hammond

Ruth F. Harrell

Titus H. Harris

Joseph Hartshorne

George W. Henry

Harold E. Himwich

Leland E. Hinsie

Rebecca J. Hoagland

William E. Holt

Justin M. Hope

Robert E. House

C. H. Hughes

Henry M. Hurd

Richard H. Hutchings

Henry A. Hutchinson

David J. Impastato

Charles T. Jackson

Walter Jacobs

Carlyle F. Jacobsen

Charles H. Jones

Jacob D. Kanofsky

Mihran K. Kassabian

Solomon Katzenelbogen

Abner O. Kellogg

Rosemary Kennedy

Seymour S. Kety

Josef A. Kindwall

George H. Kirby

Daniel H. Kitchen

Ernest S. Klein

Nathan S. Kline

Theophil Klingmann

John C. Krantz

Paul E. Kubitschek

Scott LaMola

Levi C. Lane

James W. Layman

Timothy Leary

Carl E. Lengyel

Nolan D. C. Lewis

Erich Lindemann

Basile Lipetz

Harry P. Loomer

Bernard Ludwig

Max L. Lurie

Benedict Lust

James G. Lyerly

Harold V. Maddox

William Malamud

Wallace Marshall

William McGlothlin

Herbert L. Meltzer

William C. Menninger

Fred A. Mettler

Stanley T. Michael

Silas W. Mitchell

Joseph W. Moore

John D. Moriarty

Charlotte Munn

Maynard Murray

J. Martin Myers Jr

Abraham Myerson

Juan Negrin

Robert H. Noce

Hideyo Noguchi

John Notkin

Theodore M. Odland

William Osler

Humphrey F. Osmond

Robert Ostroff

John P. Parsons

George T. W. Patrick

Linus C. Pauling

Stuart A. Peoples

Carl C. Pfeiffer

Edward Piech

Karen Pilkington

Stanley R. Platman

Philip Polatin

J. Lawrence Pool

Jerry C. Price

Richard C. Proctor

Tracy J. Putnam

Lowell O. Randall

Ambrose L. Ranney

Walter Rapaport

Theophile Raphael

Isaac Ray

Robert H. Reddick

Bernard Rimland

Louise Robinovitch

G. Wilse Robinson

Carl Rogers

Joseph G. Rogers

Ethel Ronzoni

James I. Rooker

Lester H. Rudy

Arthur H. Ruggles

Benjamin Rush

Kenneth Ryan

Arthur M. Sackler

Mortimer D. Sackler

Raymond R. Sackler

Harry M. Salzer

Reuven Sandyk

John C. Saunders

Ilya Mark Scheinker

Arthur L. Scherbel

Paul Schilder

Joseph Schildkraut

Louis S. Schlan

William B. Scoville

Irving J. Selikoff

James G. Shanklin

Edward Shorter

Charles E. Simon

Ernest A. Spiegel

Edward C. Spitzka

Hyman Spotnitz

Marvin Stein

Calvin L. Stevens

James N. Sussex

Judith P. Swazey

Thomas Szasz

Eugene S. Talbot

John H. Talbott

Selden H. Talcott

James S. Tarwater

Thomas Thale

William M. Thallon

T. Gaillard Thomas

Lloyd J. Thompson

George N. Thompson

Esther B. Tietz

Kenneth J. Tillotson

Morris J. Tissenbaum

Klaus R. Unna

Heinrich Waelsch

James W. Watts

H. Wai Werner

James S. Wiener

Benjamin Wiesel

T. B. Wilkerson

David B. Williams

Michael A. Woodbury

Samuel B. Woodward

John G. Wurdemann

Henry T. Wycis

Mary de Young

M. L. Zaphiropoulos

Carlos A. Zarate

Franklin Zaromb

George Zeller

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Harold Alexander Abramson
1899-1980

Né à New York le 27 novembre 1899, mort dans cette même ville le 29 septembre 1980, le docteur John A. Abramson, diplômé du Columbia College en 1919 et docteur en médecine du College of Physicians and Surgeons en 1923, fut l'un des défenseurs du therapeutic LSD. Il convient de noter qu'il était non pas psychiatre, mais allergologue, c'est-à-dire un spécialiste in allergy medicine.

Abramson est en particulier le premier -et l'un des rares- à avoir employé cette substance psychodysleptique dans les cures de désintoxication alcoolique.

Il en fit la promotion dans une conférence intitulée « LSD in Psychotherapy and Alcoolism », donnée le 31 octobre 1965 à la Sixth Emil A. Gutheil Memorial Conference of the Association for the Advancement of Psychotherapy un New York.


[Soigner les fous, page 413, Chapitre Les psychodysleptiques. Le LSD]

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John Edwin Adams
1914-1999

California neurosurgeon and pioneer in use of radioisotopes to study brain functions and disorders, John E. Adams préconise en 1950, après J.S.B. Lindsay, les injections ou infiltrations préfrontales de novocaïne associée au phénol comme alternative aux lobotomies et aux leucotomies.

[Soigner les fous, page 243, Chapitre Les injections intracérébrales pharmacologiques]

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John Adriani
1907-1988

John Adriani, né le 2 décembre 1907, décédé le 14 juin 1988, était un American anesthesiologist and director of anesthesiologiy at Charity Hospilal de la Nouvelle-Orléans.

Il est le co-auteur avec William F. Green [from the Divisions of Psychiatry and Anesthesia, Bellvue Hospital] de : « Effects of anorexia induced by nitrogen inhalation in treatment of psychoses ». Archives of Neurology and Psychiatry 1940, 44, 5; 1022-1030

[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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David Hayes Agnew
1818-1892

David H. Agnew, né le 24 novembre 1818, décédé le 22 mars 1892, est un chirurgien distingué de Philadelphie, et l'un de ces esprits éclairés qui ont rejeté la méthode de traitement de l'idiotie microcéphalique par la craniectomie inventée par le Français Lannelongue.

Sans être lui-même un spécialiste de la question, il se déclare partisan de l’enseignement spécial « tel qu’il est pratiqué avec un grand succès à l’asile de Bicêtre à Paris » [« De l’état actuel de la chirurgie du cerveau d’après la pratique des chirurgiens de Philadelphie ». Annales de psychiatrie et d’hypnologie 1891, 1 ; 328]

Il est par ailleurs l'auteur d'un important ouvrage de chirurgie, The Principles and Practice of Surgery (publié en trois volumes, de 1878 à 1883), fruit d'une longue expérience. .

[Soigner les fous, page 238, Chapitre La craniectomie des microcéphales idiots]

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Frederick A. Duncan Alexander
1908-1983

F.A.D. Alexander, director of anesthesia services at Albany Hospital, est surtout connu pour avoir inventé en 1942 avec son collègue Charles E. Martin un ingénieux outil de réanimation essentiellement pédiatrique de respiration artificielle, le resuscitator.

Il apparaît dans notre ouvrage pour un nouveau traitement de choc de la schizophrénie proposé avec Harold E. Himwich, d'Albany (New York), l'inhalation d'azote.
Cette nouvelle méthode est présentée dans deux articles publiés en 1939 dans The American Journal of Psychiatry :
- « Nitrogen inhalation therapy for Schizophrenia ». The American Journal of Psychiatry 1939, 94 ; 643-655
- « Nitrogen Therapy for Schizophrenia. Preliminary Report on Technique ». The American Journal of Psychiatry 1939, 96, 3].


[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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Gordon A. Alles
1901-1963

Il est généralement admis que la première amphétamine a été synthétisée en 1927 à Los Angeles par le chimiste et pharmacologue Gordon Alles.

Ce nom d'Amphétamine vient de celui de ses dérivés : l'Alpha-Méthyl-PHényl-ÉThyl-AMINE. Elle a été commercialisée sous le nom de Benzédrine.

On doit aussi à G. A. Alles d'importantes recherches sur l'insuline dans le traitement du diabète.

[Soigner les fous, page 349, Chapitre Les amphétamines]

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William J. Allexsaht
1892-1978

William J. Allexsaht était médecin au Gowanda State Hospital, Helmuth (New York), devenu plus tard le Gowanda Psychiatric Center.

En 1938, il fit l'hypothèse que le chlorure de méthylthioninium ou bleu de méthylène pouvait pallier le défaut d'oxydation cellulaire supposé provoquer une accumulation de produits toxiques à l'origine de la forme catatonique de la démence précoce, et que la substance pouvait en être un traitement efficace.

On sait que c’est en étudiant un colorant chimique connu sous ce nom de bleu de méthylène et découvert sept ans plus tôt par son compatriote Heinrich Caro, que le chimiste allemand August Bernthsen synthétisa en 1883 à Heidelberg (Allemagne) la première phénothiazine. Et qu'une autre phénothiazine, la chlorpromazine, produit des effets sur la symptomatologie psychotique identifiés en 1952 à Sainte-Anne (Paris), qui en ont fait le premier neuroleptique, ou antipsychotique.

Même si son hypothèse n'a pas été confirmée, Allexsaht était sur une bonne piste, malheureusement trop tôt abandonnée.

William J. Allexsaht, « The use of methylene blue in the treatment of catatonic dementia praecox patients ». Psychiatric Quartely 1938, 12, 2; 245-252]


[Soigner les fous, page 377, Chapitre Le bleu de méthylène]

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Renato J. Almansi
1909-2000

Aux Etats-Unis, les premiers essais d’Electrofit Therapy sont crédités au neuro-psychiatre new-yorkais David J. Impastato en janvier 1940, en collaboration avec Renato J. Almansi

- « Electrically induced convulsions in the treatment of mental diseases » . New-York State Journal of Medicine, sept. 1940, 40 ; 1315–1316

- « The electrofit in the treatment of mental disease ». Journal of Nervous & Mental Disease, oct. 1942, 96, 4 ; 395–409

- « A study of over two thousand cases of electrofit-treated patients ». New-York State Journal of Medicine, nov. 1943, I ; 2057-2064].

[Soigner les fous, page 200, Chapitre La convulsivothérapie électrique]

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Mark David Altschule
1906-1988

Mark Altschule, né le 16 juillet 1906 à New York City, décédé le 26 août 1988, a été reçu docteur en médecine à l'Université de Harvard, Massachusetts en 1933. Il fera une grande partie de sa carrière, de 1947 à 1968, comme director internal medicine and research clinical physiology au McLean Hospital, Belmont, Massachusetts.

Il a préconisé l'usage thérapeutique de la testostérone dans le traitement de la psychose maniaco-dépressive et de la schizophrénie, à la dose de 25 mg deux fois par jour en combinaison avec une psychothérapie et l’électrochoc :
- (avec K. J. Tillotson) « The use of testosterone in the treatment of depressions ». New England Journal of Medicine 1948, 239, 1036-1038
- Roots of Modern Psychiatry. Essays in the History of Psychiatry, 1957

[Soigner les fous, page 291, Chapitre L'opothérapie testiculaire]

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David O. Arnold
1938-

Arnold, alors à l'Université de Califormie (Santa Barbara), apparaît dans notre étude comme le co-auteur d'une étude rétrospective concernant l’expérimentation médicale du L.S.D. en Californie, entre 1955 et 1961, qui totalise, sur l’ensemble des cobayes (volontaires sains), 24% de médecins et de psychologues.

William H. McGlothlin & David O. Arnold, « LSD revisited : a ten-year follow-up of medical LSD use ». Archiv of General Psychiatry 1971, 24 ; 35-49

[Soigner les fous, page 413, Chapitre Les psychodysleptiques]

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Julius Axelrod
1912-2004

Julius Axelrod du National Institute of Health de Bethesda est avec le pharmacien français Jacques Glowinskile premier à avoir démontré l’effet inhibiteur de la recapture de la noradrénaline par l’imipramine.

[Soigner les fous, page 407, Chapitre L'imipramine]

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Martin William Barr
1860-1938

Né à Wilmington, Delaware, le 17 février 1860, décédé à Middletown, Delaware, le 25 décembre 1938, Martin Barr fut à partir de 1903 superintendent of the Pennsylvania Training School for Feeble-Minded Children at Elwyn.

Afin d'empêcher la reproduction des « dégénérés profonds » de sexe masculin, il a prôné l’ablation « pure et simple » de leurs glandes sexuelles, c'est-à-dire la castration qu'il appelle « asexualisation » [Martin W. Barr, « Some notes on asexualization. With a report of eighteen cases ». Journal of Nervous and Mental Disease 1920, 51, 3 ; 231-241].

Eugéniste déclaré, il est également l'auteur de deux articles parus dans Popular Science Monthly, « Training of Mentally Deficient Children » [August 1898] et « Mental Defectives and the Social Welfare » [April 1899], en 1904 de Mental Defectives. Their History, Treatment, and Training, et, plus inattendu, d'un ouvrage de science-fiction, The King of Thomond. A Story of Yesterday (1907), dont l'un des principaux personnages est the superintendent of a Pennsylvania insane asylum.


[Soigner les fous, page 223, Chapitre La castration chez l'homme]

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George Miller Beard
1839-1883

Né le 8 mai 1839 à Montville, Connecticut, décédé le 23 janvier 1883 à New-York, l’Américain George M. Beard, de New-York est un éminent représentant de la médecine électrothérapique du XIXème siècle, fondateur des Archives of Electricity and Neurology (1874-1976), et le 'père' de la neurasthénie.

La « neurasthénie proprement dite » a porté jadis aux Etats-Unis le nom de Beard's disease, en France celui de « maladie de Beard », qui l'a le premier décrite avec Edwin H. Van Deusen, psychiatre, et popularisé plutôt qu'inventé le terme.
Voir George Miller Beard & A.D. Rockwell, A practical treatise on the medical and surgical uses of electricity. New York, William Wood & Co, 1881 – en 1892 = 8e éd. et la traduction de l’ouvrage de Beard publiée en 1895 par Paul Rodet, Directeur de l’Établissement hydrothérapique d’Auteuil, La neurasthénie sexuelle : hygiène, causes, symptômes et traitement, avec une préface du professeur Fulgence Raymond, de la Salpêtrière ; 183 p. ; 102-109].

En 1873, Beard affirme que l’application des courants électriques peut modifier l’aliénation mentale : ils sont employés par le docteur Bryce dans son asile de l’Alabama pour traiter la manie hystérique, la démence et la « névro-asthénie », et par le docteur A. H. Newth, de l’asile du comté de Sussex : quelle que soit la forme sous laquelle on l’utilise, elle agit comme un tonique stimulant et possède une action neuro-sédative, essentiellement par son effet supposé sur la ‘nutrition’ : la faradisation générale alternera avec la galvanisation centrale ou cérébrale qui améliore l’état nutritionnel du système nerveux. [« The galvanic current applied in the treatment of insanity » et « The Treatment of Insanity by Electricity ». The Journal of Mental Science 1873, 19 ; 79-86 et 355-360]

Auteur de
- (avec Alphonso David Rockwell) A practical treatise on the Medical and Surgical uses of Electricity, 1875
Neurasthenia (Nervous Exhaustion) with Remarks on Treatment
, 1879
- America Nervousness, Its causes and Consequences. A Supplement to Nervous Exhaution (neurasthenia), 1881
A practical treatise on nervous exhaution (neurasthenia). Its symptoms, nature, sequences, treament, 1890


[Soigner les fous, page 75, Chapitre Le traitement électrique de la neurasthénie]

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Carl Beck
1864-1952

En dépit des revendications de priorité de Frank Fuller et de Levi Cooper Lane, Beck considère que Lannelongue reste le pionnier, l'inventeur de la craniectomie en tant que Surgical Treatment of Idiocy microcéphalique [« Craniotomy in microcephalus ». Journal of the American Medical Association, 3 novembre 1894, XXIII, 18 ; 664-670].

Né en Bohème Centrale (aujourd'hui République tchèque) le 26 mars 1864, Beck suit des études de médecine à Prague, où il est reçu docteur en 1889 et pratique dans une clinique gynécologique. De 1898 à 1917, il est professeur de clinique chirurgicale de l'Université de l'Illinois. Il sera le chirurgien to St. Mark's Hospital and the New York German Poliklinik.

Beck est connu pour la bismuth paste à laquelle il a donné son nom, qu'il utilise à partir de 1906 avec son frère Emil pour l'examen radiologique des sinus et le diagnostic des fistules.

Par ailleurs, avec son proche collègue le Français Alexis Carrel (1873-1944), Beck développe une opération qui utilise l'estomac pour remplacer l'œsophage.


[Soigner les fous, page 238, Chapitre La craniectomie des microcéphales idiots]

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Luther Vose Bell
1806-1862

Né le 20 décembre 1806, mort le 11 février 1862, Luther V. Bose fut Superintendent du McLean Asylum près de Boston, Massachusetts, de 1837 à 1855.

Il apparaît dans notre livre pour avoir conduit avec Charles Thomas Jackson, co-découvreur de l’éther, quelques cures d'éthérisation de malades mentaux, ‘furious maniac’, ‘suicidal female patients’, ‘delusions’, avec des résultats contrastés [C. H. Jackson, A manual of etherization. Boston, J.B. Mansfield, 1861, pp.104-107].

Il est l'un des co-fondateurs à Philadelphie en 1844 de l'Association of Medical Superintendents of American Institutions for the Insane (AMSAII) -aujourd'hui American Psychiatric Association- dont il sera le vice président en 1850-1851 puis le président de 1851 à 1855.

[Soigner les fous, page 345, Chapitre L'éther]

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Nathan Dow Benedict
1815-1871

Nathan D. Benedict est né le 7 Avril 1815 à DeRuyter, Madison County, New York, et mort le 30 Avril 1871 à Saint Augustine, St. Johns County, en Floride.

En novembre 1849, Benedict, de l'hôpital Blockley de Philadelphie, est nommé Superintendent de l'asile d'aliénés de l'État de New York (New York State Lunatic Asylum, Utica), en remplacement de Brigham, décédé en septembre. Mais il abandonne ses fonctions en 1852 pour des raisons de santé, et se retire à Magnolia Springs, en Floride où il ouvre un sanatorium. A la fin de la guerre de Sécession, le gouvernement y créé un hôpital pour esclaves récemment libérés, et le Dr Benedict accepte d'y reprendre une activité médicale. Puis il déménage à St. Augustine où il dirige l'hôpital militaire. Il sera ensuite nommé juge du comté de St. Johns, en Floride.

Du temps où il était médecin de l’asile d’Utica, Benedict s’est montré un fervent opposant des saignées, et recourrait dans la manie aiguë à un régime généreux et… au punch à l’eau-de-vie savamment dosé : « In no cases have we found local or general bleedings admissible, but, on the contrary, nutritious diet and brandy punch are generally demanded. We give from half a pint to twelve ounces of brandy a day, and continue it for weeks, as we do in mania-a-potu, the diseases resembling each other in many of their symptoms and post mortem appearances, and admitting of, if not demanding similar treatment ». Dr. Nathan D. Benedict, pp. 22, 23 of Eighth Annual Report of the New York State Lunatic Asylum.]

[Soigner les fous, page 415, Chapitre Les boissons alcoolisées]

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Abram Elting Bennett
1898–1985

C’est en janvier 1940 que Bennett, un praticien du Nébraska inspiré par les travaux de Frank Cole, de Ranyard West, de Michael S. Burman, publie son article sur la prévention par le curare des complications traumatiques dans la thérapeutique convulsivante [« Preventing Traumatic Complications in Convulsive Shock Therapy by Curare ». Journal of the American medical Association 1940, 144, 4 ; 322-324].

L’année précédente déjà, lors de séances de métrazolthérapie (convulsivothérapie au Cardiazol), Bennett employait l’Intocostrin® (Squibb), un alcaloïde de chondrodendron tomentosum. Il semble qu’il s’agisse des premiers essais modernes de curarisation qui ouvriront la voie à son application en anesthésie générale.

Au début d'une séance de sismothérapie ou électroconvulsivothérapie, l’injection intraveineuse d’une solution alcoolique de curare brut détermine l’apparition d’une paralysie de type myasthénique, complète en quelques minutes environ. Ce qui évite que le spasme électrique initial se produise, et réduit l'intensité des convulsions proprement-dites, donc le risque de complications ostéo-articulaires.

La curarisation rend donc l'électrochocthérapie moins dangereuse, et d'autant plus supportable qu'elle est associée à une anesthésie générale. Et lorsque le patient se réveille, l'effet du curare a naturellement déjà disparu.

[Soigner les fous, pages 205 et 206, Chapitre Les convulsivothérapies. Anesthésie et curarisation]

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Frank Milan Berger
1913-2008

Microbiologiste et pharmacologue né le 25 juin 1913 à Plzen en Bohême de l'Ouest [Autriche-Hongrie, plus tard Tchécoslovaquie, aujourd'hui Tchéquie], Frank Berger émigre en Angleterre puis aux États-Unis d'Amérique, où il meurt le 18 mars 2008 à Manhattan [NY].

C’est en étudiant un dérivé du propanediol qu'il constate que la molécule appelée ‘mephenesin’ ou ‘myanesin’ présente à forte dose la particularité de procurer à la fois un relâchement musculaire ou ‘myorésolution’ et un apaisement chez les souris.

Cet effet myorelaxant et tranquillisant est publié en 1946 et 1947 [Frank M. Berger et W. Bradley, « The Pharmacological Properties of alpha, beta-dihydroxy-gamma-)(2-methylphenoxy)-propane (myanesin) ». British Journal of Pharmacology and Chemotherapy, 1946, 1 ; 265-272 et « Muscle-Relaxing Action of Myanesin ». The Lancet 1947, 252 ; 97].

Après s'être installé aux Etats-Unis, Frank M. Berger est recruté par le laboratoire Carter-Wallace, et reprend ses recherches sur la méphénésine avec les chimistes Bernard Ludwig et Edward Piech.

Leurs travaux sont à l'origine de la découverte de l'un des tout premiers et des plus puissants anxiolytiques, le méprobamate. Il est aussitôt breveté fin 1949 par le laboratoire Wallace mais n'est mis sur le marché qu'en 1955, sous le nom de Miltown®, celui de la ville où il est alors produit.

[Soigner les fous, page 416, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Henry Johns Berkley
1860-1940

Né en 1860 à Baltimore, décédé le 6 avril 1940 à l'hôpital général du Maryland, le docteur Henry J. Berkley, psychiatre du John’s Hopkins Hospital, a défendu l'intérêt du bromure de strontium dans le traitement de l'épilepsie, après Charles Féré à Bicêtre et Gaston Deny à la Salpêtrière [voir : « Bromure de strontium dans le traitement de l’épilepsie ». Annales de psychiatrie et d’hypnologie 1893 ; 281-282].

Berkley est par ailleurs l'un de ceux qui ont pratiqué la thyroïdectomie comme traitement de la catatonie. Les dangers de l'ablation partielle de la thyroïde étaient pourtant déjà connus depuis les travaux du Genevois Schiff en 1884. Des sept jeunes malades qu'il opère avec son collègue Richard H. Follis, quatre, à les en croire, en auraient tiré un bénéfice [H.J. Berkley, R.H. Follis, N.M. Owensby, W.K. Schwartz, « An investigation into the merits of thyroïdectomy and thyro-lecithin in treatment of catatonia ». The American Journal of Insanity 1909, 65, 3 ; 415-469].

[Soigner les fous, page 287, Chapitre L'opothérapie thyroïdienne]

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Robert M. Berman
20-21e siècle

R.M. Berman, psychiatre new-yorkais and is affiliated with New York-Presbyterian Hospital-Columbia and Cornell, a dirigé le premier essai contrôlé de la kétamine [ketamine hydrochloride en perfusion] dans la dépression majeure, avec des résultats prometteurs.

Robert M. Berman [Abraham Ribicoff Center Clinical Neuroscience Research Unit of the Connecticut Mental Health Center, New Haven], A. Cappiello, A. Anand, D.A. Oren, G.R. Heninger, D.S. Charney, J.H. Krystal, « Antidepressant effects of ketamine in depressed patients ». Biological psychiatry 2000, 47(4) ; 351-354

[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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William Jefferson Bleckwenn
1895-1965

Bleckwenn est l'un des principaux expérimentateurs de l'amytal sodique, synthétisé en 1923 par Shonle et Moment.

En 1930, il rapporte avoir constaté chez un de ses malades la disparition momentanée d’une stupeur catatonique après injection intraveineuse du produit.
Mais c'est surtout dans le traitement de la psychose maniaco-dépressive qu'il établit les vertus de l'amytal sodique, préférentiellement dans l’épisode maniaque, et dans le traitement des dépressions mélancoliques par « narcose prolongée », de sept jours à trois semaines :
« Sodium amytal in certain nervous and mental conditions ». Wisconsin Medical Journal 1930, 29 ; 693-696
« Narcosis as therapy in neuropsychiatric conditions ». The Journal of the American Medical Association 1930, 95 ; 1168-1171
« Production of sleep and rest in psychosis cases ». Archives of Neurology and Psychiatry 1930, 24 ; 365-375 .

[Soigner les fous, page 361, Chapitre Les barbituriques]

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Robert G. Bloch
20e siècle

Robert Bloch était Professor of Medicine de la Columbia University, New York, puis de l'University of Chicago, Illinois.

En 1954, Robert G. Bloch, après Keller, après Jean Delay puis Harry Salzer, après Maurice Leconte, constate les effets euphorisants de Iproniazide (ou IIH) prescrit comme tuberculostatique chez les tuberculeux pulmonaires [R. G. Bloch et al., « The clinical effect of isoniazid and iproniazid in the treatment of pulmonary tuberculosis ». Annals of Internal Medicine 1954, 40, 5 ; 881-900].

Ces observations de l'effet de l'IIH sur l'humeur sont à l'origine de la découverte d'une importante classe de médicaments antidépresseurs, les Inhibiteurs de la Mono-Amine Oxydase, ou IMAO.

[Soigner les fous, page 404, Chapitre L'iproniazide]

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Carlo Bos
20ème siècle

Carlo Bos, médecin du Department of Psychiatry de la McGill University apparaît dans notre ouvrage pour ses travaux sur le protoxyde d’azote en médecine mentale.

Sur ce sujet, il a publié avec H. Lehmann : « The advantages of nitrous oxide inhalation in psychiatric treatment ». The American Journal of Psychiatry 1947, 104 ; 164-170 et « Studies on psychiatric patients undergoing nitrous oxide treatments ». The Journal of Mental Science 1950, 96, 403; 509-513

Un prix portant son nom, le Carlo Bos Price a été créé en 1991 en la mémoire de cet humane and respected psychiatrist qui a enseigné à de nombreux étudiants en médecine à l'Allan Memorial Institute dont fait partie l'institut McGill.

[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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Charles Bradley
1902-1979

C'est à Bradley, alors médecin à East Providence (Rhode Island) dans le premier hôpital psychiatrique pour enfants du pays [Emma Pendleton Bradley Hospital], que l'on doit les premières études sur l’effet de la première amphétamine, la Benzédrine® -synthétisée en 1927 par Gordon Alles- puis de la Dexédrine® dans divers troubles du comportement des enfants : troubles de l’adaptation, inquiétude, nervosité majeure, activité insolite mais aussi passivité, manque de vitalité, somnolence, dépression, échec scolaire, etc. et pour lui, selon le cas, chacun des deux produits est susceptible de rééquilibrer ou d'éveiller, stimuler l’esprit.

« Behavior of children receiving benzedrine ». The American Journal of Psychiatry 1937, 94 ; 577-585
(avec Margaret Bowen) « Amphetamine (benzedrine) therapy of children’s behavior disorders ». American Journal of Orthopsychiatry 1941, 11 ; 92-103
« Benzedrine and dexedrine in the treatment of children's behavior disorders ». Pediatrics 1950, 5 ; 24-37 Schizophrenia in Childhood.

[Soigner les fous, page 349, Chapitre Les amphétamines]
[Soigner les fous, page 350, Chapitre La ritaline]
[Soigner les fous, page 416, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Richard Max Brickner
1896-1959

Richard Brickner est l’auteur d’une importante communication au Congrès de Londres, où il reprend une observation publiée en 1934 dans Localisation of function in the cerebral cortex.

Voir Leo Davidoff, « RICHARD BRICKNER, M.D. ». American Journal of Psychiatry, avril 2006, 116(2), pp. 191-a–192.

Richard M. Brickner a par ailleurs publié :
« An interpretation of frontal lobe function based upon the study of a case of partial bilateral frontal lobotomy », Research Publications – Association for Research for Nervous end Mental Disease 13 (1932) 259–351
The Intellectual Functions of the Frontal Lobe: A Study Based Upon Observations of a Man After Partial Frontal Lobectomy. New York 1936

Dans un autre domaine, il publie en 1943 Is Germany Incurable ? introductions by Margaret Mead, PH.D., and Edward A. Strecker, M.D. : où le psychiatre, proche de l'anthropologue Margaret Mead, diagnostique chez les Allemands une paranoïa collective (traduit en allemand sous le titre : Ist Deutschland unheilbar?)

[Soigner les fous, page 249, Chapitre La psychochirurgie]

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Amariah Brigham
1798-1849

Brigham, né le 26 décembre 1798 dans le Massachusetts, décédé le 8 septembre 1849 est en 1844 l'un des 13 membres fondateurs de l'Association of Medical Superintendents of American Institutions for the Insane, devenue depuis l'American Psychiatric Association. Après avoir été nommé en 1842 Superintendent [médecin directeur] du New York State Lunatic Asylum qui ouvre à Utica en 1843, Amariah Brigham crée l'année suivante et devient le premier rédacteur en chef de l'American Journal of Insanity, organe de l'association aujourd'hui l'American Journal of Psychiatry. Il est l'auteur de l'intégralité de son premier numéro, qui comprend six articles, une liste des asiles existants aux États-Unis et des notes sur la folie en France : les aliénistes français y sont à l'honneur.

C'est la lecture de l’ouvrage de Moreau de Tours intitulé « Du hachisch et de l'aliénation mentale. Etudes psychologiques », paru en 1845, qui incite Amariah Brigham 1798-1849, aliéniste américain du Lunatic Asylum d’Utica à New York : à la suite de ces premières expériences aux Etats-Unis effectuées avec de la résine qu'il se procure à Calcutta, Brigham se dit satisfait de ce « très énergique remède » : « We regard it as a very energetic remedy, and well worthy of further trial with the insane, and thank M. Moreau for having called attention to its use » [« Review of Moreau de Tours, J. : ‘Du Hachisch et de l’Aliénation Mentale’ ». The American Journal of Insanity 1846, 2 ; 275-281].

Auteur de :
A treatise on epidemic cholera : including an historical account of its origin and progress, to the present period, compiled from the most authentic sources, 1832
Remarks on the influence of mental cultivation and mental excitement upon health, 1833
Observations on the influence of religion upon the health and physical welfare of mankind, 1835
An inquiry into diseases and functions of the brain, spinal cord and nerves, 1840

Voir : Stuhler, L. (2011). Amariah Brigham, M.D. (December 26, 1798 – September 8, 1849) — The first medical superintendent of the New York State Lunatic Asylum at Utica. Social Welfare History Project.

[Soigner les fous, page 304, Chapitre Le hachisch chez les monomaniaques et les hystériques]

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Norman Q. Brill
1911-2001

Le nom de Brill, psychiatre éminent de l’U.S. Army, Professeur émérite de psychiatrie, fondateur et directeur de l'UCLA Neuropsychiatric Institute [University of California Los Angeles], apparaît dans notre livre pour avoir été l'un de ceux qui ont pratiqué des pseudo-électrochocs, c'est-à-dire des électrochoc simulés.

Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé Psychiatry in Medicine

Sur Brill, voir : Robert O. Pasnau, In memoriam. Norman Q. Brill, M.D. Professor of Psychiatry, Emeritus. Los Angeles 1911-2001

[Soigner les fous, page 212, Chapitre Les pseudoélectrochocs et la peur du traitement]

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Barbara Braun Brown
1921–1999

Barbara B. Brown est l'autrice avec H. Wai Werner de la première étude en 1954 ayant établi l’effet psychostimulant et antidépresseur du Mératran, du groupe des dérivés du benzhydrol : « Pharmacologic studies on a new central stimulant, alpha-(2-piperidyl) benzhydrol hydrochloride (MRD-108) ». Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics 1954 Feb; 110 (2) : 180–187.

Les résultats de Brown et Werner seront confirmés l'années suivante par Howard D. Fabing. Bien toléré et efficace dans les dépressions d'intensité modérée, le Mératran a pourtant été rapidement abandonné, au profit des premiers imipraminiques et des IMAO.

Barbara Brown, psychologue et docteur en pharmacologie [University of Cincinnati, College of Medicine, 1950], est surtout connue pour ses travaux sur le biofeedback, terme qu'elle elle-même créé et popularisé lorsqu'elle était Chief of Experiential Physiology Research at the Veterans Administration Hospital in Sepulveda, California.

Elle a enseigné comme Associate Clinical Professor of Pharmacology à l'Université de Californie, Los Angeles et dans le Department of Psychiatry de cette université. Elle est la co-fondatrice et première présidente de la Biofeedback Research Society, aujourd'hui AAPB.

[Soigner les fous, page 404, Chapitre Le mératran]

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Oliver R. Bryant
20ème siècle

Oliver Bryant est l'auteur en 1950 d'un article rendant compte des résultats de l'essai thérapeutique d'un nouvel antihistaminique dans les états maniaques : « Treatment of manic psychoses with antihistamine drugs ». American Practitioner and Digest of Treatment 1950, 1, 2 ; 132

[Soigner les fous, page 378, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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Henry Alden Bunker
1889-1953

H. Bunker est avec George H. Kirby l'un des premiers américains à avoir inoculé selon le procédé d’inoculation de l’agent du paludisme mis au point par le professeur Julius Wagner von Jauregg

Voir C.P. Oberndorf, « Henry Alden Bunker 1889-1953 ». Journal of American Psychoanalytic Association 1953 oct., 1, 4; 757-758

[Soigner les fous, page 175, Chapitre La malariathérapie]

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Michael S. Burman
1901-1975

Burman était praticien dans le service du Dr Harry D. Sonneschein à l'Hospital for Joint Diseases, New York lorsqu’il a publié ses travaux qui ont inspiré les essais de prévention des complications traumatiques dans la thérapeutique convulsivante par la curarisation d’Abram Elting Bennett.

On a notamment de lui :
« Clinical experiences with some curare preparations and curare substitutes ». Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics June 1940, 69, 2; 143-148.

[Soigner les fous, page 205, Chapitre La conculsivothérapie. Anesthésie et curarisation]

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Anne E. Caldwell
20e siècle

A.E. Caldwell, M.D., publie en 1970 un ouvrage, Origins of psychopharmacology : from CPZ to LSD [Springfield, XIV-225 p.], qui est un panégyrique partial de l’œuvre d'Henri Laborit où les psychiatres de Sainte-Anne sont accusés de lui en avoir dérobé le mérite, suivant les procédés en usage dans la « jungle académique » de notre vieille Europe.

L'étude conduite sous l'égide du National Research Council on Brain Sciences par Judith P. Swazey, spécialiste de l’histoire des sciences, rétablira la vérité, rendant à chacun ce qui lui revient.

A.E. Caldwell avait précédemment publié :
Psychopharmaca : a bibliography of psychopharmacology, 1952-1957 compiled for the Psychopharmacology service center, National institute of mental health, National institutes of health. Washington, Psychopharmacology service center éd., 1958; III-258 p.

Elle écrira ensuite :
- History of psychopharmacology. In W. G. Clark & J. del Giudice (Eds.), Principles of psychopharmacology. New York, Academic Press, 1978; pp. 9–40

- "The Golden Age of Psychopharmacology," Chapter 6 in Origins of Psychopharmacology. Illinois: Charles C. Thomas .


[Soigner les fous, page 382, Chapitre La naissance de la psychopharmacologie]

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John Jacob Cannel
1948-

L'un des principaux chercheurs sur l'effet de la vitamine D ou calciférol dans l’autisme, dont les premiers travaux ont été publiés en 2008.

[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines A et D]

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Francis A. Carmichael Sr
ca1872-1952

Le Dr. Francis A. Carmichael Sr., président de la Kansas Medical Society de 1925 à 1926, ancien président de la Kansas-Missouri Neurological Association, est décédé le 21 janvier 1952 à Kansas City, à l'âge de 80 ans. Diplômé de la Northwestern University School of Medicine, il exerce la psychiatrie dans le privé à Goodland en 1904, avant d’être nommé en 1913 Superintendent à l'Osawatomie State Hospital et de l'hôpital d'État St. Joseph, Missouri. Il est devenu consultant au Missouri Eleemosynary Board en 1936 et exerce à partir de 1941 à la St. Institution Joseph [Journal of the Kansas Medical University, 1952].

Carmichael a pratiqué des cures de démence précoce par la méthode promue dans les années 1920 par l’Américain Robert S. Carroll consistant à provoquer artificellement une méningite aseptique.

Il a rendu compte de son expérience dans un article publié avec Paul E. Kubitschek : « Experimental aseptic meningitis ». The American Journal of Psychiatry 1928, 85 ; 97-135

[Soigner les fous, page 245, Chapitre La méningite aseptique]

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Robert Sproul Carroll
1869-1949

Né le 18 février 1869 à Cooperstown, Pennsylvanie, décédé le 26 juin 1949, R. S. Carroll, psychiatre, exerçait au Highland Hospital d’Asheville en Caroline du Nord : il s'agit une maison de santé privée spécialisée dans les troubles nerveux et mentaux, fondée en 1904 et installée en 1909 dans une très belle propriété, la Rumbough House, dont il fera don en 1939 à la Duke University.

C'est très vraisemblablement dans ce Dr. Carroll's Sanitarium que Robert S. Carroll a mis au point sa technique : il est l'inventeur de la cure qui porte son nom, consistant en l’injection intra-rachidienne de sérum artificiel pour déterminer une vive réaction méningée, une méningite aseptique. Par la stimulation du système nerveux, il s'agit d’obtenir l’amélioration de la démence précoce.

Carroll disait avoir amélioré 35 schizophrènes sur 49 traités. La publication de ces très bons résultats, en un temps où les traitements antipsychotiques biologiques étaient indigents, inspirera quelques autres praticiens, en Italie, au Canada, aux Etats-Unis.

[« Aseptic meningitis in combating the dementia præcox problem ». New York Medical Journal 1923, 68 ; 407-411 et avec Everett S. Barr, R. Grant Barry, David Matzke, « Aseptic meningitis in the treatment of dementia præcox ». The American Journal of Psychiatry 1925, 81, 4 ; 673-703],


[Soigner les fous, pages 244-245 , Chapitre La méningite aseptiques]

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Louis S. Chase
20ème siècle

Louis Chase, M.D. Professor of Psychoanalytic Psychology, Boston University Graduate School, praticien du Worcester State Hospital dans le Massachusetts, a conduit un essai thérapoeutique consistant en l'administration de hautes doses de vitamine B1 (thiamine ou aneurine) à ses malades schizophrènes : Chase ne constate ni effets secondaires, ni effet thérapeutique [« Effects of Vitamin B1 in Schizophrenia ». The American Journal of Psychiatry 1939, 95 ; 1035-1038].

[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines B]

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Clarence O. Cheney
1887-1947

Le docteur Cheney, né le 10 juillet 1887 à Poughkeepsie, N.Y., medical director emeritus of the New York Hospital Westchester Division, White Plains, N.Y., professor of clinical psychiatry in Cornell University Medical College, consulting psychiatrist to the New York Hospital, meurt le 4 novembre 1947 à New York.

Il est avec Patrick H. Drewry jr. le défenseur dans les années 1930 du « traitement non-spécifique » de la psychose, qui est l’ensemble des méthodes opportunistes comprenant travail physique et professionnel, hydrothérapie, dépistage des troubles somatiques chroniques ou récidivants et leur traitement local, dentaire, gynécologique, etc. ou général.

On en rapprochera la « méthode Baruk », du nom u neuropsychiatre français Henri Baruk, qui associe mesures « hygiéniques », traitement « étiologique », sociothérapie et soutien psychothérapique, quand ce n'est pas l'expectation.

La comparaison avec les traitements « spécifiques » de l’époque, cardiazol et insuline montre que leurs propres résultats ne sont pas nettement inférieurs et présentent l’avantage majeur de pouvoir être prolongés sur les mêmes bases.

[« Results of Non-Specific Treatment in Dementia Praecox ». The American Journal of Psychiatry 1938, 95, 1 ; 203-217]. Voir : J.H. Wall, « Clarence O. Cheney, M.D. 1887-1947 ». Archives of Neurology & Psychiatry 1948, 59(1); 118-120


[Soigner les fous, page 280, Chapitre Les mesures hygiéniques et la contemplative abstention]

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Irvin M. Cohen
1922-2019

Irvin M. Cohen, psychiatre de Houston, Texas, est né à Birmingham, Alabama et décédé le 7 septembre 2019 à Savannah, Georgia.

Il est l'un des premiers expérimentateurs avec son collègue Titus H. Harris et le docteur James N. Sussex du chlordiazépoxide, un dérivé de la famille des quinazolines qui devient le chef de file d'une nouvelle classe de psychotropes, les benzodiazépines, médicaments anxiolytiques ou tranquillisants mineurs. Leurs résultats sont publiés en mars 1960 dans le Journal of the American Medical Association. Le chlordiazépoxide est commercialisé sous le nom de Librium®.

Le docteur Cohen, qui s'est beaucoup intéressé à la psychopharmacologie, est aussi l'un des premiers utilisateurs de la chlorpromazine sur le continent américain, et plus tard du lithium dans la psychose maniaco-dépressive, aujourd'hui trouble bipolaire. Il a été professeur au Baylor College of Medicine, à la faculté de médecine de l'Université du Texas à Houston et à l'University of Texas Medical Branch à Galveston.

[Soigner les fous, page 418, Chapitre Les benzodiazépines]

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Louis H. Cohen
20ème siècle

Louis H. Cohen, Assistant au Guy's Hospital de Londres, England en 1934-1935 et Senior Research Psychiartrist au Worcester State Hospital de 1935 à 1939, directeur du Manteno State Hospital dans l'Illinois puis médecin directeur du Norwich State Hospital à partir d'octobre 1940.

Il a également enseigné comme professeur adjoint de psychiatrie à l'Université de l'Illinois College of Medicine en 1939-1940, et comme professeur agrégé, Université du Connecticut à partir de 1941.

Louis H. Cohen apparaît dans notre livre pour avoir publié avec Thomas Thale et Morris J. Tissenbaum le récit d'un choc à l’acétylcholine. Et leur description de la crise acétylcholinergique est très impressionnante : le malade s’assoit, le visage rouge, présente quelques mouvements de déglutition et de toux avec respiration irrégulière puis s’écroule sans connaissance, avec arrêt du cœur, mydriase, hyperréflectivité tendineuse et signe de Babinski. En moins d’une minute, raideur en opisthotonos, lacrymation, apnée, déviation conjuguée des yeux avec peau froide et moite. Une trentaine de secondes plus tard, retour du pouls, tachypnée, retour de la conscience.

Les auteurs concluent que dans le traitement de la schizophrénie, la méthode est brutale et dangereuse, mais aussi inefficace. Même si d'autres psychiatres rapportent des succès, et qu'aucun accident grave n'ait jamais été signalé.

[« Acetylcholine treatment of schizophrenia ». Archives of Neurology and Psychiatry 1944, 51 ; 171-175].


[Soigner les fous, page 214, Chapitre Le choc acétylcholinique]

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Sydney Cohen
20ème siècle

Auteur d’une méta-analyse sur les ‘oniro-analyses’ sous LSD, publiée en 1960, qui répertorie 44 prescripteurs, 5.000 patients, 25.000 prises d'acide lysergique.

- B.G. Eisner, S. Cohen, « Psychotherapy with lysergic acid diethylamide ». Journal of Nervous and Mental Disease 1958, 127; 528-539
- S. Cohen, « Lysergic acid diethylamide. Side effects ans complications ». Journal of Nervous and Mental Disease 1960, 130; 30-40
- S. Cohen, A. Edward, « LSD and organic brain impairment ». Drug Dependence 1969, 2; 1-4
- S. Cohen, Drugs of hallucination, the LSD story. U.K., Paladin Ed., 1965-1970
- W. H. MacGlothlin, S. Cohen, M. MacGlothlin, « Long lasting effects of LSD on normals ». Journal of Psychedelic Drugs 1970, 3, 1; 20-81
- S. Cohen, « LSD : the varieties of psychotic experience ». Journal of Psychedelic Drugs 1985, 17, 4; 291-296.

[Soigner les fous, page 413, Chapitre Les psychodysleptiques]

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Frank Cole
1909-1982

Né le 24 novembre 1909 à New Haven, Connecticut, décédé le 4 avril 1982, Frank Cole est un médecin anesthésiste inventeur d'une sonde pour anesthésie endotrachéale pédiatrique qui porte aujourd'hui son nom, The Cole Tracheal Tube.

Il est par ailleurs l'auteur de deux articles importants sur le curare, qui ont inspiré les recherches d'un praticien du Nébraska du nom d’Abram Elting Bennett, qui ont permis d'établir l'intérêt du produit dans la prévention des complications traumatiques dans la thérapeutique convulsivante.
- F. Cole, « The Use of Curare in Anesthesia. A Review of 100 Cases », Anesthesiology Jan. 1945, 6; 48–56
- F. Cole, « A new lethal dose of curare with some observations on the pathology produced by large doses ». Anesthesiology, 1946, 7; 190–197

[Soigner les fous, page 205, Chapitre L'électroconvulsivothérapie. Anesthésie et curarisation]

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George Hubert Collins
1927-2013

George H. Collins, M.D., University of Vermont, est l'auteur avec W. Ross Ashby et Margaret Bassett d'une importante étude contrôlée qui a permis d'infirmer les conclusions de Abram Hoffer sur l'effet thérapeutique de la vitamine B3 dans la schizophrénie : des doses massives d'acide nicotinique et de son dérivé la nicotinamide administrées à 39 schizophrènes versus placebo, pendant 24 semaines n'ont pas eu d’influence sur les troubles des patients : « The effects of nicotinic acid, nicotinamide and placebo on the chronic schizophrenic ». The Journal of Mental Science 1960, 106 ; 1555-1559.

Collins est né à Albany, New York, le 11 septembre 1927, et décédé le 23 février 2013. Docteur en médecine à la Faculté de médecine de Burlington, Vermont, il acquière une spécialisation en neurologie au Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School. Il enseigne la neuropathologie à la faculté de médecine de l'Université de Floride pendant 11 ans, avant d'être nommé Professeur de pathologie et directeur de neuropathologie au Upstate Medical Center de Syracuse, New York, où il y reste jusqu'à sa retraite en 1996.

Voir : Christine E. Fuller, MD, Robert Corona, DO, « Dr George H. Collins: September 11, 1927- February 23, 2013 ». Journal of Neuropathology & Experimental Neurology, Volume 73, Issue 1, January 2014, Pages 101–102

[Soigner les fous, page 353, Chapitre Les vitamines B]

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Pauline Cooke
20ème siècle

Les propriétés myorelaxantes et apaisantes d'une substance dérivée du propanediol appelée ‘méphénésine’ ou ‘myanesin’ avaient été notées par le microbiologiste Frank Berger. Des études menées par le docteur Pauline Cooke, de Chicago, confirmèrent qu'elle avait un effet favorable sur les états anxieux.

Le produit sera commercialisé sous le nom de Myanésine® en Europe, de Décontractyl® et Relaxar® en France, de Tolserol® aux Etats-Unis. Ses effets hémolytiques et un risque de pharmacodépendance conduiront à la restriction de son emploi

[Soigner les fous, page 416, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Elias Samuel Cooper
1820-1862

Elias S. Cooper est l'auteur d'un curieux article, où il rend compte du très bon résultat obtenu par l'amputation du clitoris de deux fillettes devenues idiotes par une masturbation « poussée jusqu'à la fureur », et qui ont recouvré toute leur intelligence grâce à l'opération : « Removing the clitoris in cases of masturbation, accompagnied with threatening insanity ». San Francisco Medical Press 1862, 3 ; 17-21].

Elias Cooper, reçu docteur en médecine à St. Louis, a étudié l'anatomie et la chirurgie à Paris. Il est surtout connu pour avoir été le premier ou l'un des tout premiers chirurgiens à utiliser le chloroforme comme anesthésique.

Membre actif de la Peoria Medical Society, Illinois, il fait construire le premier hôpital de la ville. Installé à San Francisco en 1855, il devient le chirurgien le plus renommé on the Pacific Slope et fonde en 1859 la Stanford Medical School, qui portera ensuite son nom, le Cooper Medical College.

Sur E.S. Cooper, voir :
- C. N. Ellinwood, « Dr Elias S. Cooper, surgeon ». California State Journal of Medicine 1912, 10, 4; 171-172
- Stanford University School of Medicine and the Predecessor Schools: An Historical Perspective. Part I. Background History & E.S. Cooper's Midwestern Years. Chapter 4. Elias Cooper & Medical Schools West of the Alleghenies

[Soigner les fous, page 226, Chapitre La clitoridectomie comme traitement de la masturbation et de la nymphomanie]

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James Leonard Corning
1855-1923

Né en 1855 à Stamford dans le Connecticut, la famille Corning émigra en Allemagne au début de la guerre de sécession. James étudie la chimie à Stuttgart sous la direction d'Hermann von Fehling puis la physiologie à Heidelberg sous la direction de Wilhelm Kühne et la pathologie à Würzburg. Reçu docteur de médecine en 1878, il quitte l'Allemagne, visite Vienne, Paris et Londres avant de retourner aux États-Unis et s'installer à New York comme neurologue.

James L. Corning, mainly known for his early experiments on neuraxial blockade (anesthésie rachidienne ou rachianesthésie), a développé plusieurs instruments pour la compression de la veine jugulaire dans le but de réduire le flux sanguin cérébral donc de traiter les crises comitiales supposées liées à un excès de sang vers le cerveau. L’un de ces dispositifs était un outil de compression en forme de fourchette pour le traitement de la crise, et un autre était en forme de ceinture réglable, utilisé pour prévenir les crises.

Très inventif, Corning est aussi le concepteur à la fin du XIXème siècle d'un 'capuchon acoustique’, appareil hypno-musicothérapique qui expose les malades à l’influence des impressions musicales pendant leur sommeil. Pour son inventeur, qui recommande particulièrement certaines compositions de Richard Wagner, la méthode fait disparaître dépression et maux de tête.

J. Leonard Corning, « The use of musical vibrations before and during sleep. Supplementary employment of chromatoscopic figures. A contribution to the therapeutics of the emotions ». A Weekly Journal of Medicine and Surgery 1899
Sur Corning, voir :
W.B. Davis, « The first systematic experimentation in music therapy. The genius of James Leonard Corning ». Journal of Music Therapy 2012, 49, 1 ; 102-117


[Soigner les fous, page 115, Chapitre Le capuchon acoustique de Corning

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Alan Cott
1910-1993

Médecin du Gracie Square Hospital -un établissement psychiatrique privé de New York City-, psychanalyste, est un émule du moscovite Yuri Serge Nikolayev [Nicolaïev], l'un des premiers promoteurs du ‘jeûne thérapeutique’ en Russie du temps de l’U.R.S.S. Cette pratique est sous-tendue par une théorie simpliste : le jeûne a un effet dépuratif et détoxiquant donc « bénéfique » pour le cerveau.

Ainsi, Cott a imposé un régime draconien à un certain nombre de schizophrènes : suppression pendant un mois de tous les aliments solides et ingestion de deux litres d'eau par jour au minimum, puis réintroduction progressive d'une alimentation frugale (fruits et de légumes, lait), avec un résultat équivoque, les améliorations n'étant tout naturellement qu'éphémères.

Alan Cott est l'auteur de
« Controlled fasting treatment of schizophrenia in the U.R.S.S. ». Schizophrenia 1971, 3 ; 2-10
« Controlled fasting treatment for schizophrenia ». Journal of Orthomolecular Psychiatry 1974, 3 ; 301-311


[Soigner les fous, page 279, Chapitre Le jeûne thérapeutique]

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Henry Andrews Cotton
1876-1933

Né le 18 mai 1876 à Norfolk, Virginie, décédé le 8 mai 1933 à Trenton, New Jersey, Henry A. Cotton était un psychiatre, directeur médical du New Jersey State Hospital de Trenton et chargé de cours de psychopathologie à la Princeton University.

Inspiré par une théorie développée par le médecin britannique William Hunter et son compatriote Henry S. Upson, Cotton postula que des infections chroniques masquées, cryptiques ou en foyer joueraient un rôle dans l’étiologie des psychoses, la plupart du temps dues à un streptocoque -ou encore à un staphylocoque, ou un colibacille toxique- et que ces infections chroniques masquées étaient d’origine dentaire, par abcès alvéolaire ou apical.

Ce qui justifiait à ses yeux l'exodontie, c'est-à-dire l'extraction des dents de ses malades : il semble qu'il ait pratiqué au cours de la seule année 1919 plus de 800 extractions dentaires en 1919 parmi les malades de l’asile dont il était le superintendent.

Mais pour Cotton, ces infections supposées, même après extraction de la dent, peuvent s’étendre à d’autres régions, ce qui expliquerait l'absence d'amélioration après avulsion, et justifie d'étendre la chirurgie mutilatrice aux amygdales, au côlon, à l'utérus, à la prostate, à l'appendice, à la vésicule, etc. Ce qui a fait de Henry-A. Cotton le chef de file de la 'chirurgie bactériologique' de sinistre mémoire, mais qui lui a valu de son vivant une grande notoriété et quelques émules.

La mortalité était importante, qu'il a minorée, et peut-être même volontairement cachée en falsifiant les statistiques, et les guérisons sans aucun doute surestimées.

Voir notamment :
- « The Role of Focal Infections in the Psychoses ». Journal of Nervous and Mental Disease, mars 1919, XLIX, 3 ; 177-207
- « The relation of oral infection to mental diseases ». Journal of Dental Research 1919, I ; 269-313
- « The relation of chronic sepsis to the so-called functional mental disorders ». The Journal of Mental Science 1923, 69 ; 434-465

[Soigner les fous, pages 227, 228 , Chapitre L'exodontie ou avulsion des dents : la chirurgie bactériologique du docteur Cotton]

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David Murray Cowie
1872-1940

Né le 19 novembre 1872 à Moncton dans le New Brunswick, Canada et décédé le 27 janvier 1940 à Ann Arbor, Washtenaw, dans le Michigan, David M. Cowie, du Department of Pediatrics and Infectious Diseases et du Department of Psychiatry, University of Michigan Hospital, est connu comme le pionnier du processus d'iodation du sel aux États-Unis. Il a fondé le département de pédiatrie de l'Université du Michigan et dirigé un hôpital privé à Ann Arbor.

Dès 1923, avec ses collègues J.P. Parsons et Th. Raphael, Cowie emploie l'insuline, une hormone alors très récemment isolée du pancréas par les Canadiens Frederick Grant Banting et Charles Best, chez des enfants diabétiques, et constatent qu'elle atténue la dépression que certains de ces enfants présentent, ce qui les engagent à en étudier les effets dans la psychose maniaco-dépressive. Même si les résultats ne répondent pas à leurs attentes, l'évènement mérite de ne pas être oublié, car il s'agit de la toute première utilisation de l'insuline en médecine mentale.

David M. Cowie, John P. Parsons & Theophile Raphael, « Insulin and the Mental State of Depression ». Archive of Neurology and Psychiatry (Chicago) 1924, November, 12 ; 522-533


[Soigner les fous, page 182, Chapitre L'insulinothérapie]

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Lyman Creighton Craig
1906-1974

Le LSD 25 ou diéthylamide de l’acide lysergique, l'un des psychodysleptiques les mieux connus, a été identifié en 1937 par les New-Yorkais Walter Jacobs et Lyman Craig, avant d'être synthétisé par le chimiste suisse Albert Hofmann, du Laboratoire Sandoz à Bâle.

L. C. Craig, né le 12 juin 1906, décédé le 7 juillet 1974, travaillait -comme Jacobs- at The Rockefeller Institute for Medical Research depuis 1933. En 1944, il publie un ouvrage fondateur sur une technique de séparation chimique appelée countercurrent distribution, qui a joué un grand rôle dans le développement de la chromatographie.

Pour l'ensemble de ses travaux, Lyman C. Craig, élu membre de la National Academy of Sciences en 1950, a obtenu en 1963 le prix Lasker [Albert Lasker Award for Basic Medical Research]

Voir la notice qui lui est consacré sur Wikipédia et surtout, la biographie publiée par l'Académie des Sciences : Lyman Creighton Craig, A Biographical Memoir by Stanford Moore [National Academy of Sciences].


[Soigner les fous, page 412, Chapitre Les psychodysleptiques]

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George E. Crane
1912-?

Lors de la réunion de l’American Psychiatric Association tenue à Siracuse le 6 avril 1957 où Kline communique ses résultats sur l’iproniazide, Scherbel d'une part chez des sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde et Crane d'autre part chez certains tuberculeux déprimés en rapportent les effets psychoanaleptiques : George E. Crane, « Iproniazid (marsilid) phosphate, a therapeutic agent for mental disorders and debilitating diseases ». Psychiatric Research Reports of the American Psychiatric Association 1957, 8 ; 142-152

G. E. Crane est alors psychiatrist in the pulmonary division of Montefiore Hospital in the Bronx [New York]. Docteur en médecine en 1936 at the University of Milano [Phil Brown, Mental Health Care and Social Policy, 2022], Crane travaille en bactériologie puis sert dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après guerre, il suit une formation en psychiatrie at Pilgrim State Hospital. Il a occupé des postes at the Brockton, Massachusetts VA Hospital, au St. Elzabeth's Hospital in Washington, DC, au Spring Grove Hospital et au North Dakota State Hospital.

Le Dr Crane a consacré l'essentiel de ses travaux à la psychopharmacologie, sur les médicaments anti-dépresseurs et les neuroleptiques.

Au début des années 1970, alors qu'il est research director of the Spring Grove State Hospital in Baltimore, Crane a attiré l'attention de ses collègues sur la fréquence et la gravité des dyskinésies tardives d'origine médicamenteuse neuroleptique [voir : « Clinical Psychopharmacology in Its 20th Year. Late, unanticipated effects of neuroleptics may limit their use in psychiatry ». Science, New Series, 181, N° 4095 (Jul. 13, 1973), pp. 124-128].


[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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Josiah Crosby
1794-1875

Josiah Crosby, physician et surgeon, pratique en 1843 avec succès une double castration sur un jeune homme de vingt-deux ans, intelligent et bien élevé, qui a pour but de porter remède à un état d’apathie, de quasi-stupeur et d’anthropophobie confinant à la « démence » : « Seminal Weakness. Castration ». The Boston Medical and Surgical Journal 9 August 1843, 29 ; 10-11. Le cas est résumé dans un article de A. McFarland, The Boston Medical and Surgical Journal, 3 avril 1844, 30, 9; 177, portant le titre : « Result of an operation for the cure of spermatorrhea », euphémisme pour ne pas avoir à parler de masturbation.

Le Dr J. Crosby est né le 1er février 1794 à Sandwich, Caroll County, New Hampshire et décédé le 7 janvier 1875 à Manchester, Hillsborough County, New Hampshire. Il a été été reçu docteur en médecine en 1816, a exercé à Sandwich, à Epsom, à Concord de 1825 à 1828, à Boston avant de retourner à Manchester.

Il était de son temps un chirurgien très connu et estimé pour deux de ses inventions, the method of making extensions of fractured limbs by the use of adhesive strips, et un invalid or fracture-bed ou invalid bed.

Sur Crosby, voir l'obituary notice, read before the New Hampshire Medical Society, by W. W. Wilkins, M. D., of Manchester.


[Soigner les fous, page 222, Chapitre La castration chez l'homme]

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Barbara J. Culliton
20e -21e siècle

B. J. Culliton, journaliste scientifique, rédactrice en chef de la revue Science, et enseignante à la Johns Hopkins University a rendu compte dans la revue Science des conclusions ‘surprenantes’ d'une commission fédérale américaine réunie en 1976 pour évaluer la psychochirurgie : « We looked at the data and saw they did not support our prejudices. I, for one, did not expect to come out in favor of psychosurgery. But we saw that some very sick people had been helped by it, and that it did not destroy their intelligence or rob them of feelings. Their marriages were intact. They were able to work. The operation shouldn’t be banned. » [« Psychosurgery : National Commission Issues Surprisingly Favorable Report ». Science 15 october 1976, 194 ; 299-301]

Voir J. Kenneth Ryan, de la Harvard Medical School, président de la commission

[Soigner les fous, page 265, Chapitre La psychochirurgie]

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Harvey Williams Cushing
1869-1939

Né à Cleveland, Ohio le 8 avril 1869, décédé à New Haven, Connecticut le 7 octobre 1939, Harvey Cushing est le premier et le plus célèbre des neurochirurgiens, créateur de la neurochirurgie -du temps où il était professeur associé de chirurgie au John Hopkins Hospital, de 1901 à 1912- et l'inventeur du terme.

En 1912, Cushing quitte Baltimore et devient Professeur de chirurgie à l’Université d’Harward à Boston et Chirurgien du Peter Bent Brigham Hospital.

Pendant la grande guerre, il sert avec le grade de colonel dans The British Expeditionary Force, avant d'être nommé chirurgien de l'United States Base Hospital n°5 et le consultant neuro-chirurgical de l'American Expedionary Force.

Cushing a par ailleurs laissé son nom à une maladie due à une tumeur de l'hypophyse, qu'il a décrite à Boston en 1932.

Il a été honoré dans notre pays en étant élu membre correspondant étranger de l'Académie Nationale de Médecine le 10 juillet 1923 et membre associé étranger en 1929, ainsi qu'en étant décoré de la croix d’officier de la Légion d’honneur.


[Soigner les fous, page 248, Chapitre La psychochirurgie]

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Walter Edward Dandy
1886-1946

Né le 6 avril 1886 à Sedala, Missouri, décédé le 19 avril 1946 à Baltimore, Maryland, Walter E. Dandy est considéré comme l'un des pères fondateurs de la neurochirurgie. Docteur en médecine à la faculté de médecine Johns Hopkins en 1910, il travaille dans le service de chirurgie dirigé par William Halsfeld, où il rencontre Harvey Cushing. Il poursuit son internat dans le service de pédiatrie de Daniel Blackfan, et fait toute sa carrière au Johns Hopkins Hospital. W. E. Dandy est la génial inventeur de la ventriculographie, en 1918 et, par ailleurs, a donné son nom à la malformation de Dandy-Walker.

Lors du IIème Congrès International de Neurologie tenu à Londres en 1935, où a lieu la célèbre communication de Fulton et Jacobsen consacrée à la physiologie des lobes frontaux, au sujet d'une intervention neurochirurgicale réalisée sur deux chimpanzés, Walter Dandy présente le cas de Joe, un malade atteint de méningiome auquel il avait reséqué de larges portions des deux lobes frontaux, et qui, ainsi que le rapporte le neurologue portugais Egas Moniz présent à la séance, avait « conservé encore une partie appréciable de ses fonctions psychiques » : certes, Joe était « devenu un peu enfantin », mais selon Richard Brickner, il était resté essentiellement de même « type of person » après l’opération [E. Moniz, « Essai d’un traitement chirurgical de certaines psychoses ». Bulletin de l’Académie de Médecine 1936, 115, 9 ; 385].

Ces deux communications vont être déterminantes dans la décision de Moniz de pratiquer les premières lobotomies humaines.


[Soigner les fous, page 249, Chapitre La psychochirurgie]

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Herman Cecil B. Denber
1917-2000

Né le 9 octobre 1917, décédé le 5 avril 2000, Herman C. B. Denber a été Professor of Clinical Psychiatry du New York Medical College et Director of Psychiatric Research du Manhattan State Hospital à New York. Il a porté un grand intérêt à la psychopharmacologie, et tout particulièrement à l'effet des drogues psychodysleptiques, mescaline, LSD, etc. associées ou non aux antipsychotiques, chez le sujet sain et chez le schizophrène.

Il est ainsi l'un des nombreux auto-expérimentateurs de la mescaline, de concert avec le docteur Marcel Raclot [1921-2011] [Jean Delay, Herman C. B. Denber, Pierre Deniker, Marcel Raclot et Mme M. Ropert, « Deux auto-observations d’intoxication mescalinique expérimentale ». Annales médico-psychologiques 1956, II ; 306-309].

Il avait précédemment conduit une importante étude avec Sidney Merlis sur l'association Mescaline - Chlorpromazine, administrés successivement chez des sujets souffrant de schizophrénie, dont les résultats sont présentés au Congrès des médecins aliénistes et neurologistes de France et des pays de langue française tenu à Nice en 1955.

Il est par ailleurs connu pour avoir mené le premier essai clinique de l'halopéridol aux États-Unis.

Herman Denber est l'auteur de
- Schizophrenia, theory, diagnosis and treatment, 1977
- Textbook of Clinical Psychopharmacology, 1979
- Cardiac Surgery. Biology and Psychological Implications, 1995

Voir M. Fink, « Herman C.B. Denber 1917-2000. In memoriam ». Neuropsychopharmacology 2000, 23, 4; 474-475


[Soigner les fous, page 411, Chapitre La psilocybine et la mescaline]

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Edward F. Domino
1924-2021

E. F. Domino, né à Chicago, mort le 3 novembre 2021 est un neuropharmacologue, Professor of Pharmacology at the University of Michigan, et l'inventeur du terme “dissociative anesthesia”.

Son nom apparaît dans notre livre comme ayant été l'un des premiers et principaux expérimentateurs de la phencyclidine (études publiées à partir de 1959) et d'un de ses dérivés synthétisé en 1962, la kétamine, étudiée chez l'homme par Edward Domino sous le nom de code CI-581 dès août 1964.

- Edward F. Domino, « Taming the ketamine tiger ». 1965. Anesthesiology 2010, 113; 678-684
- Guenter Corssen, Edward F. Domino, « Dissociative anesthesia : further pharmacologic studies and first clinical experience with the phencyclidine derivative CI-581 ». Anesthesia Analgesia 1966, 45; 29-40

Nécrologie par John H. Krystal in Neuropsychopharmacology 2022, 47; 1138-1139


[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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Edwin John Doty
1903-1948

Edwin J. Doty, neuropsychiatre, psychanalyste, est né le 9 décembre 1903 et décédé le 19 mars 1948.

Docteur en médecine de l'University of Michigan en 1929, interne au Peter Brent Brigham Hospital, Boston, E. J. Doty se spécialise en psychiatrie à l'University of Michigan Psychiatric Hospital puis à la Westchester Division of the New York Hospital et enfin à la Payne Whitney Clinic of the New York Hospital, qu'il complète par une formation en neurologie au Neurological Institute of New York.

En 1937, il devient resident psychiatrist à la clinique Payne Whitney, en 1940, devient psychiatre associé et, en juillet 1947 Associate Professor de psychiatrie clinique au Cornell University Medical College et Associate Attending Psychiatrist à l'hôpital de New York.

Doty est cité dans notre ouvrage comme en ayant défendu en 1948 encore l'intérêt du paraldéhyde comme médicament de première intention dans la sédation de certains délires. Cet hypnotique du groupe aldéhydique a été employé dans diverses pathologies neuropsychiatriques, la manie, le delirium tremens, etc. avec l'inconvénient majeur d'entraîner une accoutumance rapide.

« The Diagnosis and Treatment of Delirious Reactions ». Medical Clinics of North America 1948, 32, 3; 647-654


[Soigner les fous, page 358, Chapitre Le paraldéhyde]

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Patrick H. Drewry Jr
1907-1980

Né le 21 mars 1907, décédé le 8 avril 1980 est l'un des trois fils -les deux autres se prénomment John Metcalf et William Emmett- de l'homme politique américain Patrick Henry Drewry 1875-1947 et de Mary Elizabeth Metcalf.

Il est reçu docteur en médecine 1932 au Johns Hopkins Medical, où il travaille avec Leo Kanner et Philip J. Glasner, pionnier de l'orthophonie pédiatrique. Pendant 30 ans, il enseigne au Medical College of Virginia et dirige le service de psychiatrie de l'hôpital de ce Medical College (MCV).

Drewry est le promoteur avec Clarence O. Cheney d'un traitement « non-spécifique » de la démence précoce, qui est l’ensemble des méthodes opportunistes comprenant travail physique et professionnel, hydrothérapie, dépistage des troubles somatiques chroniques ou récidivants avec leur traitement local, dentaire, gynécologique, etc. ou général : les deux auteurs affirment que la comparaison avec les traitements « spécifiques » -de l’époque : cardiazol et insuline- est en faveur de leur méthode, dont les résultats ne sont pas nettement inférieurs aux premiers, mais qui présentent l’avantage majeur de pouvoir être prolongés sur les mêmes bases [« Results of Non-Specific Treatment in Dementia Praecox ». The American Journal of Psychiatry 1938, 95, 1 ; 203-217].

Drewry est en outre l'auteur d'un journal intitulé : 1940 Diary of a Virginia Psychiatrist Who Trains and Works with Giants in the Field At Johns Hopkins and the Medical College of Virginia


[Soigner les fous, page 280, Chapitre Les mesures hygiéniques et la contemplative abstention]

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Pliny Earle II
1809-1892

Né le 31 décembre 1809 à Leicester, Massachussets, mort le 17 mai 1892 à Northampton, Pliny Earle, psychiatre et poète, est l'un des fils de l'inventeur du même nom.

Après avoir été reçu docteur à l'University of Pennsylvania School of Medicine en 1837, il poursuit ses études à Paris et visite plusieurs asiles d'aliénés européens, ce qu'il relate en 1840 dans A visit to thirteen asylums for the insane in Europe.

En 1840, il est nommé resident physician de l'asile d'aliénés de Frankford, Pennsylvania (aujourd'hui Friends Hospital) et de 1844 à 1849, médecin du Bloomingdale asylum à New York.

Puis il voyage en Europe germanique pour visiter divers établissements psychiatriques, et publie en 1853 Institutions for the insane in Prussia, Austria and Germany.

En 1853, il devient appointed visiting physician du New York City lunatic asylum et enseigne la médecine mentale au College of physicians and surgeons de la même ville. Dix ans plus tard, il est nommé professeur de matière médicale et de psychologie au Berkshire Medical College de Pittsfield, Massachusetts, la première chaire de maladies mentales aux États-Unis, mais il n'assure cet enseignement qu'une seule année : à partir de 1864 et jusqu'en 1885, il est superintendent et physician-in-chief de l'asile d'aliénés de Northampton, Massachusetts.

Il fut non seulement l'un des 13 membres fondateurs de l'Association of Medical Superintendents of American Institutions for the Insane, devenue depuis l'American Psychiatric Association, mais aussi la New York Academy of Medicine et de la New England Psychological Society.

Son nom apparait dans notre livre pour deux contributions, la première concernant le pédiluve observé en Alsace, le second l'usage de l'alcool préféré aux saignées par le Dr Benedict : le médecin de l’asile d’Utica à New-York recommande dans la manie aiguë un régime généreux et le punch à l’eau-de-vie savamment dosé [An Examination of the Bloodletting in Mental Disorders. New-York, 1854 ; 126 p.].

Earle lui-même a rendu compte de ses propres résultats avec l'éther sulfurique, et note une amélioration parfois marquée de quelques mélancoliques, démonomaniaques et hallucinés traités [« Inhalation of the vapor of sulphuric ether in cases of insanity ». The American journal of Insanity 1847, 4 ; 73-74], ce qui laisse dubitatif le docteur Brierre de Boismont qui résume l’article pour les Annales médico-psychologiques [1850, II ; 471-472].

Lors de sa visite à l’asile d’aliénés de Stephansfeld près de Strasbourg, en France, Pliny Earle fut particulièrement impressionné par l’importance de l’usage du pédiluve et par la technologie de son administration. Il décrit la pièce équipée d’une douzaine de petites cuves métalliques alimentés en eau à partir de deux tubes reliés entre eux, et qui font face à un banc fixé le long du mur : « the arrangement are admirable. A fixed seat extends nearly half the distance around the room, and before it there is a series of perhaps a dozen small metallic tubs. They are fixed in their places, and all supplied with water from two pipes, which run beneath them. Patients are not bled for insanity. » [Institutions for the insane in Prussia, Austria and Germany. Utica, New York, 1853 ; 221].

Comme nous l'avons dit, Pliny Earle avait publié en 1841 : A visit to thirteen asylums for the insane in Europe. To which are added a brief notice of similar institutions in transatlantic countries and in the United States, and an essay on the causes, duration, termination and moral treatment of insanity, with copious statistics. Philadelphia, J. Dobson, 1841 ; 141 p. Les trois principaux asiles français évoqués dans ce livre pp.71-76 sont « La Salpêtrière, Le Bicêtre, and the Maison Royale d’Aliénés, at Charenton ». De courts paragraphes sont consacrés aux asiles d'Avignon, Rouen, Bordeaux, Montpellier, Marseille, Aix, Lyon, Saumur, Armentières, Caen, Rennes, Toulouse, Nantes, Aurillac, Lafond, Poitiers.


[Soigner les fous, page 45, Chapitre Le pédiluve]
[page 415, Chapitre Les boissons alcoolisées]

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Jacob Vernon Edlin
1895-1960 (?)

Jacob V. Edlin fut superintendant du Chicago State Hospital, Illinois, et professeur de psychiatrie à l'University of Florida.

Avec son collègue de l'hôpital de Chicago Ernest S. Klein, J. V. Edlin a cherché à pallier l'un des principaux inconvénients de la convulsivothérapie chimique inventée par von Meduna (cardiazolthérapie ou métrazolthérapie) : l’angoisse intense avec sentiment de mort imminente qui précède le début de la crise, dont le souvenir peut amener le patient à refuser d’autres séances.

L'une de leurs premières propositions est l’injection de morphine, qui ne supprimait cependant pas l’angoisse et son souvenir. Une prémédication plus efficace proposée par les deux auteurs est la « préparation » du patient au bromhydrate de scopolamine - association de chloralose et de scopolamine - qui devait donc permettre de réduire l'appréhension de nombreux malades.

["An improvement in convulsive therapy with metrazol by premedication with scopolamine hydrobromide". The American Journal of Psychiatry 1940, 17 septembre ; 358].


[Soigner les fous, page 205, Chapitre L'électroconvulsivothérapie. Anesthésie et curarisation]

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Milton Erickson
1901-1980

.

[Soigner les fous, page 100, Chapitre Renaissance de l'hypnose]

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Cadwallader Evans
1716-1773

Grâce au docteur C. Evans, alors Student in physic at Philadelphia, qui l'a publié, nous disposons du très précieux récit fait par une jeune fille de quatorze ans souffrant de crises hystériques de son traitement dirigé par Benjamin Franklin en septembre 1752 à Philadelphie par une méthode alors très récemment inventée : l'électrisation céphalique par la bouteille de Leyde ou ‘Leyden Jar’.

Il s'agit d'une des toute premières auto-observations d'une cure médicale de troubles nerveux [« A relation of a cure performed by Electricity. Communicated Oct. 21, 1754 ». Medical Observations and Inquiries 1754, I ; 83-86].

« At length my spirits were quite broke and subdued with so many years affliction, and indeed I was almost grown desperate, being left without hope of relief. About this time there was great talk of the wonderful power of electricity ; and as a person reduc'd to the last extremity, is glad to catch at any thing ; I happen'd to think it might be useful to me. Altho' I cou'd have no encouragement from any experiment in the like case, I resolv'd to try, let the event be what it might ; for death was more desirable than life, on the terms I enjoy'd it. Accordingly I went to Philadelphia, the beginning of Sept. 1752, and apply'd to B. Franklin, who I thought understood it best of any person here.

I receiv'd four shocks morning and evening ; they were what they call 200 strokes of the wheel, which fills an eight gallon bottle, and indeed they were very severe. On receiving the first shock, I felt the fit very strong, but the second effectually carry’d it off ; and thus it was every time I went through the operation ; yet the symptoms gradually decreased, 'till at length they intirely left me. I staid in town but two weeks, and when I went home, B. Franklin was so good as to supply me with a globe and bottle, to electrify myself every day for three months. The fits were soon carried off, but the cramp continued somewhat longer, tho' it was scarcely troublesome, and very seldom return'd. I now enjoy such a state of health, as I wou'd have given all the world for, this time two years, if it had been in my power, and I have great reason to hope it will continue. »

Voir le site consacré à l'histoire de la Famille Evans.


[Soigner les fous, page 71, Chapitre L'électrothérapie]

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William Hillebrand Everts
1907-2004

Le docteur Bill Everts, neuropsychiatre, né en 1907 à Detroit, Michigan et décédé le 6 juillet 2004 à Jupiter, Florida, a fait ses études à l'University of Michigan Medical School à Ann Arbor.

Pendant la seconde guerre mondiale, il est en poste comme Neurological Consultant au Surgeon General's Office à Washington. En cette qualité, il participe à l'organisation de la prise en charge psychiatrique des militaires américains en Europe et assiste au procès de Nuremberg. Il tient ensuite un cabinet privé à New Rochelle, New York et enseigne en tant que Clinical Professor of Neurology and Psychiatry à l'Université de Columbia.

Il participe à Ann Arbor, Michigan à la mise au point du traitement de la morphinomanie, et publie avec son collègue Klingmann dans le numéro du 4 janvier 1936 du Journal of the American Medical Association un article où est présenté un protocole de sevrage qui sera repris en particulier par l’Argentin Vargas Peña.

[Theophil Klingmann & William H. Everts, The intensive treatment of morphine addiction, Journal of the American Medical Association, 1936, 106, 1; 18-21]


[Soigner les fous, page 338, Chapitre La scopolamine]

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Howard Douglas Fabing
1907-1970

Né le 21 février 1907, décédé le 29 juillet 1970, Howard D. Fabing fut le Président de l'American Academy of Neurology, de la Society of Biological Psychiatry et de la Cincinnati Academy of Medicine, et il a dirigé le Department of Neuropsychiatry du Christ Hospital à Cincinnati, Ohio.

Howard D. Fabing a consacré la plus grande partie de sa carrière de chercheur et de clinicien à la psychiatrie biologique, étudiant notamment les effets du LSD sur le fonctionnement mental.

Il est aussi l'inventeur d'une méthode visant à améliorer les résultats des électrochocs dans le traitement des états d’excitation en faisant précéder l’électrisation par une injection intra-veineuse de coramine : l'état maniaque, mais aussi l’agitation de certains états schizophréniques sont sensibles à l’association de l’agent pharmacodynamique et de l’électrochoc.
- H. D. Fabing, « Combined coramine-electroshock therapy in the treatment of psychotic excitement ». American Journal of Psychiatry 1948, 105, 6; 435-438
- H. D. Fabing, « Technique of combined coramine-electroshock therapy ». American Journal of Psychiatry 1949, 106, 4; 308
- H. D. Fabing, « Seven Years of Clinical Experience with combined Coramine-Electroshock Therapy ». Confinia Neurologica 1954, 14; 282-287 (1er essai le 7 janvier 1947)

Il est encore le co-auteur avec J. Robert Hawkins de l'un des premiers essais cliniques du Frenquel, qui établit son effet rapide et très favorable dans plus du tiers des schizophrénies « aiguës », au sens où les troubles n’évoluent que depuis moins de cinq mois, qui voient « disparaître » leurs troubles en un à trois jours de traitement. Un cinquième « guérissent » moins rapidement, ainsi que 8 des 19 patients souffrant de « schizophrénie chronique ». Sur les 34 schizophrènes traités soit en monothérapie, soit en association aux électrochocs ou à la chlorpromazine, 16 peuvent « reprendre une vie normale »
- « A year’s experience with Frenquel in clinical and experimental schizophrenic Psychoses ». Diseases of the Nervous System, novembre 1955, 16 ; 3-12.

Il avait confirmé par ailleurs l’effet psychostimulant et antidépresseur du Mératran, dont le Frenquel est l’un des isomères
- « Clinical experience with meratran. A new central nervous system stimulant ». Diseases of the Nervous System, 1955, 16, 1; 10-15]


[Soigner les fous, page 389, Chapitre Le Frenquel : un espoir déçu]
[page 404, Chapitre Le Mératran]

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Henry Clay Fairbrother
1845-1915

Physician and surgeon du Marion-Sims College of Medicine (Missouri), Fairbrother a rapporté avec Gunn le cas de cet homme qui eut la tête fendue « jusqu’au milieu » par le couteau vertical d’une machine, la blessure passant par l’œil, le lobe frontal gauche entamé jusqu’à la scissure de Rolando, et qui guérit sans séquelles.

F. H. Gunn et H. C. Fairbrother, East St. Louis, Ill., « Deep wound of brain ». The Journal of the American medical Association (Chicago) 23 mai 1914, 62, 21 ; 1634, photo

[Soigner les fous, page 249, Chapitre La psychochirurgie]

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Temple Sedgwick Fay
1895-1963

Temple Fay, neurologue, neurochirurgien est né le 9 janvier 1895 à Seattle, et décédé le 7 mars 1963 à Philadelphie.

Il est l'un des promoteurs de l'Human Refrigeration, ou cryothérapie générale, une thérapeutique qui consiste à faire baisser la température corporelle.

Par opposition avec la réfrigération par l’ambiance (« chambre climatisée »), la réfrigération par conduction consiste à mettre le malade en contact direct avec un corps froid comme une vessie, ou un matelas à l’intérieur duquel circule un liquide extrêmement froid comme Fay l’emploie aux Etats-Unis en 1940 : le procédé permet de baisser à environ 33° C la température rectale.

Fay a également mis au point des dispositifs de cryothérapie locale (cold “bombs”, head wrap special), préconisés en particulier dans les traumatismes crâniens.

Professeur et chef du département de neurochirurgie à la Temple University School of Medicine, il participe en 1931 à la fondation de la Harvey Cushing Society, devenue l'American Association of Neurological Surgeons (AANS).

[Soigner les fous, page 60, Chapitre La cryothérapie générale]

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John T. Ferguson
20e siècle

En 1956, John T. Ferguson a entrepris des essais cliniques avec l’azacyclonol (Frenquel®), précédemment étudié par Howard D. Fabing et J. Robert Hawkins.

Ferguson confirme l’absence d’effets secondaires et son efficacité dans la schizophrénie, où son influence serait favorable dans plus d’un cas sur deux : les hallucinations diminuent ou disparaissent, les malades apathiques sortent de leur repli, les malades hyperactifs se calment. Curieusement, il est habituel d’observer une résurgence des symptomes vers la quatrième semaine, que l’auteur traite en associant la réserpine chez les « hyperactifs », de la ritaline chez les « hypoactifs ». Et certains malades, dont le traitement a été arrêté depuis plus de quatre mois n’ont pas présenté de rechute.

Le même auteur rend compte en novembre de l’année suivante de son expérience de trois ans de traitement chimiothérapique sur plus d’un millier de patients « internés pour psychoses à évolution chronique », qui permirent d’éliminer peu à peu les chocs, les cures de sommeil et l’isolement. Et sur 46 agents pharmacologiques, Ferguson n'en retient que 19, dont six suffisent pour contrôler, améliorer ou guérir les troubles mentaux : la réserpine et la chlorpromazine, deux ‘neurosédatifs’, l’ectylurée [Nostyn] et un antihistaminique, enfin la ritaline comme stimulant et le Frenquel® comme hallucinolytique.

Le Frenquel® a depuis sombré dans un oubli total.

Ferguson est l'auteur de :
« Azacyclonol. Use of a New Pharmacologic Agent in Chronic Schizophrenia. Antibiotic Medicine and Clinical Therapy 1956, July, 3, 2 ; 146-151
(avec F.V.Z. Linn) « A new compound for the symptomatic treatment of tension and anxiety : 2-ethylcrotonylurea (Nostyn) ». Antibiotic Medicine and Clinical Therapy 1956, 3, 5 ; 329-333
« Neuropharmacological agents in rehabilitation of patients with chronic mental illness. A three-year clinical evaluation ». Journal of American Medical Association 1957, 165, 13 ; 1677-1682

[Soigner les fous, page 389, Chapitre Le Frenquel : un espoir déçu]

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Armando Ferraro
1896-1982

Neuropsychiatre américain d'origine égyptienne, Ferraro exerce en Italie avant de fuir le fascisme mussolinien et émigrer aux Etats-Unis. Là, il sera affecté au St Elisabeths Hospital de Washington, et dirigera plus tard le Département de neuropathologie de l'Institut psychiatrique de New York.

Il est l'un des derniers praticiens à avoir employé l'éther dans le traitement de pathologies mentales, non plus en inhalation, mais en injection intra-veineuse dans la psychose maniaco-dépressive, et en général dans les syndromes dépressifs.

Chez les 40 malades ayant bénéficié d’une perfusion lente chaque matin de soluté isotonique de chlorure de sodium et d’éther, l’auteur relève « une certaine amélioration », surtout dans le comportement, dans le trois-quarts des cas [Solomon Katzenelbogen, « Recent developments in treatments in psychiatry ». International Record of Medicine 1951, 164, 2 ; 59-61].

Ferraro a participé au « 4th International Neurological Congress », tenu à Paris en 1949.

Il est l'auteur en 1979 du très anti-freudien : A Trilogy of Freud's Major Fallacies

Voir : L. Roizin, « In memoriam: Armando Ferraro, M.D. (1896-1982) ». Journal of Neuropathology & Experimental Neurology 1983 Mars; 42(2) : 213-215.

[Soigner les fous, page 346, Chapitre L'éther]

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Joseph L. Fetterman
1897-?

Fetterman est l'un des praticiens américains qui proposèrent sans grand succès de remplacer le terme ‘électrochoc’ par celui d’ ‘électrocoma’ pour éliminer le terme de ‘choc’ supposé impressionner défavorablement les malades, même si parler de ‘coma’ n’est pas très rassurant.

- « Electro-coma Therapy of Psychoses ». Annals of Internal Medicine 1942, 17, 5 ; 775-789
- (avec V.-M. Victoroff, J. Horrocks et E.-B. Bregman) « A ten-year follow-up study of electrocoma therapy ». The American Journal of Psychiatry 1951, 108, 4 ; 264-270

[Soigner les fous, page 198, Chapitre La convulsivothérapie électrique]

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Ronald Robert Fieve
1930-2018

Fieve est né le 5 mars 1930 à Stevens Point, et décédé le 2 janvier 2018 à Palm Beach

Diplômé de la Harvard Medical School, il a été engagé par son chef de service le docteur Lawrence Kolb au New York State Psychiatric Institute (Columbia-Presbyterian Medical Center) à entreprendre des recherches sur le lithium in treatment of mood disorders. Il est ensuite devenu l'un des principaux spécialistes de la question. Il a par ailleurs été, avec Herbert L. Meltzer, l'un des psychiatres à avoir conduit des essais thérapeutiques sur le rubidium aux Etats-Unis à la fin des années 1960.

Il a encore été à l'origine avec David L. Dunner du concept de cycles rapides [rapid cycling] en 1974, qui désigne le trouble bipolaire occasionnant plus de quatre changements d'humeur par an, qui serait corrélé avec une résistance au lithium. A la fin de sa carrière, il exerçait au New York State Psychiatric Institute, à la Columbia University et au Presbyterian Hospital (New York City).

Parmi ses principales publications :
-(avec David L. Dunner) "Clinical factors in lithium carbonate prophylaxis failure." Archives of General Psychiatry 30, no. 2 (1974): 229–233.
-(avec Lawrence Sharpe, Joyce R. Alexander et al.) "A possible vulnerability locus for bipolar affective disorder on chromosome 21q22. 3." Nature Genetics 8, no. 3 (1994): 291–296.
-(avec R. Platman Stanley and Robert H. Plutchik) "The use of lithium in affective disorders: I. Acute endogenous depression." American Journal of Psychiatry 125, no. 4 (1968): 487–491.
-(avec Frank Stallone, Edward Shelley, Julien Mendlewicz) "The use of lithium in affective disorders, III: a double-blind study of prophylaxis in bipolar illness."American Journal of Psychiatry 130, no. 9 (1973): 1006–1010.
-(avec Julien Mendlewicz et Frank Stallone) "Relationship between the effectiveness of lithium therapy and family history." American Journal of Psychiatry 130, no. 9 (1973): 1011–1013.

Il est par ailleurs l'auteur de quatre livres de vulgarisation médicale, Moodswing, Bipolar II, Prozac et Bipolar Breakthrough.

[Soigner les fous, page 402, Chapitre Le rubidium]

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Stanley Finger
1943-

Stanley Finger est un psychologue et historien des neurosciences né le 11 mai 1943 à New York. Il est l'auteur de savantes publications sur l'électricité médicale au XVIIIème siècle et les expériences de Benjamin Franklin : l’idée de ‘galvaniser le cerveau’ des mélancoliques pour les sortir de leur torpeur et restaurer leurs capacités mentales était venue en 1783 à Benjamin Franklin de discussions avec le médecin anglais Jan Ingenhousz qui, au décours d’une auto-expérimentation, dit avoir ressenti un changement de son humeur. Il traite aussi des expériences de l’Italien Giovanni Aldini et de bien d'autres pionniers de l'électrothérapie.

- Stanley Finger et Franklin Zaromb, « Benjamin Franklin and Shock-Induced Amnesia ». American Psychologist 2006, 61, 3 ; 240-248 : 244-245
- Sherry Ann Beaudreau et Stanley Finger, « Medical Electricity and Madness in the 18th Century : the legacies of Benjamin Franklin and Jan Ingenhousz ». Perspectives in Biology and Medicine, 2006, 49, 3 ; 330-345 : 337


[Soigner les fous, page 72, Chapitre L'électrothérapie]

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Ladislav Vladimir Fischmeister
1923-2003

Né à Humpolec en Europe centrale (Bohême, ensuite Tchécoslovaquie puis Tchéquie) le 12 mars 1923, mort à Sarasota, Floride, le 20 avril 2003, Ladislav V. Fischmeister, fut déporté à Auschwitz et survécut (Holocaust survivor). De retour des camps de la mort, il entreprend des études de médecine à la prestigieuse Université Charles de Prague, qu'il poursuit à l'Université de Genève après avoir été contraint de fuir son pays du fait de son opposition au nouveau régime (il sera lourdement condamné par contumace).

Reçu docteur à Genève en 1951, Ladislav Fischmeister se spécialise en obstétrique et en biochimie. Puis il émigre au Québec (Canada), exerce à l'Hôtel-Dieu de Montréal, où il se spécialise en psychiatrie.

Au début des années 1960, il s'installe à Washington et exerce au St. Elizabeth's Hospital puis au Veterans' Mental Hospital de Jacksonville, Floride où Il termine sa carrière en 1988.

Le docteur "Lada" Fischmeister était par ailleurs connu comme collectionneur de timbres rares, et en tant que fervent défenseur des animaux.

Fischmeister a participé sous la direction du psychiatre québécois Roland Saucier à la première prescription de chlorpromazine en Amérique du Nord : « Depuis le 1er juin 1953 jusqu’au 30 juin 1954 nous avons administré le largactil à plus de 200 malades » [R. Saucier, L. V. Fischmeister, « L’emploi du Largactil en psychiatrie ». Saguenay Médical 1954, 3, 2 ; 226-231, publié en français en août 1954].
Voir Emmanuel Stip, « Who Pionnered the Use of Antipsychotics in North America ? ». Canadian Journal of Psychiatry 2015, 60, 3 ; S5-S13


[Soigner les fous, page 386, Chapitre La réception de la découverte de la chlorpromazine en France et dans le monde]

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Ernest James Fogel
1906-1988

Ernest J. Fogel, psychiatre, est né le 2 mars 1906 et décédé le 4 octobre 1988. Il exerce au Warren State Hospital, Pennsylvanie puis au Harrisburg State Hospital, Pennsylvanie et de 1958 à 1967 comme Superintendent du Logansport State Hospital, Indiana (anciennement Northerm Indiana Hospital for the insane).

Lorsqu'il quitte le Logansport State Hospital, il est nommé médecin en chef du Neuropsychiatry Department at the Veterans Administration hospital de Murfreesboro, Tenessee. Par la suite, il retourne en Indiana où il devient Superintendent de l'Evansville State Hospital jusqu'à sa retraite en 1976.

Inspiré par les travaux de Frederick A. Duncan Alexander et Harold E. Himwich, E. J. Fogel rapporte une action favorable sur le processus schizophrénique de l'hypoxie due à l'asphyxie transitoire produite par l'inhalation de protoxyde d'azote.

Voir notamment :
E. J. Fogel et Lindsay P. Gray, « Nitrous oxide anoxia in the treatment of schizophrenia. Report of 24 cases ». The American Journal of Psychiatry 1940, 97 ; 677-685


[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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Richard H. Follis
1876-?

Né le 6 février 1876 à San Francisco, California, Richard H. Follis Jr. était docteur en médecine et surgeon, associate in Surgery. Pb. B., Yale University, 1895; M.D. Johns Hopkins University, 1899; Chief of Surgical Clinic, the Johns Hopkins Dispensary [The Johns Hopkins University Circular n°9, 1907].

Avec Henry J. Berkley, Richard H. Follis a pratiqué chez sept jeunes malades catatoniques l’ablation partielle de la thyroïde, dont on connaissait cependant les dangers depuis les travaux du Genevois Schiff en 1884. Sur les sept malades, ils jugent avoir obtenu quatre bons résultats.

H.J. Berkley, R.H. Follis, N.M. Owensby, W.K. Schwartz, « An investigation into the merits of thyroïdectomy and thyro-lecithin in treatment of catatonia ». The American Journal of Insanity 1909, january, 65, 3 ; 415-469

[Soigner les fous, page 287, Chapitre L'opothérapie thyroïdienne]

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Benjamin Franklin
1706-1790

Né le 17 janvier 1706 à Boston, mort le 17 avril 1790 à Philadelphie, Pennsylvanie, Benjamin Franklin est un écrivain, naturaliste, inventeur, homme de sciences et homme politique mondialement connu.

De si nombreuses biographies sont consacrées que nous nous limiterons à rappeler qu'il est l'un des pères fondateurs de la nation américaine : corédacteur et signataire de la déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, négociateur du traité d'alliance avec la France et du Traité de Paris, il participe à l'élaboration de la Constitution en tant que délégué de la Convention de Philadelphie.

Dans notre domaine, Franklin s'est beaucoup intéressé à l’électrothérapie médicale [Voir notamment : Benjamin Franklin, Experiments and observations on electricity, made at Philadelphia in America. London, E. Cave, 1751, 1ère éd.].
On lira dans l'article ci-dessus consacré à Cadwallader Evans le récit d'une séance de commotions électriques avec des bouteilles de Leyde qu'il a dirigée en septembre 1752 à Philadelphie dans un cas d'hystérie féminine.

Franklin avait testé les décharges électriques sur sa propre tête, ce qui provoqua quelques troubles mnésiques. L’idée de ‘galvaniser le cerveau’ des mélancoliques pour restaurer leurs capacités mentales lui était venue de discussions avec le médecin anglais Jan Ingenhousz : ce dernier, au décours d’une auto-expérimentation, avait ressenti un changement de son humeur, ainsi qu’il en fait part à Franklin en 1783 : « My mental faculties were at that time not only returned, but I feld the most lively joye in finding, as I thought at the time, my judgment infinitely more acute » [Sherry Ann Beaudreau and Stanley Finger, « Medical Electricity and Madness in the 18th Century : the legacies of Benjamin Franklin and Jan Ingenhousz ». Perspectives in Biology and Medicine, 2006, 49, 3 ; 330-345 : 337].

Franklin a mis au point la technique des ‘électrisations statiques’, qui fut longtemps appelée en France 'Franklinisation' ou ‘électrothérapie franklinienne’.

Le 20 novembre 1783, Franklin est à Paris et assiste, avec le Lieutenant Général de police, à l'inauguration rue Saint-Paul d’un ‘hospice médico-statique’, tenu par le sieur Ledru dit Comus, ancien prestidigitateur à la cour de Louis XV, et alors récemment honoré du titre de Physicien du Roi et de la Faculté de médecine.

Il fut par ailleurs membre de l'une des commissions officielles chargées par les autorités françaises en 1784 de donner un avis sur le magnétisme animal, inventé par Franz Mesmer.


[Soigner les fous, pages 70, 71, 72, Chapitre L'électrothérapie. La franklinisation]
[Soigner les fous, page 93, Chapitre Franz Anton Mesmer et le magnétisme animal]

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Herbert Freed
1908-1976

Né le 7 mai 1908 à Philadelphie, Pennsylvanie, décédé le 25 décembre 1976 à Philadelphie, H. Freed, neuropsychiatre, a participé avec Ernest Spiegel et Henry T. Wycis à l'invention en 1947 du stéréoencéphalotome.

Cette invention constitue un progrès technique décisif en matière de neurochirurgie, qui a permis la réalisation de thalamotomies partielles (lésion du noyau médian), en alternative aux lobotomies frontales.

Voir :
Ernst A. Spiegel, Henry T. Wycis, Herbert Freed, C. Orchinic, « The central mechanism of the emotions (experiences with circumscribed thalamic lesions) ». American Journal of Psychiatry 1951, 108, 426-432

Herbert Freed, M.D. Springfield, Illinois, chef de la Child Psychiatry Research Unit of the Philadelphia General Hospital est l'auteur de : The Chemistry and Therapy of Behavior Disorders in Children. Charles C Thomas, édit., 1962, 78 p. Il fut également professeur de psychiatrie à la Temple University de Philadelphie

Voir : O. Spurgeon English, « Memoir of Herbert Freed (1908-1976) ». Transactions and studies of the College of Physicians of Philadelphia 1977 Jul, 45, 1; 44-45.


[Soigner les fous, page 255, Chapitre La thalamotomie]

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Walter Jackson Freeman
1895-1972

Walter Freeman.

[Soigner les fous, pages 251, 252, 253, Chapitre La leucotomie frontale transorbitaire de Fiamberti et la lobotome transorbitale de Freeman]
[Soigner les fous, page 259, Chapitre Les leucotomies chez les enfants]
[Soigner les fous, page 261, Chapitre La psychochirurgie. Le déclin]
[Soigner les fous, page 267, Chapitre La neurochirurgie fonctionnelle]

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Fritz Adolf Freyhan
1912-1982

Né le 24 novembre 1912 à Berlin (Allemagne), décédé le 9 décembre 1982 à Washington, Fritz A. Freyhan a émigré -c'est-à-dire s'est exilé- en 1937 aux États-Unis après avoir fait ses études de médecine dans sa ville natale. Il est interne au Sydenham Hospital de New York, puis obtient un poste au Delaware State Hospital, Wilmington, en 1940. En 1961, il est nommé au National Institute of Mental Health de Bethesda, dans le Maryland et cinq ans plus tard, directeur de recherche au St. Vincent's Hospital and Medical Center. Il poursuit ses activités en pratique privée à Washington après avoir pris sa retraite en 1972.

Neuropsychiatre et chercheur en psychopharmacologie, il est connu pour avoir inventé le terme de 'symptôme cible' et pour ses études du flux sanguin cérébral et du métabolisme dans la schizophrénie.

Editeur de Comprehensive Psychiatry pendant plus de 20 ans, Fritz Freyhan a en outre été président de l'International Committee for Prevention and Treatment of Depression.

Ses recherches ont tout particulièrement porté sur l'utilisation de médicaments dans le traitement de la psychose et de la dépression. Il est l'un des tout premiers psychiatres d'Amérique du Nord -où l'influence de la psychanalyse était forte, et les découvertes réalisées dans d'autres continents souvent regardées avec un certain dédain- à avoir porté intérêt à la découverte du premier neuroleptique à Paris en 1952, avec les Canadiens Koeppe-Kajander et Lehmann.


[Soigner les fous, page 386, Chapitre La réception de la découverte de la chlorpromazine]

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Alexander H. Friedman
ca1926-1991

Alexander Friedman étudie aux Universités de New York et de Paris puis à la Yale University, est reçu docteur à l'University of Illinois et devient professeur de pharmacologie et de toxicologie at the Stritch School of Medicine of Loyola University [Loyola University Medical Center, Maywood, Illinois].

Entre bien d'autres recherches dont plusieurs portent sur les psychotropes, A. H. Friedman a conduit une expérimentation de l’harmine -qui est un alcaloïde de la rue de Syrie (Peganum Harmala)- dans le traitement de la catatonie, en référence aux travaux de Bourguignon et de Jong sur la bulbocapnine et à l’analogie entre certains symptômes parkinsoniens et catatoniques.


[Soigner les fous, page 321, Chapitre Le yagé et la rue de Syrie]

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Jacob Peter Frostig
1896-1959

Jakub Piotr Frostig ou Jacob Peter Frostig, né à Belz, Pologne [aujourd'hui Ukraine] le 25 mars 1896, est décédé le 21 août 1959 à Los Angeles.

C'est à Vienne qu'il entreprend des études de médecine, où il n'obtient son diplôme, guerre oblige [il sert dans l'armée autrichienne sur le front russe] qu'en 1921.

Puis il se spécialise en neuropsychiatrie auprès de Julius Wagner von Jauregg [1857-1940], Paul Schilder [1886-1940], Josef Gerstmann [1887-1969] et Constantin von Economo [1876-1931]. Il suit une brève analyse didactique avec son condisciple Otto Fenichel [1897-1946]. Par la suite, Frostig pratique lui-même la psychanalyse quelques années, au cours desquelles il a été en relation amicale avec Alfred Adler [1870-1937].

Dans les années 1922-1932, il travaille dans le service neuropsychiatrique de l'hôpital général de Lvov et comme chef du service de neurologique et de psychiatrique de l'hôpital militaire DOK VI.
Le 10 juillet 1924, il obtient son diplôme de spécialité à l'Université Jana Kazimierza de Lvov.

Il rédige et publie en 1933 un manuel de psychiatrie en deux volumes, Psychjatrja, publié en 1933 avec une préface d'Aleksander Domaszewicz [Aleksandra Domaszewicza]. Il était en outre membre du comité de publication de "Rocznik Psychiatryczny" et de l'Association psychiatrique polonaise [Polskiego Towarzystwa Psychiatrycznego].

En août 1932, il est nommé surintendant et directeur médical de l'hôpital psychiatrique Zofiówka à Otwock, Pologne, où il mène d'importantes recherches sur l'insulinothérapie et des électrochocs de 1932 à 1938 : cette année-là, il est invité à présenter sa méthode de traitement au Harlem Valley State Hospital, et reste définitivement aux Etats-Unis, où il poursuit ses travaux sur les chocs. Il s'installe en Californie, où il travaille au Cedars of Lebanon hospital [qui fait aujourd'hui partie du Cedars-Sinai Medical Center], enseigne au College of Medical Evangelists et consulte à la clinique de psychologie de l'Université de Californie du Sud.

L'épouse de Frostig, la Viennoise Marianne Bellak [1906-1985], est l'inventeur d'une méthode neuropsychopédagogique d'éducation des enfants ayant des difficultés d'apprentissage. Elle a fondé en 1947 le Frostig Center à Pasadena, Californie, qui fonctionne toujours aujourd'hui.

Sur Frostig, voir :
- l'article de Wikipedia [en polonais]
- Eugen Ziskind et Esther Somerfield-Ziskind, « Peter Jacob Frostig, M.D., 1896-1959 ». The American Journal of Psychiatry 2006, 117, 5; 479-480

Frostig a élaboré une technique particulière de sismothérapie qui porte son nom, l’électronarcose de Frostig qui n’est pas le sommeil provoqué par l’électricité, mais un électrochoc appliqué avec un courant élevé qui plonge le malade dans l’inconscience, puis en doublant l’intensité.
Jacob P. Frostig, A. Harreveld, S. Reznick, D.B. Tyler, C.A.G. Wiersma, « Electronarcosis in animals and in man ». Archives of Neurology and Psychiatry 1944, 51, 3 ; 232-242

[Soigner les fous, pages 208 et 209, Chapitre L'électronarcose de Frostig et l'électrochoc contrôlé de Paterson]

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Richard E. Frye
20ème-21ème siècle

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[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines C]

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Frank Fuller
19ème siècle

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[Soigner les fous, page 238, Chapitre La craniectomie des microcéphales idiots]

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John Farquhar Fulton
1899-1960

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[Soigner les fous, page 249 et page 252, Chapitre La psychochirurgie]

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Daniel H. Funkenstein
20ème siècle

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[Soigner les fous, page 283, Chapitre Le sodium et ses sels]

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Phinéas Gage
1823-1860

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[Soigner les fous, page 246, Chapitre Détruire la subsatnace nerveuse. L'expérimentation animale et les accidents chez l'homme]

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Thomas Gale
18ème-19ème siècle

Parmi ceux qui, après Benjamin Franklin [1706-1790] et Jan Ingenhousz [1730-1799] expérimentent à la fin du XVIIIème siècle l’électrothérapie voltaïque dans des indications neuropsychiatriques au sens large se distingue le médecin américain Thomas Gale, auteur d'un ouvrage intitulé

Electricity, or ethereal fire, considered : 1st. Naturally, as the agent of animal and vegetable life : 2d. Astronomically, or as the agent of gravitation and motion : 3d. medically, or its artificial use in diseases : comprehending both the theory and practice of medical electricity ; and demonstrated to be an infallible cure of fever, inflammation, and many other diseases : constituting the best family physician ever extant. Troy [N.Y.] : Printed by Moffitt & Lyon, 1802

Voir dans ce livre les articles : Madness (p.122-131), St. Vitus's Dance (p.138-140), hysterica (p.140-144), epilepsy (p.144-149)

[Soigner les fous, page 77, Chapitre L'électricité dans les asiles]

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Joshua Allen Gilbert
1867-1948

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[Soigner les fous, page 372, Chapitre La privation de sommeil ou agrypnie]

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Edwin Francis Gildea
1898-1977

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[Soigner les fous, page 289, Chapitre L'opothérapie surrénalienne. L'adrénaline et la corticothérapie]
[page 377, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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Douglas Goldman
20e siècle

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[Soigner les fous, page 60, Chapitre La cryothérapie générale]

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William Goodell
1829-1894

Le docteur Goodell, né le 17 octobre 1829, décédé le 27 octobre 1894, était un gynécologue eminent -selon l'article Wikipédia qui lui est consacré- à Philadelphie et professeur à l’université de Pennsylvanie.

Il était partisan de l’oophorectomie -c'est-à-dire l'ablation des ovaires- chez les femmes affectées de troubles nerveux aux époques menstruelles, avec des arguments inouïs et difficiles à concevoir de nos jours : « une femme qui est folle ne fait pas plus partie du corps social que ne le fait un criminel. Ensuite, sa mort est toujours un soulagement pour ses amis les plus chers. En troisième lieu, même si elle doit guérir de sa folie, elle reste toujours exposée à transmettre le germe de cette maladie » à sa descendance.

C'est ainsi qu'il pratique des interventions, mais les résultats qu'il présente à la Société de médecine de Pennsylvanie en mai 1881 ne sont guère encourageants.

Voir :
« Clinical notes on the extirpation of the ovaries for Insanity » [Read before the Medical Society of the State of Pennsylvania, May 1881]. The American Journal of Insanity, 1882, 38, 3, p.294-302 : « I am, indeed, not sure that in the progressive future, it will not be deemed a measure of sound policy and of commendable statemanship to stamp out insanity by castrating all the insane men and spaying all the insane women. » [p.295]

ainsi que :
- « A Years Work in Oophorectomy ». University Medical Magazine, University of Pennsylvania, 1888
- « The Effect of Castration on Woman, and Other Problems in Gynecology ». The Medical News; a Weekly Medical Journal, 1893

[Soigner les fous, page 220, Chapitre L'ovariectomie, ovariotomie ou oophorectomie]

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Francis Clark Grant
1891-1967

Né le 9 novembre 1891 à Philadelphie, Grant est un très éminent neurochirurgien américain formé auprès de Charles H. Frazier [1870-1936] puis d'Harvey Cushing [1869-1939]. En 1936, il est nommé professeur de neurochirurgie à l'Université de Pennsylvanie, succédant à Frazier. Ses travaux et sa pratique ont couvert tous les domaines de la neurochirurgie et de la technique neurochirurgicale. Il est décédé à l'hôpital de l'Université de Pennsylvanie le 20 novembre 1967.

Grant est l'un des premiers outre-Atlantique à avoir pratiqué des lobotomies, notamment par la voie transorbitaire selon la méthode inventée par Fiamberti.

En 1953, il cosigne avec d'autres spécialistes américains un article rapportant un succès remarquable par injection de novocaïne intra-cérébrale chez un homme de 52 ans souffrant d’obsessions graves et résistantes aux électrochocs : J. Martin Myers Jr, Frank E. Nulsen, Harold Dillon, Calvin S. Drayer, Manuel M. Person, Francis C. Grant et Lauren H. Smith, « An obsessive-compulsive reaction treated with prefrontal procaïne injection ». Journal of the American Medical Association 1953, 153, 11 ; 1015-1016

Sur Grant :
- George M. Austin, « Francis C. Grant : A brief bibliographical sketch ». Neurosurgery, 5, 1, 1958; XI-XIX
- C. Rupp, «Francis Clark Grant 1891-1967 ». Trans Am Neurol Assoc, 1969, 94; 362-363
- Biographie : Historical Medical Library of The College of Physicians of Philadelphia Francis C. Grant papers


[Soigner les fous, page 251, Chapitre La psychochirurgie]

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John Perdue Gray
1825-1886

John P. Gray, né le 6 août 1825 à Haffmoon, Pennsylvanie, obtient son diplôme de médecin à l'université de cet état en 1848.

En 1852, il succède à Nathan Benedict [1815-1871] -tombé malade en juin- comme surperintendent de l'asile d'aliénés de l'État de New York (Utica), avant d'être définitivement nommé en 1854. En 1882, Gray est victime d'une tentative d'assassinat, dont il semble s'être difficilement remis. Il meurt en fonction le 29 novembre 1886.

Il sera par ailleurs pendant 32 ans le rédacteur en chef de l'American Journal of Insanity.

Après Amariah Brigham [1798-1849] et Samuel Woodward [1787-1850], John Gray, superintendent d’Utica expérimentera le cannabis comme traitement de l'aliénation mentale, dont il rend compte de ses résultats dans un article en 1860 : « On the use of Cannabis indica in the treatment of insanity ». The American Journal of Insanity 1860, 16 ; 80-89

Il publiera par ailleurs son opinion sur l'effet de l’hyoscyamine, un alcaloïde des solanées, qu'il recommande dans tous les états d'excitation. Dans ces années 1880, le produit connaît une certaine vogue comme antispasmodique, narcotique, antalgique, et surtout comme sédatif.

L'article que Wikipédia lui consacre dit à juste titre qu'il a été « à l'avant-garde de la théorie de la psychiatrie biologique au XIXème siècle ».

On a de lui :
- General Paresis, or Incomplete Progressive Paralysis. Albany, NY, Van Benthuysen, 1866
- Insanity. Its dependence on physical disease [Read before the Medical Society of the State of New York, at its annual meeting, february, 1871]. Utica, NY: Roberts, 1871
- Insanity. Its frequency and some of its preventable causes. Utica, NY, 1886


[Soigner les fous, page 338, Chapitre L'hyoscyamine]

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William F. Green
20ème siècle

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[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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Ferdinand E. Greifenstein
1915–1997

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[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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Roy Richard Grinker
1900-1993

.

[Soigner les fous, page 362, Chapitre La narco-analyse]

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F.-H. Gunn
19ème-20ème siècle

Le docteur Gunn, of East St. Louis, Illinois, 513, Missouri Avenue est le co-auteur d'un article -illustré d'une photographie de l'intéressé- rapportant le cas d'un homme qui eut la tête fendue « jusqu’au milieu » par le couteau vertical d’une machine, la blessure passant par l’œil, le lobe frontal gauche entamé jusqu’à la scissure de Rolando, et qui guérit sans séquelles :

(avec H. C. Fairbrother) « Deep wound of brain ». The Journal of the American medical Association (Chicago) 23 mai 1914, 62, 21 ; 1634

« G. R., a Greek, aged 35, blacksmith, of robust physique, while engaged in a fight with another Greek, Dec. 27, 1913, received a stroke with an ordinary chopping-ax. As shown in the accompanying illustration, the head was literally split wide open. The skull was severed back to the coronal suture, and forward through the malar and superior maxillary bones down to the alveolar arch. The brain was severed about 1 inch to the left of the median line, through the frontal lobe back to a point near the fissure of Rolando. The left eye was cut through near the center. The patient was brought into the hospital, the head shaved and cleaned, the eye removed, the incision closed and secured with sutures and adhesives, and absolute rest enjoined. Perfect recovery followed without an untoward symptom. [...] »

[Soigner les fous, page 249, Chapitre La psychochirurgie]

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Graeme Monroe Hammond
1858-1944

le docteur Hammond, neurologue new-yorkais, est l'auteur d'une singulière prescription dans diverses pathologiques neuro-psychiatriques : l’usage du « bicycle », on parle de nos jours de bicyclette ou plus familièrement de vélo, à titre « systématique » pour la valeur de l’exercice musculaire et la « stimulation mentale » qu’il lui attribue, et avec succès dans des cas aussi divers que la poliomyélite, une névrite, une paralysie spasmodique hystérique, mais aussi chez six neurasthéniques et dans un cas de perversion sexuelle. Le treizième est un cas d’anomalie de l’appétit sexuel, en excès.

Etant entendu que dès qu’un malade a dépassé 35 ans, on ne peut lui prescrire d’exercice qu’en y mêlant un plaisir, le bicycle est un instrument de choix, qui allie ces deux éléments.

Græme M. Hammond, « The bicycle in the treatment of nervous disease ». The Journal of Nervous and Mental Disease 1892, 1 ; 36


[Soigner les fous, page 149, Chapitre Les bienfaits du bicycle]

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William Alexander Hammond
1828-1900

Le docteur William A. Hammond, neurologue et aliéniste du Bellevue Hospital de New-York, est considéré comme le premier à avoir testé le bromure de lithium et noté son efficacité dans diverses pathologies neurologiques et mentales : « congestion cérébrale avec ou sans tendance à l’hémorragie », « manie aiguë » congestive et « épisodes aigus de manie et de mélancolie », « congestions cérébrales avec illusions et hallucinations »

William A. Hammond, A Treatise on diseases of the nervous system. New-York, 1871 ; 754 p.
p.106-107 : « Lately, in consequence of the investigations of Dr. S. Weir Mitchell, of Philadelphia, I have made much use of the bromide of lithium in cerebral congestion with or without a tendency to hæmorrhage, and have had reason to prefer it to either the potassium or sodium salt. »
p.381 : « Latterly I have used the bromide of lithium in cases of acute mania, and have more reason to be satisfied with it than with any other medicine calculated to diminish the amount of blood in the cerebral vessels, and to calm any nervous excitement that may be present. The rapidity with which its effects are produced renders it specially applicable in such cases. The doses should be large – as high as sixty grains or even more- and should be repeated every two or three hours till sleep be produced, or at least till half a dozen doses be taken. After the patient has once come under its influence, the remedy should be continued in smaller doses, taken three or four times in the day. In cases of cerebral congestion attented with illusions and hallucinations, but without mania, the other bromides will answer the purpose – preferably the bromide of sodium. They may also be given in the more violent forms if the bromide of lithium cannot be obtenaid. »


Sur Hammond et le lithium, voir V. K. Yeragani et S. Gershon, « Hammond and lithium : historical update ». Biological Psychiatry 1986, 21 ; 1101-2].

Par ailleurs, en matière d'hypnotique et d'anticonvulsif, William Hammond donne sa préférence au bromure de calcium, plutôt qu'au très réputé bromure de potassium [« Note relative to the Bromide of Calcium ». New-York Medical Journal, december 1871, XIV, 6 ; 594-595] en ce qu’il agit plus rapidement en particulier dans l’insomnie et le delirium tremens ainsi que dans l’épilepsie.

Enfin, il défend l'intérêt des boissons alcoolisés dans les troubles du sommeil : l’Américain propose d'ajouter au bromure de potassium et à l’hydrate de chloral, à l’application du courant galvanique et au bromure de lithium, « une pinte de pale ale tous les soirs avant de se coucher. A ce dernier moyen, nous substituâmes peu de temps après un petit verre de whisky. » [Frédéric Labadie-Lagrave, Traité des maladies du système nerveux, 1879 ; 63, traduction de William A. Hammond, A Treatise on diseases of the nervous system. New-York, 1871 ; 754 p.]


[Soigner les fous, page 357, Chapitre Les bromures]
[page 397, Chapitre Le lithium et ses sels]
[page 414, Chapitre Les boissons alcoolisées]

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Ruth Flinn Harrell
1900-1991

C'est à la suite des travaux de Ruth F. Harrell publiés dans les années 1940 mais aussi ceux du Brésilien M. Vianna Dias en 1947, que la Vitamine B1 [thiamine ou aneurine] fut proposée dans le traitement des déficiences mentales, et, malgré des résultats médiocres et discutables, jugée alors supérieure aux autres thérapeutiques. Ce qui n'a pas été confirmé depuis.

Voir
- Ruth F. Harrell, Effect of added thiamine on learning. Sage Journals 1943, 45, 1
- G. de M. Rudolf, Hortham Colony, Almondsbury, near Bristol, Bristol Clinic for Functional Nervous Disorders, « The Treatment of Mental Defectives with Thiamine ». The Journal of Mental Science 1949, 95 ; 910-919 et 1950, 402 ; 265


[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines B]

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Titus Holiday Harris
1892-1969

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[Soigner les fous, page 418, Chapitre Les benzodiazépines]

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Joseph Hartshorne
1779-1850

Au début du XIXème siècle, divers médecins anglais et américains employèrent le houblon, Humulus lupulus, pour combattre l’excitation génésique et le priapisme, avec de meilleurs résultats que d'autres substances inventoriées dans notre livre.

Ainsi, le docteur Hartshorne est l'auteur d'un article où il cite un exemple dans lequel la lupuline, qui en est l’un de ses composants, « éteignit l’appétit vénérien sur un individu adonné à l’onanisme » [« La lupuline contre les érections morbides » Philadelphia medical Examiner. Résumé in : Annales médico-psychologiques 1852, I, 116-117].

J. Hartshorne, of Alexandria, in the District of Columbia, a soutenu sa thèse en 1805 : An inaugural essay on the effects produced by air upon living animals. Submitted to the examination of the Revd. John Andrews, D.D. Provost, (Pro tempore) the trustees, and medical faculty, of the University of Pennsylvania, for the degree of Doctor of Medicine, on the 5th day of June 1805.


[Soigner les fous, page 313, Chapitre Le houblon et la lupuline]

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George W. Henry
1889-1964

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[Soigner les fous, page 135, Chapitre Le drap mouillé comme moyen de contention]

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Harold E. Himwich
1894-1975

Dans deux articles publiés en 1939 dans The American Journal of Psychiatry, F. A. Duncan Alexander et Harold E. Himwich, d’Albany (New-York) présentent un nouveau traitement de choc de la schizophrénie par l’inhalation d’azote, qui tend à déclencher des convulsions et à entraîner une baisse du métabolisme cérébral :
- « Nitrogen inhalation therapy for Schizophrenia ». The American Journal of Psychiatry 1939, 94 ; 643-655
- « Nitrogen Therapy for Schizophrenia. Preliminary Report on Technique ». The American Journal of Psychiatry 1939, 96, 3].


[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]
[Soigner les fous, page 389, Chapitre Le Frenquel : un espoir déçu]

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Leland E. Hinsie
1893-1978

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[Soigner les fous, page 37, Chapitre Les mélanges oxycarbonés]

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Rebecca J. Hoagland
20ème siècle

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[Soigner les fous, page 274, Chapitre le placebo et son effet]

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William E. Holt
-1994

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[Soigner les fous, page 416, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Justin M. Hope
20ème siècle

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[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines B]

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Robert Ernest House
1875-1930

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[Soigner les fous, page 339, Chapitre La scopolamine]

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Charles Hamilton Hughes
1839-1916

Né le 23 mai 1839 à Saint-Louis (Missouri), décédé le 13 juillet 1916, Charles H. Hughes est un chirurgien, neurologue et aliéniste, expert médico-légal.

Après avoir participé à la guerre de Sécession, le Dr C. H. Hughes a été le superintendent, de 1868 à 1872 du grand asile d'aliénés du Missouri, le Missouri Asylum [Fulton State Asylum]. Il apparaît dans notre livre comme l'un de ceux qui recommande l’hyoscyamine en injection dans le délire maniaque et le Delirium Tremens. Cet alcaloïde d'une solanée, l'Hyoscyamus niger, est un très puissant sédatif, qui a connu une certaine vogue à la fin du XIXème siècle.

Fondateur et éditeur de la revue The Alienist and Neurologist. A Journal of Scientific, Clinical and Forensic Neurology and Psychology, Psychiatry and Neuriatry. Il fut l'un des premiers à décrire le réflexe bulbocaverneux.

Le Dr. Charles H. Hughes fut Professor of Neurology et le doyen [Dean] of the Barnes Medical College of St. Louis, Missouri, qui était une faculté de médecine privée.

Il a été considéré comme l'inventeur en 1884 du concept d'état limite, sous le nom de borderland : Borderland Psychiatric Records. Prodromal Symptoms of Psychical Impairment (Symptômes prodromiques d'altération psychique). Mais il ne s'agit guère que d'une forme primitive du borderline, état limite : borderland, qui signifie plutôt cas limite, correspond moins à une entité qu'à une symptomatologie oscillant entre trouble psychopathologique et normalité.

Auteur de
- The Neurological Practice of Medicine: A Cursory Course of Selected Lectures in Neurology, Neuriatry, Psychology and Psychiatry; Applicable to General and Special Practice. With 177 Illustrations. After the Author's Classroom Methods as a Teacher of Students.
- The curability of locomotor ataxia and the simulations of posterior spinal sclerosis (1884)
- The successful management of inebriety without secresy in therapeutics (1894)
- The Virile or Bulbo-cavernous Reflex. Alienist and Neurologist (1898)
- Normal and abnormal, rational and irrational, healthy or unhealthy delusion (1901)


[Soigner les fous, page 338, Chapitre L'hyoscyamine]

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Henry Mills Hurd
1843-1927

Né le 3 mai 1843 à Union City, Michigan, et décédé le 19 juillet 1927 à Atlantic City, New Jersey, Hurd a été le first director of the Johns Hopkins Hospital de Baltimore (Maryland), un poste qu'il a occupé pendant 22 ans, de 1889 à 1911.

Henry M. Hurd
, alors superintendant du Eastern Michigan Asylum in Pontiac (Michigan) est l'un de ceux qui, à la fin du XIXe siècle, a préconisé de traiter avec de la caféine les périodes de dépression de la « folie périodique », aujourd'hui dénommée trouble bipolaire [« The Treatment of Periodic Insanity ». The American Journal of Insanity, october 1882, 39 ; 174-180]

Hurd fut par ailleurs le secrétaire de l'American Medico-Psychological Association (devenue en 1921 l'American Psychiatric Association) de 1892 à 1897 et son président en 1898-1899.


[Soigner les fous, page 330, Chapitre La caféine]

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Richard Henry Hutchings
1869-1947

Décédé le 28 octobre 1947 à Clinton à l'âge de 78 ans, Richard H. Hutchings avait été le superintendent of St. Lawrence puis of the Utica State Hospital [NY], président de l'American Psychiatric Association, professeur de psychiatrie clinique à la Faculté de médecine de l'Université de Syracuse et rédacteur en chef de la revue The Psychiatric Quarterly.

Pour Richard H. Hutchings, la pellotine, l’un des alcaloïdes du peyotl, qui est cactus mexicain, est un narcotique et un sédatif efficace : il induit un sommeil calme et naturel et produit un calme satisfaisant aux agités [« Report on the use of pellotine as a sedative and hypnotic ». State Hospitals Bulletin, Utica, New-York, 1897, 2; 45-48].

R. H. Hutchings est l'auteur d'un important ouvrage, A Psychiatric Word Book (Utica, The State Hospitals Press, 1935, plusieurs fois réédité (7e éd. en 1943).

Un établissement de santé mentale communautaire auquel est adossé un centre de formation et d'enseignement porte son nom à Syracuse, NY, le Richard H. Hutchings Psychiatric Center.

Sur Hutchings, voir :
- H. A. Steckel, « Richard Henry Hutchings 1869-1947 ». Americal Journal of Psychiatry 1947, 104, 6; 431-432
- A. A. Brill, « In memoriam. Richard H. Hutchings 1869-1947 ». The Psychoanalytic Quartely 1948, 17, 1; 97-101
- E. G. Bewkes, « Tribute to Dr . Richard H. Hurkings ». Psychiatric Quarterly 1951, 25, 1; 20-23.


[Soigner les fous, page 320, Chapitre Le peyotl]

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Henry Ashmore Hutchinson
1855-1947

Né le 5 décembre 1855 à Trenton, New Jersey, décédé le 6 octobre 1947, le Dr H. A. Hutchinson, M.D., Superintendent of Dixmont Hospital à Pittsburgh de 1884 à 1945, a auto-expérimenté l’hyoscyamine, qui est l’un des principes actifs du Hyoscyamus niger à l'effet sédatif et hypnotique puissant : lors de cette expérience, une prise d’un centigramme et demi l’a plongé dans un état subcomateux qui dura onze heures et dont on eut quelque peine à le tirer.

Ce n’est donc qu’à très petites doses et avec la plus grande réserve que l’on doit prescrire ce redoutable produit [« Personal Experience with Hyosciamine as a Hypnotic ». The Alienist and Neurologist 1882, III ; 539-541, résumé dans les Annales médico-psychologiques (Paris) 1886, I, 304].

« Beginning as an eccentric and prodigious young assistant physician at Dixmont in 1879, Dr. Hutchinson took position as superintendent at age 29 and continued as such until age 90. Throughout his extensive career, he concerned himself with every detail of the hospital, from patients’ personal lives to the well-being of his employees. He was known for riding across the campus everyday in a horse-drawn carriage and taking notes of anything that could be improved. He later married Dr. Reed’s daughter [Sarah Fahnestock Reed, fille du Dr. Joseph A. Reed 1818-1884] and was given the honorary position of “Superintendent Emeritus” until his death in 1947. » [Dixmont's influential superintendant, in : Dixmont State Hospital, History]


[Soigner les fous, page 338, Chapitre L'hyoscyamine]

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David John Impastato
1903-1986

Né le 8 janvier 1903 à Mazara del Vallo, en Sicile (Italie), décédé le 28 février 1986 à Pasadena (Californie), David J. Impastato est un neuropsychiatre qui fut l'un des pionniers dans l'utilisation thérapeutique de l'electroshock [electroconvulsive therapy ou ECT] aux États-Unis au tout début des années 1940, une méthode de traitement révolutionnaire inventée par ses anciens compatriotes Ugo Cerletti [1877-1963] et Lucio Bini [1908-1964].

C'est avec une machine apportée d'Italie par Renato Almansi [1909-2000], neuropsychiatre émigré depuis peu aux États-Unis qu'Impastato effectue ses premiers électrochocs, dans son cabinet privé puis au Columbus Hospital, dirigé par les Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, the earliest ECT treatments reported by any hospital in the United States.

Avec Almansi, il publie les premiers résultats de l'essai clinique débuté le 6 février 1940 et qui s'est déroulé sur cinq mois : « Electrically Induced Convulsions in the Treatment of Mental diseases [et non Illness] ». New York State Journal of Medicine, September 1940, 40, 1315-1316.

Ils publieront ensuite « The electrofit in the treatment of mental disease ». Journal of Nervous & Mental Disease, oct. 1942, 96, 4 ; 395–409 et « A study of over two thousand cases of electrofit-treated patients ». New-York State Journal of Medicine, nov. 1943, I ; 2057-2064.

Impastato a été à bon droit considéré comme l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de la question.

Voir notamment : Mark L. Ruffalo, Remembering David J. Impastato, M.D., Pioneer in ECT. The first psychiatrist ti administer ECT in North America [Posted August 22, 2020].


[Soigner les fous, page 200, Chapitre L'électroconvulsivothérapie]

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Charles Thomas Jackson
1805-1880

Né le 21 juin 1805 à Plymouth (Massachusetts) et décédé le 28 août 1880 à Somerville (Massachusetts), C.T. Jackson fut docteur en médecine (reçu en 1829), chimiste, géologue [il a étudié la géologie à l'École des Mines à Paris] et minéralogiste. Il est considéré comme le co-découvreur des effets anesthésiants de l’éther.

C'est sur son instigation que deux dentistes américains, Horace Wells et William Morton qui était l'un de ses étudiants en chimie, effectuèrent les premières utilisations médicales de l’éther en septembre 1846.

Jackson conduira, ainsi qu'il le rapporte dans son Manuel, quelques cures avec Luther Vose Bell, du McLean Asylum de Somerville, près de Boston, dans plusieurs pathologies mentales : ‘furious maniac’, ‘suicidal female patients’, ‘delusions’, avec des résultats contrastés [A Manual of Etherization. Boston, J.B. Mansfield, 1861].

C'est dans ce McLean Asylum, où il avait été admis pour troubles mentaux, qu'il passa la fin de son existence.


[Soigner les fous, page 345, Chapitre L'éther]

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Walter Abraham Jacobs
1883-1967

Né le 24 décembre 1883 à New York City, décédé le 12 juillet 1967 à Los Angeles, Jacobs est avec Lyman C. Craig l'un des deux chercheurs prolifiques en chimie et pharmacologie at The Rockefeller Institute for Medical Research de New York, auxquels est due la découverte en 1934 du LSD ou acide lysergique, qui est le psychodysleptique de synthèse le mieux connu et sans doute le plus consommé au monde.

Walter A. Jacobs avait entrepris des études à l'Université de Columbia, poursuivies à Berlin sous la direction d'Emil Fischer [1852-1919], où il est reçu docteur en 1907.

C'est dans leurs articles publiés en 1934 que Jacobs et Craig caractérisent un produit obtenu par hydrolyse alcaline de l'ergotinine, qu'ils nomment acide lysergique, car il était obtenu par la lyse de l'ergot [voir Lyman Creighton Craig, A Biographical Memoir by Stanford Moore].

Walter A. Jacobs et Lyman C. Craig co-signent cette année-là :
- The ergot alkaloids. II. The degradation of ergotinine with alkali. Lysergic acid. Journal of Biological Chemistry 1934, 104; 547-51.
- The ergot alkaloids. III. On lysergic acid. Journal of Biological Chemistry 1934, 106; 393-99

Sur Jacobs, voir : Robert C. Elderfield, « Walter Abraham Jacobs ». National Academy of Sciences. 1980. Biographical Memoirs, Volume 51, Washington DC.


[Soigner les fous, page 412, Chapitre Le LSD]

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Carlyle Ferdinand Jacobsen
1902-1974

Carlyle F. Jacobsen fut diplômé Ph.D. en 1928 de l'Université du Minessota avec un mémoire intitulé : A study of Cerebral Functioning in Learning : The Frontal Lobes [éd. en 1931], puis professeur de neuropsychologie médicale à l'Université de Yale [School of Medicine. Department of Physiology]

Il a fait partie de ce qui a été appelé l'École de Fulton, du nom du grand neurophysiologiste John F. Fulton [1899-1960]. Tous deux ont décrit les résultats d’une lobectomie frontale bilatérale chez le chimpanzé, qui impressionnèrent le médecin portugais Egas Moniz [1874-1955] : « Influence of motor and premotor area lesions upon the retention of acquired skilled movements in monkeys and chimpanzees ». Research Publications of the Association fot Research in Nervous and Mental Diseases 1934, 13 ; 225-247.

En 1935, ils sont les auteurs d'une communication remarquée au IIème Congrès International de Neurologie [Londres] consacré à la physiologie des lobes frontaux, qui traite d'une intervention réalisée sur deux chimpanzés, Lucy et Becky.
L’un des deux singes, après ablation des deux aires prémotrices, semblait avoir trouvé la sérénité : « It was as if the animal had joined the happiness cult of the Elder Micheaux, and had placed its burdens with the Lord. » [John Fulton et Carlyle Jacobsen, « The functions of the frontal lobes. A comparative study in monkeys, chimpanzees, and man ». Abstracts of the Second International Neurological Congress 1935 ; 70-71].

C'est là pour Moniz l'une de ses principales sources d'inspiration qui l'amena à réaliser peu après ses premières lobotomies chez des malades mentaux.


[Soigner les fous, page 249, Chapitre La psychochirurgie]

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Charles H. Jones
20ème siècle

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[Soigner les fous, page 253, Chapitre La psychochirurgie]

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Jacob Daniel Kanofsky
21e siècle

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[Soigner les fous, page 352, chapitre Les vitamines C et E]

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Mihran Krikor Kassabian
1870-1910

Né le 25 aout 1870 à Kayseri [Césarée, en Cappadoce, Empire ottoman], Kassabian est décédé le 14 juillet 1910 au Jefferson Hospital de Washington des suites d'une maladie contractée dans l'exercice de ses fonctions.

Eminent radiologue et électrothérapeute d'origine arménienne, Mihran Kassabian est l'un des principaux promoteurs de la radiothérapie cérébrale (rayons X de Rœntgen) dans le traitement de l'épilepsie.

Cette méthode de traitement avait également été employée avec des résultats inconstants dans diverses maladies nerveuses et médullaires : paralysies spasmodiques, névralgies et névrites, syringomyélie, sclérose en plaques, et même la Paralysie Générale [Mary de Young, Encyclopedia of Asylum Therapeutics, 1750-1950s, 2015, p. 270].


[Soigner les fous, page 145, Chapitre Les rayons X]

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Solomon Katzenelbogen
1890-?

S. Katzenelbogen, clinical professor of psychiatry, rapporte dans « Recent developments in treatments in psychiatry » [International Record of Medicine 1951, 164, 2 ; 59-61] les résultats des essais thérapeutiques conduits par Armando Ferraro [1896-1982] avec l'éther en injection intra-veineuse dans la psychose maniaco-dépressive, et dans les syndromes dépressifs en général : l’auteur relève « une certaine amélioration », surtout dans le comportement, dans plus des trois-quarts des cas.

Et dans la même revue en 1951, les résultats favorables obtenus avec l'association histamine-électrochocs par Arthur M. Sackler et coll.

Il est l'auteur de :
- The cerebrospinal fluid and its relation to the blood. Baltimore, The Johns Hopkins press, 1935
- (avec Herbert E. Harms et Dean A. Clark) « Insulin shock treatment of schizophrenic patients ». Archiv of Neurology & Psychiatry, january 1938, 39(1); 1-13
- « A Critical Appraisal of the 'Shock Therapies' in the Major Psychoses, I- Insulin ». Psychiatry, nov. 1939, 2(4); 493-505
- « A Critical Appraisal of the 'Shock Therapies' in the Major Psychoses, II- Insulin ». Psychiatry, 1940, 3(2); 211-228
- « A Critical Appraisal of the 'Shock Therapies' in the Major Psychoses, III- Convulsive Therapy ». Psychiatry, aug. 1940, 3(3); 409
- (avec Robert Cohn) « Electroencephalographic Changes Induced by Intravenous Sodium Amytal ». Experimental Biology and Medicine, 1942, 49(4)
- « Dementia praecox. Formulation by Kraepelin, Bleuler and Meyer ». The Psychiatric Quarterly 1942, 16; 439-453
- « The Nose. An Experimental Study of Reactions within the Nose in Human Subjects during Varying Life Experiences ». The American Journal of Psychiatry, July 1951, 108(1); 74-75
- « Life Stress and Bodily Disease. Proceedings of the Association for Research in Nervous and Mental Diseases ». American Journal of Psychiatry, 1952, 108(9), pp. 717–718
- « Some Common Psychosomatic Manifestations ». The American Journal of Psychiatry, april 1953, 109(10); 798
- Analyzing Psychotherapy. Philosophical Library, 1958


[Soigner les fous, page 346, Chapitre L'éther]

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Abner Otis Kellogg
1818-1888

A.O. Kellogg, aliéniste réputé, fut assistant physician du State Lunatic Asylum, Utica, N.Y. et assistant du Dr. J.M. Cleaveland, Superintendent du Hudson River State Hospital in Poughkeepsie, Dutchess County, New York (ou State Insane Asylum, NY].

Dans la relation publiée en janvier 1869 des visites qu'il a effectuées dans les principaux asiles d'aliénés européens, Kellogg évoque un système utilisé à l’asile du Lancashire à Prestwich, qu’il appelle refractory bath, que Dumesnil traduit par « bain de l’intraitable » ou « bain de l’indompté » [Annales médico-psychologiques 1871, II ; 264 et 457], et qui ressemble sans aucun doute aux bains de force -dans des baignoires à couvercle- auquel étaient soumis dans nombre d'asiles quelques aliénés opposants, agressifs, violents, dangereux.

« It consists of an ordinary bath tub, covered with a board in which there is a round opening, just large enough to grasp the neck of the patient securely, leaving the head to be showered, perhaps, with cold water above, while the body is in the bath below; reminding one of th stocks anciently in use in England for offenders, with this important difference, that whereas only the feet of the criminal were 'in chencery' the head of the 'refractory' insane man was in this position, thus confining him as effectually as though it was in the ancient pillory.
We saw in England the head of one unfortunate in this modern one, and were told he had been treated thus during several hours a day for a week at a time.
We asked the young physician who conducted us, if this part of the non-restraint system was looked upon as medical and curative, or moral and disciplinary. 'Both', was the prompt reply. 'Do you blister' we continued, 'in certain cases' ? 'Certainly' said he. 'And do you regard the blister as a medical or moral means ?' we continued. He smiled, and said that the blister was also regarded as having a two-fold efficacy in certain cases.
Now, we object to such means, as being neither medical nor moral; and question the consistency of those who seek to disparage a camisole or muff put on a violent patient, or one who persistently denudes himself, because public sentiment is opposed to it, while he takes his own patient to this 'refractory bath', and puts his head through a hole in its cover just large enough to encircle his neck, whether he calls the operation a medical or moral means - restraint or non restraint. »

[« Notes of a Visit by Dr. Kellogg, to some of the principal Hospitals for the Insane, in Great Britain, France, and Germany, with observations on the use of Mechanical Restreint in the treatment of the Insane ». American Journal of Insanity, January 1869, XXV, 3; 281-308 : p. 294].



Kellogg est surtout connu comme l'auteur de : Shakespeare's Delineations of Insanity, Imbecility and Suicide. New York, Hurd and Houghton, 1866 [paru précédemment dans l'American Journal of Insanity, d'avril 1856 à janvier 1864].


[Soigner les fous, page 44, Chapitre Bains d'immersion et baignoire à couvercle]

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Rosemary Kennedy
1918-2005

.

[Soigner les fous, page 252, Chapitre La psychochirurgie]

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Seymour S. Kety
1915-2000

.

[Soigner les fous, page 407, Chapitre L'imipramine]

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Josef Alfred Kindwall
20ème siècle

.

[Soigner les fous, page 135, Chapitre Le drap mouillé comme moyen de contention]

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George Hughes Kirby
1875-1935

.

[Soigner les fous, page 175, Chapitre La malariathérapie]

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Daniel H. Kitchen
19ème siècle

.

[Soigner les fous, page 314, Chapitre La ciguë]
[page 316, Chapitre L'ergot de seigle]

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Ernest S. Klein
1911-1972

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[Soigner les fous, page 205, Chapitre L'électrochocthérapie. Anesthésie et curarisation]

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Nathan S. Kline
1916-1983

.

[Soigner les fous, pages 391 et 392, Chapitre La réserpine]
[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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Theophil Klingmann
1868-1948

.

[Soigner les fous, page 338, Chapitre La scopolamine]

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John Christian Krantz
1899-1983

.

[Soigner les fous, page 197, Chapitre La cardiazolthérapie. La cure combinée et les alternatives chimiques au cardiazol]

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Paul Edward Kubitschek
1897-1967

.

[Soigner les fous, page 245, Chapitre La méningite aseptique]

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Scott LaMola
20ème-21ème siècle

.

[Soigner les fous, page 282, Chapitre Le manganèse]

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Levi Cooper Lane
1828-1902

.

[Soigner les fous, page 238, Chapitre La craniectomie des microcéphales idiots]

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James W. Layman
20ème siècle

.

[Soigner les fous, page 362, Chapitre Les barbituriques]

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Timothy Leary
1920-1996

.

[Soigner les fous, page 413, Chapitre Le LSD]

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Carl E. Lengyel
1908-1988?

.

[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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Nolan D. C. Lewis
1889-1979

.

[Soigner les fous, page 261, Chapitre La psychochirurgie]

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Erich Lindemann
1900-1974

Originaire d'Allemagne.

[Soigner les fous, page 362, Chapitre Les barbituriques]

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Basile Lipetz
20ème siècle

.

[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]

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Harry P. Loomer
1909-1995

.

[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iprroniazide]

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Bernard Ludwig
20ème siècle

.

[Soigner les fous, page 417, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Max L. Lurie
1920-2008?

.

[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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Benedict Lust
1872-1945

D'origine allemande, .

[Soigner les fous, page 45, Chapitre Le bain de siège à friction]

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James Gilbert Lyerly
1893-1990

James G. Lyerly est un neurochirurgien né le 2 mars 1893 à Granite Quarry, dans le Rowan County, près de Salisbury, Caroline du Nord, décédé le 4 mars 1990 dans le Clay County.

James Lyerly fait ses études au Medical College de Virginie à Richmond. Il est interne au Grace Hospital de Richmond puis, après sa réception au doctorat en 1920, au Memorial Hospital, l'un des hôpitaux du Medical College of Virginia. Dans cet établissement exerce le Dr. C. C. Coleman, Professor of Neurosurgery, qui lui propose de travailler avec lui dans un cabinet privé comme Assistant of Neurosurgery.

Le Dr Coleman ayant été nommé professeur de neurochirurgie au Medical College of Virginia et professeur de chirurgie buccale à l'École de médecine dentaire, Lyerly est à son tour chargé d'enseignement de chirurgie dentaire et nommé professeur adjoint de neurochirurgie.

Puis, en 1934, Lyerly quitte Richmond et s'installe à Jacksonvillle en Floride où il fonde un centre neurochirurgical dont l'équipe de chirurgiens sera plus tard connue sous le nom de Lyerly Neurosurgery Group, après qu'il eut pris sa retraite en 1971.

Il a en outre été chef de service des hôpitaux de St. Vincent, St. Luke, et de Brewster, fut membre fondateur de la Harvey Cushing Neurosurgical Association, et membre de l'American College of Surgeons.

James G. Lyerly Sr est l'un des tout premiers outre-atlantique, après Freeman et Watts, à pratiquer la lobotomie classique, puis comme Poppen la section à ciel ouvert.


[Soigner les fous, page 251, Chapitre La psychochirurgie]

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Harold Victor Maddox
ou V. Harold Maddox
1923-2010

V. H. Maddox, né le 24 septembre 1923, décédé à Holland, Michigan le 11 novembre 2010, médecin et chimiste. Chercheur des laboratoires Parke, Davis & Company à Detroit, Michigan, réalise la synthèse en mars 1956 de la phencyclidine ou PCP, plus tard appelé 'angel dust', un psychotrope hallucinogène dont le dérivé le plus connu est la kétamine.


[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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William Malamud
1896-1982

.

[Soigner les fous, page 245, Chapitre La méningite aseptique]

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Wallace Marshall
1904-1982

Wallace Marshall est né le 19 juillet 1904 à Appleton, Wisconsin, et décédé le 14 août 1982 à Mobile, Alabama.

Interne du Cook County Hospital en 1932-1933, reçu docteur à la Northwestern University en 1933, il exerce la médecine à Two Rivers et à Watertown dans le Wisconsin, au Central State Hospital, Pineville, Louisiane, et à Heflin et Anniston, en Alabama. W. Marshall est à l'origine de la théorie de la psychoallergie.

Avec son collègue Tarwater, il rapporte d'un essai thérapeutique avec l'histamine chez 36 « psychotiques » des résultats intéressants, mais éphémères.

Voir :
- (avec James S. Tarwater) « Use of Histamine Phosphate and Peptone Solution in the Treatment of Neuroses and Psychoses ». Journal of Nervous & Mental Diseases 1938, 88 ; 36
- Influence of Histamine on Behaviour in Psychotic Patients. Medical World 1939, 57; 584
- Immunologic psychology and psychiatry. University of Alabama Press, 1977; XVIII-197 p.

et par ailleurs
- Noise of Great Water, 1947
- Essentials of Medical Research. New York, 1953
- Immunologic Psychology and Psychiatry. University of Alabama Press, 1977


[Soigner les fous, page 377, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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William McGlothlin
20ème siècle

W. McGlothlin, du Département de Psychologie à l'Université de Californie (Los Angeles), apparaît dans notre livre en tant que co-auteur d'une étude rétrospective concernant l’expérimentation médicale du L.S.D. en Californie, entre 1955 et 1961, qui totalise, sur l’ensemble des 247 cobayes (volontaires sains), 24% de médecins et de psychologues.

William H. McGlothlin & David O. Arnold, « LSD revisited : a ten-year follow-up of medical LSD use ». Archiv of General Psychiatry 1971, 24 ; 35-49

[Soigner les fous, page 413, Chapitre Le LSD]

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Herbert L. Meltzer
1921-

H. L. Meltzer, du New York State Psychiatric Institute, est avec R. R. Fieve l'un des auteurs des principaux essais thérapeutiques avec le rubidium conduits aux Etats-Unis à la fin des années 1960 : le lithium ayant démontré son effet anti-maniaque, il était naturel que l’on expérimente cet antagoniste du lithium dans le traitement des états dépressifs.

Chez l’animal (macaque), le chlorure de rubidium accroit la vigilance et l’activité, mais sa toxicité lorsqu'il est administré par voie veineuse impose qu'il ne le soit que per os. Son effet anti-dépresseur est encore discuté, tandis que des recherches se poursuivent pour préciser son éventuelle action thymorégulatrice.

Le principal ouvrage de Herbert Meltzer, The Chemistry of Human Behavior, a été publié à Chicago en 1979.

Ronald R Fieve, Herbert L Meltzer, Reginald M Taylor, « Rubidium chloride ingestion by volunteer subjects: initial experience ». Psychopharmacologia 1971


[Soigner les fous, page 402, Chapitre Le rubidium]

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William Claire Menninger
1899-1966

Né le 15 octobre 1899 à Topeka [Kansas], décédé le 6 septembre 1966 dans cette même ville, W.C. Menninger a été reçu docteur en médecine en 1924 au Cornell University Medical College, New York, effectue un internat au Bellevue Hospital de New York, et obtient sa spécialisation au St. Elizabeths Hospital de Washington.

William C. Menninger est avec Lafora l'auteur de recherches sur l'utilisation du vaccin antityphique comme méthode de traitement neuropsychiatrique : le vaccin engendre une fièvre [hyperpyrétothérapie], mais aussi un choc protéinique [colloïdothérapie].

William, son père Charles Frederick Menninger 1862-1953 et son frère Karl Augustus Menninger 1893-1990, tous deux psychiatres comme lui, ont dirigé une clinique psychiatrique, la Menninger Clinic, et fondé la Menninger Foundation à Topeka [Kansas] for treatment of behavioral disorders.


[Soigner les fous, page 163, Chapitre Les pyrétothérapies ou pyrothérapies]

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Frederick Albert Mettler
1907-1984

Fred Mettler, né à New York City, est un neurologue, professeur de neuro-anatomie à la Columbia University College of physicians and surgeons de New York, qui a laissé son nom dans l'histoire de la psychochirurgie.

Avec J. Lawrence Pool, Fred A. Mettler, du New Jersey State Hospital, est à l’origine de l'invention de la topectomie, cette technique hardie de ‘traitement’ en 1946 qui consiste en la résection, l'ablation de certaines aires préfrontales.

Il est l'auteur, entre autres publications, de
- Neuroanatomy. St. Louis, C.V. Mosby, 1942, 476 p., ill. (2e éd. 1948)
- Culture and the structural evolution of the neural system. American Museum of Natural History, 1956
- (avec Cecilia Charlotte Mettler) History of medicine. A correlative text, arranged according to subjects. Philadelphia, Blakiston, 1947; XXIX-1215 p.
- (avec H. Houston Merritt and Tracy Jackson Putnam) Fundamentals of clinical neurology. Blakiston, 1947
- Selective Partial Ablation of the Frontal Cortex. A Correlative Study of its Effects on Human Psychotic Subjects. The Columbia-Greystone Associates. New York, Paul B. Hoeber éd., 1949, 517 p., ill.
- Anatomic structures and physiologic systems. The Psychiatric Quarterly, janvier 1964, 38; 203-247


[Soigner les fous, page 254, Chapitre La topectomie préfrontale de Pool et la résection sous-corticale de Scoville]

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Stanley T. Michael
1912-1986

Né à Pittsburgh, docteur à l'University of Prague en 1937, S. T. Michael est un psychiatre, medical director of the New York Institute for Research into Contemporary Medicine de 1979 à sa mort.

Il est surtout connu comme l'un des auteurs d'une importante étude d'épidémiologie psychiatrique de 1962 conduite par l'Université Cornell à Midtown qui portait sur un échantillon représentatif de 1660 adultes d'un quartier résidentiel de l'East Side de 175 000 habitants qui établit que quatre d'entre eux sur cinq souffraient de troubles psychiques de diverses natures.
[Leo Srole, Thomas S. Langner, Stanley T. Michael, Marvin K. Opler, Alexander Leighton, Eleanor Leacock & Vera Rubin, Mental Health in the Metropolis. The Midtown Manhattan Study. New York, McGraw-Hill, 1962; 428 p.].

Parmi bien d'autres études psychopharmacologiques, Michael a conduit avec Ruggles un essai thérapeutique pour évaluer l'effet de la vitamine E ou tocophérol dans diverses pathologies mentales : une amélioration a été constatée dans une forte minorité de cas de dépression, d’agitation, d’anxiété, et un complet échec dans les autres formes de pathologie mentale.
[Stanley T. Michael et Arthur H. Ruggles, « Vitamin E in treatment of mental disorders ». Archives of Neurology & Psychiatry 1947, 58(3) ; 351-353]

Sur Michael et son œuvre, voir la conférence d'Ernest Millman, Columbia University, « Midtown's Psychiatrist: A tribute to Stanley T. Michael M.D. »


[Soigner les fous, page 352, Chapitre Les vitamines C et E]

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Silas Weir Mitchell
1829-1914

Né le 15 février 1829 à Philadelphie [Pennsylvanie] où il décède le 4 janvier 1914, S. Weir Mitchell est reçu docteur en médecine au Jefferson Medical College en 1850, et sera le président de l'American Neurological Association en 1908-1909.

Pendant la Guerre de Sécession, il est chargé des troubles nerveux post-traumatiques au Turners Lane Hospital de Philadelphie et traite de très nombreux soldats choqués lors des combats par l’hypnose.

Il est également l'introducteur en 1870 du bromure de lithium dans la thérapeutique en 1870.

Mais Mitchell est surtout célèbre pour sa méthode de rest-treatment, de son temps mondialement connue et renommée, le repos au lit dans le traitement des formes graves d’hystérie et de neurasthénie, combiné avec l’isolement, la suralimentation, l’électrothérapie faradique et le massage.

S. Weir Mitchell est l'auteur de très nombreux articles et ouvrages, dont :
Fat and Blood, and how to make them. Philadelphia, J. B. Lippincott & Co., 1877; 101 p. [2nd ed. rev., 1878; 109 p.], titre assez curieux, qui devient dans la traduction française :
Du traitement méthodique de la neurasthénie et de quelques formes d'hystérie, par Weir Mitchell. Traduit par le Dr Oscar Jennings. Avec une introduction par M. le professeur B. Ball. Paris, O. Berthier, 1883; IX-172 p.

Injuries of Nerves and Their Consequences. Philadelphia : J.B. Lippincott & Co., 1872; 377 p.

Wear and Tear, or Hints for the Overworked. Philadelphia, J.B. Lippincott & Co, 1871; 141 p.


[Soigner les fous, page 100, Chapitre Renaissance de l'hypnose]
[Soigner les fous, page 124, Chapitre La clinothérapie ou séjour prolongé au lit]
[Soigner les fous, page 277, Chapitre Régime carné, lacté et végétarien]
[Soigner les fous, page 327, Chapitre L'homéopathie]
[Soigner les fous, page 348, Chapitre Les dérivés nitrés. Le nitrite d'amyle dans la mélancolie et l'épilepsie]
[Soigner les fous, page 397, Chapitre Le lithium et ses sels]

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Joseph Waldron Moore
1879–1968

En 1913, Joseph W. Moore et son collègue d'origine japonaise Hideyo Noguchi, tous deux chercheurs au Rockefeller Institute for Medical Research de New-York et médecins du Central Islip State Hospital à Long Island [New York] publient leur formidable découverte de la présence de spirochètes [treponema pallidum, découvert en 1905 par Fritz Richard Schaudinn et Hoffmann] dans le cerveau des paralytiques généraux.

Cette découverte met définitivement un terme à une très ancienne controverse, même après que le Français Alfred Fournier [1832-1914] ait établi en 1879 l'étiologie syphilitique : la paralysie générale, décrite initialement par le Français Antoine-Laurent-Jessé Bayle [1799-1858] (la Maladie de Bayle) est bien due à la syphilis, et en représente le stade tertiaire.

[« A demonstration of treponema pallidum in the brain in cases of general paralysis ». Journal of experimental medicine et S.D. Biologie, 1er février 1913, 17, 2 ; 232–238]

[Soigner les fous, pages 174 et 179, Chapitre La malariathérapie]

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John Desneval Moriarty
1915-1994

John D. Moriarty, né le 7 juin 1915 à Jacksonville, Illinois et décédé le 3 avril 1994 à San Diego, Californie est un psychiatre spécialisé en alcoologie qui a longtemps exercé à Hollywood et suivi nombre de stars du milieu cinématographique. Il a par ailleurs et pendant 16 ans enseigné aux psychiatric residents du Veterans Hospital on the Westside.

Il apparaît dans notre ouvrage pour son expérimentation du dioxyde de carbone comme traitement des troubles mentaux (la carbonarcose inventée par Von Meduna) : les effets sont favorables dans les névroses et les troubles psychosomatiques, et la méthode jouerait un rôle facilitateur de la psychothérapie psychanalytique.

John D. Moriarty, « Evaluation of carbon dioxide inhalation therapy ». The American Journal of Psychiatry 1954, 110 ; 765-769

Moriarty est également l'auteur de Psychiatric Treatment Is Much More Than Psychotherapy. Biologic therapies and illustrative case studies. SoCal Medical Press, 1992; 325 p.

« Dr. John Desneval Moriarty, 78, Hollywood psychiatrist who was an expert on alcoholism. A native of Jacksonville, Illinois, Moriarty was educated at Illinois College and Northwestern University Medical School. He served as a Navy psychiatrist during World War II and later set up practice in Hollywood. Although he treated many film stars, he steadfastly refused to discuss them either in interviews or in his writings. As a trustee of the National Alcoholism Foundation, Moriarty helped establish a center for the study of alcoholism. He also taught psychiatric residents at Veterans Hospital on the Westside for 16 years and wrote more than 40 articles for scientific journals. Advocating physical and chemical treatment as well as talk therapy for psychiatric disorders, Moriarty last year completed a book, “Psychiatric Treatment Is Much More Than Psychotherapy.” »
[Los Angeles Times, 9 avril 1994]



[Soigner les fous, page 37, Chapitre Les fluides aériformes. Les mélanges oxycarbonés]

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Charlotte Munn
20e siècle

Charlotte Munn, médecin psychiatre au Rockland State Hospital in Orangeburg [aujourd'hui Rockland Psychiatric Center] New York [et non en Caroline du Sud comme il est écrit dans notre livre], est l'une des premières sur le continent nord-américain à traiter des malades mentaux -cinq patients atteints de catatonie stuporeuse- par l'insuline selon la méthode de Sakel, sans en retirer aucun profit : deux « n’ont pas été modifiés », les trois autres présentent une amélioration qui selon l’auteur ne paraît devoir être attribuée à l’hormone.

[« Insulin in catatonic stupor ». Archive of Neurology and Psychiatry, 1935, 34, 2 ; 262-269]


[Soigner les fous, page 184, Chapitre L'insulinothérapie]

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Maynard Murray
20e siècle

M. Murray et son collègue Douglas Goldman, tous deux psychiatrists at the University of Cincinnati, recourent à l’hibernothérapie classique qui est une réfrigération physique généralisée, associée à un cocktail médicamenteux : après administration de barbituriques et anesthésiques (nembutal, pentothal, seconal, amytal), 16 patients sont mis en chambre froide, à une très basse température, des vessies de glace étant en outre appliquées sur leur corps de manière à maintenir leur température centrale entre 29 et 30°.

Dix sujets n'en tirent aucun bénéfice, une amélioration transitoire est constatée pour quatre autres, sans que l'on puisse faire la part entre les effets du froid et ceux des sédatifs.

Surtout, il s'avère que la méthode est très dangereuse, puisque deux patients décèdent de pneumonie au cours de l'étude [« Studies on the use of Refrigeration Therapy in Mental Disease with Report of Sixteen Cases ». Journal of Nervous and Mental Diseases 1943, 97 ; 152-165].

L'hypothermie thérapeutique avait auparavant expérimentée par John Talbott et Kenneth J. Tillotson, Physiologic Effect of Hypothermia, 1941.

Maynard Murray [1910-1983] est un médecin et biologiste, pionnier dans l'emploi des sels minéraux marins [sea-solids] en agriculture.


[Soigner les fous, page 60, Chapitre La cryothérapie générale]

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J. Martin Myers Jr
1919-2021

Jacob Martin Myers est né le 16 août 1919 à Mercersburg, Pennsylvanie, et décédé le 20 juillet 2021. Docteur en médecine de la Johns Hopkins University, School of Medicine, il exerce comme psychiatre à l'Institute of the Pennsylvania Hospital à partir de 1951. A partir de 1970, il dirige le Department of Psychiatry at the Pennsylvania Hospital at Eighth St., travaillant notamment sur le lithium et les troubles bipolaires.

En 1953, il cosigne avec d'autres spécialistes américains un article rapportant un succès thérapeutique remarquable chez un homme de 52 ans souffrant d’obsessions graves et résistantes aux électrochocs par des injections de novocaïne intra-cérébrale : 45 cm3 de novocaïne dans les lobes frontaux, suivi d’une deuxième injection de 10 cm3 dans chacun d’eux. Et parmi les schizophrènes soumis au traitement, certains sont présentés comme guéris, tandis que d’autres restent dans le même état.

J. Martin Myers Jr, Frank E. Nulsen, Harold Dillon, Calvin S. Drayer, Manuel M. Person, Francis C. Grant et Lauren H. Smith, « An obsessive-compulsive reaction treated with prefrontal procaïne injection ». Journal of the American Medical Association 1953, 153, 11 ; 1015-1016


[Soigner les fous, page 244, Chapitre Les injections intracérébrales pharmacologiques]

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Abraham Myerson
1881-1948

D'origine lithuanienne, Abraham Myerson est un neuropsychiatre, qui, entre bien d'autres fonctions, a été à partir de 1935 professeur de psychiatrie de l'Harvard Medical School.

Il a publié de nombreux articles, dont un expose les effets de la benzédrine en association avec l’amytal sodique, ce qui constitue une première version de la subnarcose amphétaminée : « The reciprocal effects of amphetamine (Benzedrine) sulfate and the barbiturates ». New England Journal of Medicine 1939, 221 ; 561-564


[Soigner les fous, page 351, Chapitre La subnarcose amphétaminée]

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Juan Negrin
1914-2001

J. Negrín Mijailov ou Juan Negrin Jr, né à Leipzig (Saxe) le 22 novembre 1914, est le fils de Juan Negrín López, 1892-1956, physiologiste et homme d'État espagnol. Il était lui-même neurochirurgien du Neurosurgical Services of Bellevue Hospital et du Lenox Hill Hospital, 1010 Fifth Avenue, New York 28, N. Y.
Il est décédé à Nice [Alpes-Maritimes] le 6 mars 2001.

En 1953, Juan Negrin a mis au point une très curieuse variante de la méthode classique d'électrosismothérapie, l'électrochocthérapie intracrânienne par application directe sur le cerveau : les électrodes sont introduites de manière à les mettre en contact avec les aires corticales ou même le parenchyme. Cette technique baroque ne semble toutrfois pas avoir eu grand succès.

« Observations on Shock Therapy. Selected direct cerebral intracranial electroshock therapy ». Proceedings of the 9th annual meeting of the Electroshock Research Association, Los Angeles, 3 mai 1953. Confinia neurologica, Basel, Suisse 1953, 13, 5-6 ; 295-300

« Selected direct cerebral intracranial electroshock therapy. A Preliminary Report ». The Neurosurgical Services of Bellevue Hospital. The American Journal of Psychiatry 1954, 111, 2 ; 121-122


[Soigner les fous, pages 209-210 , Chapitre L'électrochocthérapie intracrânienne par application directe sur le cortex]

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Robert H. Noce
1914-1995

Né le 19 février 1914, Robert Noce est reçu docteur en médecine à l'Université de Louisville (Kentucky) et se spécialise comme neuropsychiatre.

C'est comme chef de clinique du Modesto State Hospital [Stanislaus, Californie) qu'il conduit des recherches sur l'effet de la réserpine en psychiatrie, qui lui valent une certaine notoriété : R. H. Noce est l'un des récipiendaires du Prix Albert Lasker en 1957 « for his studies of reserpine and its uses among the mentally ill and among mental defectives » [avec Deniker, Laborit et Lehmann pour leurs travaux sur la chlorpromazine, Nathan Kline « for his demonstrations of the value of Rauwolfia derivatives, especially reserpine, in the treatment of mental and nervous disorders », et le cardiologue indien Rustom Jal Vakil « for his brilliant and systematic studies on Rauwolfia in hypertension »].

Noce a publié (avec David B. Williams et Walter Rapaport) « Reserpine (Serpasil) in the management of the mentally ill and the mentally retarded ». JAMA, 1954, 156; 821–824 et « Reserpine (Serpasil) in the management of the mentally ill ». JAMA, 1955, 158; 11–15

[Soigner les fous, pages 391 et 392, Chapitre La réserpine]

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Hideyo Noguchi
1876-1928

Bien avant sa géniale découverte de la présence de tréponèmes dans le cerveau des paralytiques généraux, les travaux du bactériologiste japonais étaient connus des scientifiques et médecins français, bien qu'aucun n'ait été publié dans notre langue, et il bénéficiait dans notre pays d'une grande notoriété.

Il effectue ses premières recherches au Japon et les poursuit aux Etats-Unis à partir de 1900, au Rockefeller Institute for Medical Research de New-York en 1904. Elles portent principalement sur diverses pathologies parasitaires, bactériennes et virales.

Il fut le premier, en 1911, à inoculer la syphilis à l'animal au moyen de cultures pures de Treponema pallidum et de fragments de pulpe cérébrale de paralytiques généraux. Il étudia également les réactions du LCR au cours de diverses infections (réaction de Noguchi) et mit au point la luetin-reaction dans la syphilis. Il a étudié avec Flexner la poliomyélite, la méningite cérébro-spinale et la fièvre jaune, maladie que l'on sait aujourd'hui virale et dont il crut, à tort donc, avoir trouvé l'agent dans un leptospira.

En 1913, avec Joseph Waldron Moore du Central Islip State Hospital à Long Island, il publie un article intitulé « A demonstration of treponema pallidum in the brain in cases of general paralysis » dans le Journal of experimental medicine et S.D. Biologie, 1er février 1913,17, 2 ; 232–238, qui révèle les résultats de leurs recherches établissant définitivement la présence du tréponème dans le cerveau de malades atteints de Paralysie Générale (méningo-encéphalite syphilitique). L'importante revue parisienne La Presse Médicale lui consacre sa Une le 17 septembre 1913, illustrée d'une photo.

Il meurt le 21 mai 1928 de la fièvre jaune contractée au cours d'une mission d'études sur la « Côte-d'Or anglaise », à Accra.

Noguchi était membre correspondant de la Société française de pathologie exotique, qui lui rend hommage dans sa séance du 13 juin 1928. On lira également l'article nécrologique élogieux paru dans La Presse médicale n°45, 6 juin 1928, p.717 et une notice signée A. Baudouin dans Paris médical 1928, n°68, partie paramédicale, p.592.


[Soigner les fous, page 174 et page 179, Chapitre La malariathérapie]

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John Y. Notkin
? - 1970

John Notkin, neuropsychiatre, clinical director of Hudson River State Hospital [Poughkeepsie, N.Y.], a conduit dans les années 1930 des recherches sur l'effet de la vitamine A ou rétinol -aussi appelé ‘élixir de longue vie’- dans la démence précoce. Il est décédé le 4 janvier 1970.

J. Notkin, F. Krasnow, V. Huddart, W.J. Thompson and L.E. Watts, « Effects of vitamins A and D in dementia praecox ». The American Journal of Psychiatry 1936, 92 ; 925-935

John Notkin a par ailleurs publié plusieurs articles sur l'épilepsie :
- A report of treatment of institutionalized adult epileptic patients with a ketogenic diet (communication du 14 novembre 1933 à la New York Academy of Medicine)
- The Petit Mal epilepsies. JAMA, 19 janvier 1946, 130, 3; 172
- Epileptic Manifestations in the Group of Schizophrenic
- A comparative study of the combined metrazol-hypoglycemie shock treatment and spontaneous improvements in schizophrenia


[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines A et D]

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Theodore M. Odland
20ème siècle

T. M. Orland, psychiatre du Norwich State Hospital, Connecticut, est l'auteur d'une des études cliniques en ‘double-blind’ ou double aveugle qui semblaient mettre hors de doute la valeur du Frenquel® dans le traitement de la schizophrénie, ce que d'autres essais ont aussitôt démentis, et que la suite n'a pas confirmé. Il exerce ensuite à l'Eastern Pennsylvania Psychiatric Institute, Philadelphia.

« Azacyclonol (Frenquel) hydrochloride in the treatment of chronic schizophrenia. A double-blind, controlled study ». JAMA 1957, 165, 4 ; 333-335


[Soigner les fous, page 390, Chapitre Le Frenquel, un espoir déçu]

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William Osler
1849-1919

Né le 12 juillet 1849 à Bond Head dans le Haut-Canada (Ontario), mort le 29 décembre 1919 à Oxford (Angleterre), William Osler est un médecin canadien dont la carrière de clinicien, d'enseignent et de chercheur s'est déroulée au Canada, aux États-Unis et en Angleterre.

Reçu docteur en médecine de l'Université de Montréal (devenue plus tard l'Université McGill) en 1872, il complète sa formation à Londres, à Berlin avec Rudolf Virchow et à Vienne, revient à Montréal comme professeur en 1874 et dix ans plus tard est nommé à l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie. En 1889, il devient médecin en chef du Johns-Hopkins Hospital à Baltimore, Maryland, puis professeur de médecine de l'université de la même ville. En 1905, il devient doyen à Oxford.

Parmi les très nombreuses contributions d'Osler dans divers domaines (il a laissé son nom à plusieurs syndromes et maladies, dont la plus connue est sans doute la Maladie de Rendu-Osler-Weber), il a réalisé un essai thérapeutique que nous citons dans notre livre : cet essai consistait à tester la trinitrine ou trinitrate de glycérine dans l’épilepsie, et les résultats obtenus paraissaient prometteurs [« Note on Nitro-Glycerine in Epilepsy ». The Journal of nervous and mental disease, janvier 1888, 15 ; 38-39].
Les études ultérieures ne les ont pas confirmé.


[Soigner les fous, page 348, Chapitre La nitriglycérine ou trinitrine]

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Humphry Fortescue Osmond
1917-2004

Né le 1er juillet 1917 dans le Surrey (Angleterre), décédé le 6 février 2004 à Appleton, Wisconsin, Humphrey F. Osmond est un psychiatre anglais, ayant exercé au St George's Hospital de Londres, au Weyburn Mental Hospital (Saskatchewan, Canada) et aux États-Unis.

En collaboration avec le psychiatre canadien Abram Hoffer, il participe non seulement aux recherches sur le LSD, qui ont fait couler beaucoup d'encre, mais aussi à celles qui portent sur l’effet thérapeutique de la vitamine B3 [ou niacine ou niacinamide ou acide nicotinique] dans la schizophrénie. L’acide nicotinique fut préconisé non seulement pour son effet direct supposé sur le processus psychotique, mais aussi parce que les électrochocs associés sont souvent mieux supportés sous ce couvert [A. Hoffer, H. Osmond, M. J. Callbeck & I. Kahan, « Treatment of Schizophrenia with Nicotinic Acid and Nicotinamide ». Journal of Clinical & Experimental Psychopathology 1957, 18 ; 131-158].

Un bilan est fait près dix ans de suivi de patients sous vitamine B3 [A. Hoffer & H. Osmond, « Treatment of schizophrenia with nicotinic acid. A ten year follow-up ». Acta Psychiatrica Scandinavica 1964 ; 40, 2 ; 171-189]. Hoffer en resta un partisan dans cette indication jusqu’à sa disparition en 2009.

Humphrey Osmond s'est également intéressé à une substance synthétisée en 1962 par Calvin Stevens, la kétamine, dont il a baptisé les effets psychodysleptiques et psychomimétiques de « psychédéliques ». Et ce sont ces effets qui l'ont faite au moins un temps abandonner en thérapeutique médicale, hormis dans la ketamine psychedelic therapy ou KPT, une thérapie elle-même inventée par Osmond, qui fut l'un des plus grands spécialistes des drogues hallucinogènes et autres substances... psychédéliques.


[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]
[Soigner les fous, page 413, Chapitre Le LSD]

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Robert Ostroff
20ème-21ème siècle

Psychiatre au Yale-New Haven Hospital (New Haven, Connecticut), Ostroff a dirigé une importante étude portant sur le traitement d’une dépression résistante avec la kétamine :

Robert Ostroff, Marbiela Gonzales, Gerard Sanacora, Hamden, « Antidepressant Effect of Ketamine During ECT ». The American Journal of Psychiatry, juillet 2005, 162, 7; 1385–1386

Voir aussi : Sina Nikayin, Taeho Greg Rhee, Maria Elena Cunningham, Christina A. de Fontnouvelle, Robert B. Ostroff, Gerard Sanacora, Samuel T Wilkinson, « Evaluation of the Trajectory of Depression Severity With Ketamine and Esketamine Treatment in a Clinical Setting ». JAMA Psychiatry, juillet 2022

[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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John P. Parsons
20e siècle

Bien avant les expérimentations de Manfred Sakel, David Cowie, John Parsons et Th. Raphael, du Department of Pediatrics and Infectious Diseases and the Department of Psychiatry de l'University of Michigan Hospital, constatant l’atténuation de la dépression présentée par les enfants diabétiques traités par l’insuline, entreprennent d’en étudier l’effet dans la psychose maniaco-dépressive.

Leurs essais semblent confirmer l’hypothèse d’un trouble de l’utilisation du glucose, retardée dans la dépression, augmentée dans la manie. Mais si le « degré de dépression » est mesurable par la quantité d’insuline nécessaire pour normaliser la courbe d’utilisation du glucose, son effet sur l’état mental, selon les trois auteurs, est nul.

David M. Cowie, John P. Parsons et Theophile Raphael, « Insulin and the Mental State of Depression ». Archive of Neurology and Psychiatry (Chicago) 1924, November, 12 ; 522-533

Parsons est l'auteur en juin 1930 de : « Nitrogen metabolism of children with special reference to the protein requirement of children of preschool age ». American Journal of Diseases of Children, 1930, 39, 6; 1221-1239

[Soigner les fous, page 182, Chapitre L'insulinothérapie]

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George Thomas White Patrick
1857-1949

.

[Soigner les fous, page 372, Chapitre La privation de sommeil ou agrypnie]

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Linus Carl Pauling
1901-1994

.

[Soigner les fous, page 352, Chapitre La vitaminothérapie]

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Stuart Anderson Peoples
1907–1992

.

[Soigner les fous, page 349, Chapitre Les amphétamines]

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Carl Curt Pfeiffer
1908-1988

.

[Soigner les fous, page 282, Chapitre Le manganèse]

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Edward Piech
1920-2011

.

[Soigner les fous, page 417, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Karen Pilkington
20ème-21ème siècle

.

[Soigner les fous, page 328, Chapitre L'homéopathie]

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Stanley R. Platman
20ème-21ème siècle

.

[Soigner les fous, page 402, Chapitre Le rubidium]

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Philip Polatin
20e siècle

.

[Soigner les fous, page 187, Chapitre L'insulinothérapie. Les variantes de la cure type]

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J. Lawrence Pool
1907-2004

.

[Soigner les fous, page 254, Chapitre La topectomie préfrontale de Pool et la résection sous-corticale de Scoville]

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Jerry C. Price
20e siècle

.

[Soigner les fous, page 409, Chapitre Le glutamate]

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Richard Culpepper Proctor
1921-1995

.

[Soigner les fous, page 319, Chapitre L'opium et le hachisch]

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Tracy Jackson Putnam
1894-1975

.

[Soigner les fous, page 409, Chapitre Le glutamate]

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Lowell O. Randall
1910-2005

.

[Soigner les fous, page 418, Chapitre Les benzodiazépines]

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Ambrose Loomis Ranney
1848-1905

Ambrose L. Ranney, professeur d'anatomie au Medical Department de l'University of the City of New York puis du Medical department de l'University of Vermont, est l'un des expérimentateurs de l'eau chaude à l'intérieur dans le traitement des maladies nerveuses (nervous diseases), entendons les névroses, dont il expose la technique et les résultats dans le New-York Medical Journal [« Traitement des maladies nerveuses par l’eau chaude », Journal de médecine et de chirurgie pratiques 1885, art. 12999 ; 368]

[Soigner les fous, page 42, Chapitre Quelques gorgées d'eau chaude]

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Walter Rapaport
1895-1982

.

[Soigner les fous, page 392, Chapitre La réserpine]

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Theophile Raphael
20e siècle

.

[Soigner les fous, page 182, Chapitre L'insulinothérapie]

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Isaac Ray
1807-1881

Ray, du Butler Hospital de Providence, à Rhode Island, est l'un des expérimentateurs de l'éther (éther diéthylique) en pratique psychiatrique. Les résultats qu'il publie en 1854 dans le traitement de la folie sont prometteurs, bien que les améliorations obtenues soient naturellement temporaires.

« Etherization in the treatment of insanity ». American Journal of Insanity 1854, II ; 164-169

[Soigner les fous, page 345, Chapitre L'éther]

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Robert H. Reddick
20e siècle

.

[Soigner les fous, page 70, Chapitre L'autohémothérapie]

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Bernard Rimland
1928-2006




[Soigner les fous, pages 352, Chapitre Les vitamines C et E]
[353, Chapitre Les vitamines B]

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Louise G. Robinovitch
[ou Rabinovitch]
1869-?

D'origine française, .

[Soigner les fous, page 74, Chapitre La d'Arsonvalisation]

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G. Wilse Robinson Jr
1901-1972

Georges Wilse Robinson Jr. est un neuropsychiatre né le 7 juin 1901 à Joplin, Missouri, mort le 13 septembre 1972 au St. Mary’s Hospital. Il est le fils du Dr Georges Wilse Robinson Sr, né le 1er août 1871 à Appleton City, St. Clair County, Missouri, mort le 22 janvier 1958 à Kansas City, Platte, Missouri, superintendent of the Insane Hospital at Nevada, Missouri.

Docteur de l'Université de Pennsylvanie en 1927, G. W. Robinson Jr. a rejoint le cabinet de son père à Kansas City, et fondé avec lui the old Robinson Sanitarium sur Independance Avenue, qu'ils dirigent jusqu'à l'ouverture du Neurological Hospital, 2625 West Paseo, en 1934. En 1960, l'hôpital, dont il est le directeur médical, est rebaptisé Robinson Memorial Hospital ou Robinson Clinic en mémoire de son père. Il a par ailleurs exercé au Research Medical Center, au Baptist Memorial Hospital, au Menorah Medical Center et au St. Luke’s Hospital et fut professeur agrégé à la faculté de médecine de l'Université du Kansas.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le Corps médical de l'US Navy, et sert comme chef de l'unité psychiatrique de la San Diego Naval Training Station puis du Marine Corps base hospital à Pearl Harbor, Hawaï. Il était membre de l'American Veterans Committee et des Veterans of Foreign Wars.

Robinson apparaît dans notre livre pour sa contribution à l'étude de l'hématoporphyrine, une substance photodynamique artificielle couramment employée dans les années 1930 aux Etats-Unis comme traitement de la mélancolie, en se basant sur le fait qu’elle accroit l’activité motrice chez l’animal. D'autres études ont cependant montré que les malades guéris ne sont pas plus nombreux que ceux qui n’ont reçu aucun traitement [« Treatment of depression and melancholia ». The Journal of the Missouri State Medical Association, 1940, 37 ; 65].

Parmi bien d'autres publications :
- avec son père, dans le JAMA du 16 mars 1929, « Eight cases of multiple sclerosis in three generations of one family ». JAMA, 1929, 92, 11; 892-893
- « The Treatment of Delirium Tremens with Insulin in Sub-shock Doses ». Archiv of Neurology & Psychiatry, XCVII (1940-41), 136
- (avec John D. DeMott) « How Important Is Liver Damage in the Use of Anectine Controlled Electroshock ? » Confinia Neurologica, vol. 4, 1954

Nécrologie in The Kansas City Times, Missouri, 14 septembre 1972, p.3


[Soigner les fous, page 146, Chapitre L'hématoporphyrine en pratique psychiatrique]

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Carl Rogers
1902-1987

.

[Soigner les fous, page 138, Chapitre La cure hydrominérale moderne]

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Joseph Goodwin Rogers
1841-1908

Joseph G. Rogers, Superintendent of Northern Hospital for the Insane de Logansport, Indiana [ou Northern Indiana Hospital for the Insane in Logansport] a publié en 1896 le bon résultat obtenu par de fortes doses de thyroïdine dans un cas de catalepsie évoluant depuis trois ans, résistant à divers traitements.

Ce qui lui en fait recommander l’usage dans les cas de ‘dépression mentale’, dans la mélancolie simple ou stuporeuse.

« Thyreoids in Catalepsy ». The American Journal of Insanity 1896, 53, 1 ; 26-38.


[Soigner les fous, page 287, Chapitre L'opothérapie thyroïdienne]

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Ethel Ronzoni
ou Ronzoni Bishop
1890-1975

Co-autrice avec E.F. Gildea de travaux mettant en valeur l'utilisation thérapeutique la cortisone et de l’A.C.T.H. dans la schizophrénie.

Les études cliniques n'auraient jamais permis d'observer d’aggravation, même si l’exagération de leur bien-être a pu prendre chez certains patients « une forme maniaque », et que des « effets fâcheux » tels que dépression et insomnie ont été constatés.

- E.F. Gildea, Ethel Ronzoni & S.A. Trufant, The Biology of Mental Health and Disease. Paul Hoeber Inc., Herper S Brothers, 1950. Ars Medici 1951, 12 ; 1112 [en référence à Salomon Katzenelbogen, Int. Record of Medicine 1951, 2]
- M. Stein, Ethel Ronzoni & Edward F. Gildea, « Physiological responses to heat stress and ACTH of normal and schizophrenic subjects ». Am. J. Psychiatry 1951, 6 ; 450-455.


[Soigner les fous, page 289, Chapitre L'opothérapie surrénalienne. L'adrénaline et la corticothérapie]

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James Iddings Rooker
1833-1896

C’est pour le traitement de la masturbation « accompagnée d’épilepsie » que James I. Rooker, chirurgien de Castelton, Indiana (Etats-Unis) recourt le 21 janvier 1861 à la castration, c'est-à-dire l'amputation des testicules de l'homme qui en souffrait : l’épilepsie « ne reparut pas », et il n’y eut guère ensuite que « quelques tentatives de masturbation » ; l’intelligence s’est améliorée, mais l’opéré est devenu « indolent, gras et paresseux » [The Cincinnati Lancet and Observer 1862 ; 50].

L’importance de l’événement lui vaut d’être rapporté dans plusieurs journaux médicaux français [Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie 1862, 9 ; 335. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale 1862, 62 ; 563. Annales médico-psychologiques 1863, I, 149-150].

Le chirurgien se dit « extrêmement content du résultat obtenu » et n’hésitera pas à recommencer, « appuyé sur l’Écriture, qui dit : ‘Si ton œil est pour toi un sujet de scandale, arrache-le et jette-le au loin’ ».

Mais cette maxime, « un chirurgien peut-il être amené à l’invoquer, surtout en traduisant œil par testicule, et l’œil droit par les deux yeux ? Rendre borgne est déjà trop, rendre aveugle dépasse toute justification de texte », commente le rédacteur de la Gazette hebdomadaire.


[Soigner les fous, page 222, Chapitre La castration chez l'homme]

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Lester H. Rudy
1918-2005

Lester Rudy est l'auteur, avec Franco Rinaldi et Harold E. Himwich, d'un article intitulé : « The use of Frenquel in the treatment of disturbed patients with Psychoses of long duration » [American Journal of Psychiatry 1955, 112; 342-348] qui fait état de résultats très encourageants, sinon spectaculaires : plus de 50% les psychoses chroniques traitées par l'azacyclonol sont améliorées.

Ce que d'autres études n'ont pu confirmer.


[Soigner les fous, page 389, Chapitre Le Frenquel, un espoir déçu]

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Arthur H. Ruggles
1881-1961

Né le 26 janvier 1881 à Hanovre, New Hampshire, décédé le 2 janvier 1961, Ruggles est un psychiatre du Rhode Island Hospital aussi connu sous le nom de Butler Hospital.

Il apparaît sur notre site pour avoir conduit avec Stanley Michael un essai thérapeutique sur l'effet de la vitamine E ou tocophérol dans diverses pathologies mentales : une amélioration a été constatée dans une forte minorité de cas de dépression, d’agitation, d’anxiété, et un complet échec dans les autres formes de pathologie mentale.
[Stanley T. Michael et Arthur H. Ruggles, « Vitamin E in treatment of mental disorders ». Archives of Neurology & Psychiatry 1947, 58(3) ; 351-353]

A.-H. Ruggles a été président du comité d'organisation du Premier Congrès international d'Hygiène mentale, en mai 1930 [L'Hygiène mentale 1929, p.238] et a participé à Paris au Premier Congrès International de Psychiatrie Infantile, 24 juillet-1er août 1937 [L'Hygiène mentale 1937, n°10; 175-176].

Il fut aussi président du National Committee for Mental Hygiene (NCMH) et par ailleurs président de l'American Psychiatric Association en 1942-1943.


[Soigner les fous, page 352, Chapitre Les vitamines C et E]

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Benjamin Rush
1746-1813

Né à Byberry, Californie, le 4 janvier 1946, décédé le 19 avril 1813, Benjamin Rush étudie la médecine à Philadelphie, près de sa ville natale, puis à l'Université d'Édinbourg en Écosse, où il est l'élève de Monro et de William Cullen dont il devint le disciple. En 1768, il est reçu docteur et s'installe à Londres où il suit l'enseignement de William Hunter. Après un court séjour à Paris, il revient aux États-Unis en 1769.

Il est nommé professeur de chimie au Collège de médecine de Philadelphie, et après la Guerre d'Indépendance professeur de médecine dans la même université.

Parmi ses principales publications consacrées aux troubles mentaux :
- An Inquiry into the influence of physical causes upon the moral faculty (Recherches sur l'influence des causes physiques sur les facultés morales), 1786
- A treatise upon the diseases of the mind (Traité sur les maladies de l'esprit), ou Medical Inquiries and Observations upon the Diseases of the Mind (Recherches et observations médicales sur les maladies de l'esprit), 1812, son principal ouvrage et l'un des plus importants de la psychiatrie naissante. On y trouvera la description de ces très curieuses inventions, le tranquilizer et le gyrator, mais aussi des chapitres sur toutes les méthodes thérapeutiques en usage de son temps dans les asiles d'aliénés de l'ancien et du nouveau monde.


[Soigner les fous, page 22, Chapitre Les sternutatoires]
[Soigner les fous, page 24, Chapitre La saignée]
[Soigner les fous, page 103, Chapitre Le lit de rotation, la chaise tournante et les machines à secousses]
[Soigner les fous, page 108, Chapitre Le lit mobile, le hamac et le berceau oscillatoire]
[Soigner les fous, page 277, Chapitre Le jeûne thérapeutique]
[Soigner les fous, page 372, Chapitre La privation de sommeil ou agrypnie]

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Kenneth John Ryan
1926-2002

Médecin de la Harvard Medical School et éthicien.

Kenneth J. Ryan, né à New York City en 1926 et décédé le 5 janvier 2002 à Weston, Massachusetts fut professor Emeritus of Obstetrics, Gynecology, and Reproductive Biology at Harvard Medical School [département d'obstétrique, de gynécologie et de biologie reproductive du Brigham and Women's Hospital, une filiale de Harvard] et chef de service au Boston Lying-In Hospital.

Chairman of the 1974-1976 US Congress Commission evaluating the use of psychosurgery, c'est-à-dire président de la commission fédérale américaine pour évaluer la pratique de la psychochirurgie, Ryan a déclaré que l’enquête n'avait pas conforté les préjugés très négatifs la concernant, et qu’il n'avait même pas pensé en venir à se déterminer en faveur de la psychochirurgie.

Selon le journaliste scientifique B. J. Culliton, « We looked at the data and saw they did not support our prejudices. I, for one, did not expect to come out in favor of psychosurgery. But we saw that some very sick people had been helped by it, and that it did not destroy their intelligence or rob them of feelings. Their marriages were intact. They were able to work. The operation shouldn’t be banned. » [« Psychosurgery : National Commission Issues Surprisingly Favorable Report ». Science 15 october 1976, 194 ; 299-301]

Le Dr K. J. Ryan avait été nommé à la présidence de la National Commission for the Protection of Human Subjects of Biomedical and Behavioral Research, fonction qu'il a occupée de 1974 à 1978. Il a participé ensuite à de nombreuses commissions qui ont apporté des contributions fondamentales dans le domaine de l'éthique médicale. Ken Ryan a encore été à l'initiative de la création de l'Ethics Center de l'Université de Harward.


[Soigner les fous, page 265, Chapitre La psychochirurgie]

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Arthur Mitchell Sackler
1913-1987

Arthur Sackler est un psychiatre né à Brooklyn, N.Y. le 22 août 1913 et mort le 26 mai 1987 à New York

Il porte tôt un intérêt exclusif pour la psychiatrie biologique et achète la firme William Douglas McAdam pour faire la promotion de plusieurs psychotropes (Thorazine, Librium, Valium). Avec ses deux frères, il fonde plus tard la firme pharmaceutique Perdue Pharma puis acquiert la société Purdue Frederick Company.

Les trois frères expérimentent l'histamine, et en obtiennent « certains bénéfices » chez leurs malades traités quotidiennement par deux injections intra-musculaires à 45 minutes d’intervalles de trois milligrammes dans du sérum physiologique pendant 10 à 14 jours. Naturellement et comme dans bien des cas, l’effet favorable est en rapport avec la durée de la maladie : « plus récente est la maladie, meilleur est le résultat »

Arthur M. Sackler, Mortimer D. Sackler, Raymond R. Sackler & Johan H.W. van Ophuijsen, Journal of clinical and experimental psychopathology 1950, 2 ; 1-14
et
« The Technique of Histamine Biochemo-therapy and Suggestions for its Use in Psychiatry ». The Journal of Nervous and Mental Disease, janvier 1951, 113 (1): 40–51


[Soigner les fous, page 377, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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Mortimer D. Sackler
20e siècle

Mortimer Sackler est né le 7 décembre 1916 à New York, et mort le 24 mars 2010 à Gstaad (Suisse)
Voir Arthur Sackler

[Soigner les fous, page 377, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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Raymond R. Sackler
1920-2017

Raymond Sackler, docteur en médecine, est né le 16 février 1920 à New York, et mort le 17 juillet 2017
Voir Arthur Sackler

[Soigner les fous, page 377, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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Harry Marks Salzer
1906-1979

Harry Salzer est né le 13 août 1906 à Cincinnati, Ohio, et décédé le 9 août 1979 à Cincinnati, Ohio, qui a conduit diverses études, en particulier sur l’effet de certains composés antituberculeux sur l’humeur dépressive.

L'intérêt d'un antituberculeux, l'isoniazide [(isonicotyl-hydrazide ou « INH »] dans le traitement des états dépressifs, pour son action ‘euphorisante et stimulante’ avait été relevé par Irving J. Selikoff à New-York et Jean Delay, à Paris.

Ce qui fut confirmé en 1953 par Harry M. Salzer et Max L. Lurie et la même année par le Français Maurice Leconte.

L'un des dérivés de l'isoniazide, l'iproniazide ou IIH, se révélera peu après d'un effet tuberculostatique moindre, mais d'un effet antidépresseur nettement plus marqué, qui en fera le chef de file d'une nouvelle classe d'antidépresseurs, les IMAO.

Harry M. Salzer et Max L. Lurie, « Depressive states treated with isonicotinyl hydrazide (isoniazid) ». Archives of Neurology & Psychiatry 1953, 70, 3 ; 317-324


[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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Reuven Sandyk
1951-

Docteur en médecine de l'University of Bonn, R. Sandiyk est un neurologue exerçant à Roslyn, N.Y..

Avec Jacob Kanofsky, Sandyk a conduit des recherches au Département de psychiatrie du Montefiore Medical Center de New York sur l'effet d'une association de vitamine C [acide ascorbique] et de vitamine E [tocophérol] dans le traitement de la schizophrénie, se fondant sur l'hypothèse étiopathogénique d'un stress oxydatif à l'origine des troubles psychotiques.

Aucune étude clinique n'a à notre connaissance permis de confirmer cette hypothèse originale. Cependant, les deux auteurs ont obtenu une amélioration remarquable de la symptomatologie du patient étudié, traité avec cette association.

« Antioxydants in the treatment of schizophrenia ». International Journal of Neuroscience 1992, 62; 97-100


[Soigner les fous, page 352, Chapitre Les vitamines C et E]

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John C. Saunders
20e siècle

.

[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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Ilya Mark Scheinker
1902-1954

I. ou J. ou J.M. ou Ilya Mark Scheinker est un neurologue né le 25 juin 1902 à Tula, Russie, qui a exercé successivement en Allemagne (Iéna), en Autriche (Vienne), en France et aux Etats-Unis où il est mort le 26 août 1954 à New York City.

Dans les années trente, l’insufflation transrachidienne d’air aseptisé est une méthode employée dans le traitement de l’épilepsie essentielle, qui consiste à remplacer le liquide céphalo-rachidien -que l'on vide progressivement en totalité- par un même volume d'air.

C'est ce que réalisent à Berlin Rudolf Friedmann et J. Scheinker, qui publient leurs résultats en 1933 : « Über therapeutische Erfahrungen mit der lumbalen Lufteinblasung bei epileptischen Anfällen ». Deutsche Zeitschrift für Nervenheilkunde 1933, 133, 1-2 ; 35-97

Après l'Anschluss, Scheinker quitte Vienne et s'exile à Paris où il travaille avec Georges Guillain à la Salpêtrière à partir de 1938. Puis en 1941, il quitte la France occupée pour les États-Unis.

Grace à Tracy Putnam, il obtient un poste de chef de service de neurologie à l'hôpital général de Cincinnati, avant d'ouvrir un cabinet privé renommé. Les deux dernières années de sa courte existence, il occupe un poste d'enseignant au New York Medical College de New York. Avec Josef Gerstmann et Ernst Sträussler, il a décrit et laissé son nom au syndrome de Gerstmann–Sträussler–Scheinker, une variante de la maladie de Creutzfeldt–Jakob.


[Soigner les fous, page 213, Chapitre L'insufflation transrachidienne d'air aseptisé]

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Arthur Lawrence Scherbel
20e siècle

Arthur L. Scherbel est né le 17 août 1917, Wisconsin, et décédé le 24 octobre 1990. Il a exercé comme chef du service de rhumatologie [Department of Rheumatic Disease] à la Cleveland Clinic [The Cleveland Clinic Foundation], Ohio.

Lors de la mémorable réunion de l’American Psychiatric Association tenue à Siracuse le 6 avril 1957, où Kline communique ses premiers résultats avec l'Iproniazide, qui va devenir le chef de file des antidépresseurs IMAO, George E. Crane d’une part, A. L. Scherbel d’autre part en rapportent eux également ses effets psychoanaleptiques, le premier chez certains tuberculeux déprimés, l’autre chez des sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde.

« The effect of isoniazid and of iproniazid in patients with rheumatoid arthritis ». Cleveland Clinic Quartely 1957 (avril), 24, 2; 90-97


[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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Paul Schilder
1886-1940

Né à Vienne (Autriche) où il fait ses études, .


[Soigner les fous, page 49, Chapitre Le bain de surprise]

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Joseph Schildkraut
1934-2006

Joseph Schildkraut, psychiatre d'orientation neurobiologique et l'un des pionniers de la psychopharmacologie, est né le 21 janvier 1934 à Brooklyn, NY, et décédé le 17 juin 2006 à Boston, Massachussets

Après avoir été chercheur au National Institute of Mental Health, il enseigne à la Harvard Medical School -dont il est diplômé en 1959- et exerce au Massachusetts Mental Health Center (MMHC), -dont il est un ancien interne- comme psychiatre chef de service. Il y participe à la fondation du laboratoire de neuropsychopharmacologie. Il fut directeur de publication du Journal of Psychiatric Research.

L'hypothèse d'un déficit en noradrénaline dans la dépression fut postulée en 1965 par Joseph Schildkraut, inspiré par les travaux de Seymour Kety, et devint la cause neurochimique explicative du trouble de l'humeur. Une hypothèse étayée par l'action noradrénergique de l’Imipramine, chef de file des antidépresseurs tricycliques, ou « imipraminiques ».

L’effet inhibiteur de la recapture de la noradrénaline par l’imipramine avait été démontré l'année précédente par le pharmacien français Jacques Glowinski et le biochimiste américain Julius Axelrod.

Le très bel ouvrage qu'il a consacré en 1996 aux liens entre la dépression et la créativité, Depression and the Spiritual in Modern Art : Homage to Miró, montre qu'il ne s'est pas intéressé qu'aux aspects biologiques des troubles psychiques.

“The Catecholamine Hypothesis of Affective Disorders”. The American Journal of Psychiatry 1965, 122, 5; 509-522


[Soigner les fous, page 407, Chapitre L'imipramine]

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Louis Stanton Schlan
1909-1979

Louis S. Stanton était médecin psychiatre du Manteno State Hospital, Illinois, près de Chicago.

Avec son collègue Unna, il a conduit divers essais cliniques avec la méphénésine ou myanésine, dont les effets tranquillisants et myorelaxants avaient été identifiés par Frank Berger. L’effet de relaxation musculaire ou myorésolution et la sensation de bien-être induit par le produit sont intéressants chez « le malade psychiatrique », dans l’alcoolisme, la morphinomanie et l’héroïnomanie, où il apporte apaisement et réduction des tremblements. Mais les résultats sont nettement plus « faibles » et variables dans la schizophrénie.

Louis S. Schlan et Klaus R. Unna, « Some Effects of Myanesin in Psychiatric Patients ». Journal of the American Medical Association, 25 juin 1949, 140, 8 ; 672-673


[Soigner les fous, page 416, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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William Beecher Scoville
1906-1984

Né le 13 janvier 1906 à Philadelphie, Pennsylvanie, et mort le 25 février 1984 dans le New Jersey, William B. Scoville était neurochirurgien de l'hôpital Hartford, Connecticut [Connecticut's Hartford Hospital]. Il est l'inventeur d'une variante de la lobotomie, la résection sous-corticale ou ‘undercutting’.

Cette méthode psychochirurgicale, c'est-à-dire prescrite comme traitement de troubles mentaux sans lésion organique, connaîtra un certain succès, notamment en France avec le neurochirurgien Jacques Le Beau, en ce qu’elle était supposée provoquer une moindre modification de la personnalité qu'avec la leucotomie.

L’intervention, sous anesthésie générale, se déroule « à ciel ouvert », en réalisant un « volet frontal bilatéral », donc sous le contrôle de la vue, ce qui, par rapport à la leucotomie, permet une meilleure appréciation de la mutilation et de réduire les risques hémorragiques.

Parmi bien d'autres publications sur le sujet :
- W. B. Scoville, « Selective cortical undercutting as a means of modifying and studying frontal lobe function in man; preliminary report of 43 operative cases ». Journal of Neurosurgery 1949, 6, 1; 65-73
- W. B. Scoville, E.K. Wilk, A.J. Pepe, « Selective cortical undercutting; results in new method of fractional lobotomy ». American Journal of Psychiatry 1951, 107, 10; 730-738
- William Beecher Scoville, « Late Results of Orbital Undercutting. Report of 76 Patients Undergoing Quantitative Selective Lobotomies. Symposium on orbital undercutting, 9 février 1960, Proceedings of the Royal Society of Medicine, vol.53, 721-728


[Soigner les fous, page 254, Chapitre la topectomie préfrontale de Pool et la résection sous-corticale de Scoville]

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Irving J. Selikoff
1915-1992

Né le 15 janvier 1915 à Brooklyn, décédé le 20 mai 1992 à Ridgewood, New Jersey, Irving Selikoff, diplômé de la Columbia University, est un chercheur connu pour ses travaux sur l'amiante et l'asbestose, et sur les traitements pharmacologiques de la tuberculose.

Il est avec Jean Delay, à Paris, l'un des tout premiers à avoir relevé l'action euphorisante et stimulante de l'isoniazide [(isonicotyl-hydrazide] ou « INH », un médicament antituberculeux, et donc son intérêt dans le traitement de la dépression. Ce qui fut confirmé en 1953 par Harry M. Salzer et Max L. Lurie, et la même année par le Français Maurice Leconte.


[Soigner les fous, page 405, Chapitre L'iproniazide]

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James G. Shanklin
20e siècle

J. G. Shanklin a été reçu docteur en médecine en 1939, et fut professeur de psychiatrie à l'University of Oregon Medical School, Portland à partir de 1952.

James Shanklin, Staff physician, Western State Hospital, Fort Steilacoom, Washington et son collègue du Northern State Hospital Charles H. Jones apparaissent sur la très célèbre photographie du 11 juillet 1949 montrant Freeman opérant au Western State Hospital : le premier est placé à sa droite, vêtu d’une veste et d’une cravate, le second, qui assiste Freeman, vient d’administrer un électrochoc au malade.

Walter Freeman pouvait lobotomiser 13 malades en une après-midi, chaque lobotomie bilatérale prenant environ dix à quinze minutes.


[Soigner les fous, page 253, Chapitre La psychochirurgie]

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Edward Lazare Shorter
1941-

Né le 31 octobre 1941 à Evanston, Illinois, États-Unis, diplômé de la Harvard University, Edward Shorter a mené une carrière d'historien de la médecine au Canada, spécialisée en histoire de la psychiatrie.

Il est professeur de la chaire Jason A. Hannah d'histoire de la médecine à la Faculté de Médecine de l'Université de Toronto, Canada.

Il est l'auteur de :
- A History of Psychiatry from the Era of the Asylum to the Age of Prozac, 1997
- A Historical Dictionary of Psychiatry, « Imipramine and the tricyclic antidepressants », 2005
- Before Prozac. The Troubled History of Mood Disorders in Psychiatry. Oxford University Press : 2008
- (avec David Healy) Shock Therapy. A History of Electroconvulsive Treatment in Mental Illness. 2007 ; 382 p.
- « The History of Pediatric ECT ». 1-17 de : Neera Ghaziuddin, Garry Walte. Electroconvulsive Therapy in Children and Adolescents. New York, Oxford University Press, 2013
- How Everyone Became Depressed. The Rise and Fall of the Nervous Breakdown. Oxford University Press, 2013
- What Psychiatry Leftout of the DSM-5 Historical Mental Disorders Today. Routledge, 2015
- The Madness of Fear: A History of Catatonia. Oxford University Press, 2018
- The Rise and Fall of the Age Psychopharmacology. Oxford University Press, 2021


[Soigner les fous, page 401, Chapitre Hartiban et Baastrup et la découverte de l'effet préventif du lithium dans les psychoses maniaco-dépressives]

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Charles Edmund Simon
1866-1927

Né à Baltimore, mort le 8 novembre 1927, docteur en 1890 à l'Université du Maryland, Charles E. Simon a exercé au Johns Hopkins Hospital et enseigné à la Johns Hopkins University School of Hygiene and Public Health, où il s'est spécialisé dans le domaine de la virologie.

Au début du XXème siècle, la castration a été proposée comme traitement de la démence précoce par August Fauser, après une expérimentation basée sur la « réaction d’Abderhalden », une méthode d’immunosérodiagnostic utilisée dans le cancer et qui porte le nom de son inventeur le Suisse Emil Abderhalden -on parle aussi de réaction d’« Aberhalden-Fauser »- : Charles E. Simon, « The Aberhalden-Fauser reaction in mental diseases. With special reference to dementia praecox ». The Journal of the American medical Association 1914, 62, 22 ; 1701-1706].

Parmi de nombreuses publications, ses deux manuels ont connu plusieurs rééditions :
- A Text-book Of Physiological Chemistry For Students Of Medicine And Physicians
- A manual of clinical diagnosis by means of microscopic and chemical methods, for students, hospital physicians, and practitioners. (Lea brothers & co., 1896


[Soigner les fous, page 223, Chapitre La castration chez l'homme]

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Ernest Adolf Spiegel
1895-1985

Né à Vienne (Autriche) le 24 juillet 1895, Ernest A. Spiegel, neurologue, émigre aux États-Unis en 1930. L'essentiel de sa carrière se déroule à la Temple University School of Medicine in Philadelphia, et se termine à la National Parkinson Foundation à Miami.

Il a joué un rôle essentiel dans la mise au point et le développement de la technique stéréotaxique [stereotactic technique] : ce progrès neurochirurgical décisif est réalisé en 1947 par Spiegel avec Henry T. Wycis et Herbert Freed et leur ‘stéréoencéphalotome’, qui reprend, sans qu'ils le sachent, une idée du Français Gaston Contremoulins.

Le système inventé par Spiegel et Wycis sera perfectionné par Jean Talairach, psychiatre et neurochirurgien de l'hôpital Sainte-Anne (Paris)

Voir
- Ernst Adolf Spiegel, Henry T. Wycis, M. Lee A.J. Marks, Stereotaxic apparatus for operations on the human brain. Science, octobre 1947, 106; 349-350
- Ernst Adolf Spiegel, Henry T. Wycis, Herbert Freed, C. Orchinic, The central mechanism of the emotions (experiences with circumscribed thalamic lesions) ». American Journal of Psychiatry 1951, 108, 426-432


[Soigner les fous, page 255, Chapitre La thalamotomie]

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Edward Charles Spitzka
1852-1914

En 1888, Edward C. Spitzka, neurologue, aliéniste et éminent neuro-anatomiste de New-York rapporte au 13e Congrès de neurologie avoir pratiqué sur le cerveau du chien des ponctions, des incisions, et même des injections avec de la boue : l’animal supporte le tout à merveille, la boue s’enkyste, le cerveau s’habitue à ces opérations graves, et plus elles se répètent moins il réagit.

Selon Spitzka, ces opérations sont « innocentes » tant que l’on respecte la capsule interne, les noyaux gris centraux et les ventricules latéraux.

C'est là l'une des observations qui a permis de penser que l'homme, comme l'animal, serait apte à supporter la destruction de certaines régions du cerveau, et que ces destrctions pourraient avoir des effets spécifiques sur son comportement. Les expériences de Spitzka appartiennent ainsi à la préhistoire de la psychochirurgie et de ses lobotomies.


[Soigner les fous, pages 246 et 247, Chapitre La psychochirurgie]

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Hyman Spotnitz
1908-2008

Né le 29 septembre 1908 à Boston, décédé le 18 avril 2008 à New York City, Hyman Spotnitz est un psychiatre et psychanalyste qui a été dans les années 1950 l'un des pionniers des thérapies de groupes et de psychothérapies d'inspiration analytique des schizophrènes appelées modern psychoanalysis.

Spotnitz est cité dans notre ouvrage pour avoir fait partie des premiers neuropsychiatres, avec Philip Polatin et Benjamin Wiesel, à avoir tenté de substituer à la méthode classique des comas insuliniques (cure de Sakel) des ‘petits chocs’, forme mineure de l’insulinothérapie aussi appelée ‘petite insuline’ : l’injection hypodermique de quelques unités d’insuline provoque un choc mineur caractérisé par une faiblesse, une tendance à l’assoupissement, des sueurs. Par sa simplicité, la méthode peut être pratiquée en ambulatoire.

On remarquera que Spotnitz est en 1934 reçu docteur en médecine de l'Université Friedrich Wilhelms de Berlin, ville où Manfred Sakel a effectué quelques années auparavant ses premières cures.

P. Polatin, H. Spotnitz, B. Wiesel, « Ambulatory Insulin Treatment of Mental Disorders ». New-York State Journal of Medicine 1940, 40 ; 843-848


[Soigner les fous, page 187, Chapitre L'insulinothérapie. Les variantes de la cure type]

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Marvin Stein
1923-2009

Né en 1923 à St. Louis, mort le 16 mai 2009, Marvin Stein est un psychiatre spécialisé en psychoneuroendocrinologie Il a dirigé seize ans le département de psychiatrie du Mount Sinai School of Medicine à New York.

Stein a expérimenté l'ACTH (hormone corticotrope ou adrénocorticotrophine, secrétée au niveau de l’hypophyse et qui stimule la production de cortisone par la glande corticosurrénale) dans la schizophrénie : l'ACTH, mais aussi la cortisone, détermine généralement une euphorie et une excitation transitoire qui lui paraissent intéressante dans les formes pseudo-déficitaires de la maladie. Un intérêt vite remis en cause, du fait des graves inconvénients d'un tel traitement.

M. Stein, Ethel Ronzoni & Edward F. Gildea, « Physiological responses to heat stress and ACTH of normal and schizophrenic subjects ». American Journal of Psychiatry 1951, 6 ; 450-455


[Soigner les fous, page 289, Chapitre L'opothérapie surrénalienne. L'adrénaline et la corticothérapie]

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Calvin Lee Stevens
1923-2014

Né le 3 novembre 1923 à Edwardsville, Illinois, décédé le 26 novembre 2014, Calvin L. Stevens a été professeur de chimie organique à la Wayne State University à Detroit, Michigan. Il est connu pour avoir synthétisé la kétamine en 1962, alors qu'il était consultant aux laboratoires Parke-Davis.

En 1955, Stevens, qui avait été nommé l'année précédente professeur de chimie à Detroit, a obtenu une bourse Guggenheim pour la Sorbonne à Paris. Il fut par ailleurs professeur associé titulaire à l'Université de Paris VI. En 1982, il a reçu un diplôme de docteur en sciences honoris causa de l'Université de Nancy.


[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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James N. Sussex
1917-2001

En 1958 et 1959, James Sussex, professeur de psychiatrie de l'Alabama Medical School à Birmingham est l'un des médecins ayant conduit les essais princeps chez l’homme de la première benzodiazépine avec les docteurs Titus H. Harris, Irvin M. Cohen, qu'ils publient en mars 1960 dans le Journal de l'American Medical Association : le chlordiazépoxide sera commercialisé sous le nom de Librium®.

En 1984, Sussex a par ailleurs publié avec Norman R. Bernstein, Handbook of psychiatric consultation with children and youth. New York, SP Medical & Scientific Books.


[Soigner les fous, page 134, Chapitre Le drap mouillé, moyen de traitement de l'aliénation mentale]
[page 418, Chapitre Les benzodiazépines]

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Judith P. Swazey
1939-

Professeur en sciences sociales et comportementales de la Boston University schools of medicine and public health, Massachussets, Judith P. Swazey est une spécialiste de l’histoire des sciences à qui le National Research Council on Brain Sciences a confié une étude approfondie sur la découverte de la chlorpromazine. Ses investigations seront publiées sous le titre : ‘Chlorpromazine in Psychiatry. A study of a therapeutic innovation’. Cambridge, Massachusetts (Etats-Unis) et Londres (G.-B.), 1974; 340 p.

Cette étude a permis de rendre à Pierre Deniker [1917-1998] et à Henri Laborit [1914-1995] ce qui revient à chacun d'eux.

On y trouve en particulier, pp. 117-118, le témoignage écrit de Cornelia Quarti [1923-1984], sur sa propre expérimentation de la substance en 1951.

Swazey est l'auteur de :
- (avec Everett Mendelsohn et Irene Taviss) Human Aspects of Biomedical Innovation (Harvard Studies in Technology and Society). Harvard University Press, 1971
- (avec Karen M. Reeds) Today's medicine, tomorrow's science, essays on paths of discovery in the biomedical sciences. 1978



[Soigner les fous, page 380, page 382, Chapitre Le "4560" RP ou chlorpromazine]

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Thomas Szasz
[Tamás István Szász]
1920-2012

Thomas Szasz [Szász Tamás István], né le 15 avril 1920 à Budapest (Hongrie) et mort le 8 septembre 2012 à Manlius, NY est un psychiatre et psychanalyste formé au Chicago Institute for Psychoanalysis et l'un des principaux animateurs du mouvement antipsychiatrique des années 1960 et 1970.

Professeur de psychiatrie à l'Upstate Medical University de Syracuse, il est l'auteur de très nombreuses publications dénonçant le mythe de la maladie mentale : son premier ouvrage, publié en 1961, s'intitule The Myth of Mental Illness.

En 1969, dans ses combats contre le système psychiatrique, il sera amené à s'allier à l'Église de Scientologie en s'associant à la fondation de la Citizens Commission on Human Rights.


[Soigner les fous, page 395, Chapitre Des "NAP" aux "APAP"]

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Eugene Solomon Talbot
1847-1924

Avec Havelock Ellis, Eugene Talbot, médecin et dentiste de Chicago, a rapporté un cas de « folie dégénérative du développement » avec ‘inversion’, entendons homosexualité. Le sujet lui-même prend le parti de demander à un chirurgien qu’il lui ôte les testicules, mais l’intervention est suivie de l’éclosion d’une « mélancolie sombre », ce qui démontre pour les deux auteurs que « la castration n’est pas un moyen à tenter contre la perversion sexuelle ».

Eugene S. Talbot and Even Havelock Ellis, « A Case of Developmental Degenerative Insanity, with Sexual Inversion ; Melancholia Following Removal of Testicle ; Attempted Murder and Suicide ». The Journal of Mental Science 1896, 42 ; 340-346

Talbot a par ailleurs publié
- en 1892 : A Study of the Degeneracy of the Jaws of the Human Race
- en 1894 : The etiology of osseous deformities of the head, face, jaws and teeth
- en 1898 : Degeneracy. Its Causes, Signs, and Results


[Soigner les fous, page 222, Chapitre La castration chez l'homme]

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John Harold Talbott
1902-1990

Docteur de la Harvard University Medical School en 1929, interne au Columbia-Presbyterian Medical Center, John H. Talbott exerce au Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School de Boston, et se spécialise en physiologie respiratoire et métabolique.

Il conduit de nombreuses études sur la goutte, l'arthrite, la chimie du sang, l'effet de la fatigue, de la haute altitude, des basses températures : pendant la Seconde Guerre mondiale, il avait dirigé des recherches climatiques dans un laboratoire militaire à Lawrence, dans le Massachusetts, où est étudié le stress environnemental vécus par les soldats exposés à des températures extrêmes.

Dans ce cadre, John Talbott publie avec Kenneth J. Tillotson les résultats du traitement par le froid de dix schizophrènes : les quelques améliorations ne sont pas compensées par les très grands dangers de cette méthode de réfrigération, sans doute inspirée des travaux de Temple, Fay et Allen [« The effects of cold on mental disorders. A study of ten patients suffering from schizophrenia and treated with hypothermia ». Diseases of the Nervous System 1941, 2 ; 116-126]

Il enseigne ensuite à l'University of Buffalo Medical School et exerce au Buffalo General Hospital. En 1959, il est nommé rédacteur en chef du Journal of the American Medical Association, une fonction qu'il assume une dizaine d'années.

A partir de 1971, il termine sa vie professionnelle comme professeur de médecine à l'University of Miami en Floride.



[Soigner les fous, page 60, Chapitre La cryothérapie générale]

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Selden Haines Talcott
1842-1902

Psychiatre homéopathe, Selden Talcott est né le 7 juillet 1842, décédé le 15 juin 1902 à Middletown, superintendent of the Middletown State Homeopathic Hospital [ou Middletown Homeopathic Hospital for Insane ou asile de Middletown], Orange County, New York de 1877 à sa mort. Il fut membre de la New York State Homeopathic Medical Society.

Il figure dans notre ouvrage pour avoir introduit la clinothérapie ou alitement continu Outre-Atlantique, en 1878.

Auteur de
- The Curability of Mental and Nervous Diseases under Homeopathic Medication, in Proceedings of the Fourth Quinquennial Session of the International Homoeopathic Congress. Philadelphia, 1891, 875-886
- Dietetics in the treatment and cure of insanity, 1892
- Mental diseases and their modern treatment, avril 1901, Boericke & Runyon


[Soigner les fous, page 124, Chapitre La clinothérapie ou séjour prolongé au lit]

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James Sidney Tarwater
1897-1974

James S. Tarwater, né le 13 août 1897 dans le Walker County, Alabama, décédé le 5 juin 1974, Tuscaloosa, Alabama, fut superintendent du Bryce Hospital à Tuscaloosa de 1945 à 1950 puis de l'Alabama State Hospitals et du Partlow State School and Hospital.

Dans les années 1930, l’histamine est expérimentée, en particulier pour ses propriétés vaso-dilatatrices, comme traitement de la schizophrénie et de la psychose maniaco-dépressive, avec des résultats contrastés. Avec Wallace Marshall, Tarwater en rapporte de bons résultats chez 36 « psychotiques », mais éphémères [« Use of Histamine Phosphate and Peptone Solution in the Treatment of Neuroses and Psychoses ». Journal of Nervous & Mental Disease 1938, 88 ; 36].


[Soigner les fous, page 377, Chapitre Les phénothiazines antihistaminiques sédatives]

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Thomas Thale
1915-2000

Né le 4 juin 1915 à Indianapolis, décédé le 7 février 2000 à Saint-Louis, Missouri, Thomas R. Thale était neuropsychiatre du Department of Psychiatry de la St. Louis University.

Thomas Thale et ses collègues Louis H. Cohen et Morris J. Tissenbaum ont fait du choc acétylcholinergique inventé par l'Italien Fiamberti qu'il appelle ‘burrasca vascolare’ une description impressionnante : après l'injection intra-veineuse d’acétylcholine, le malade s’assied, le visage rouge, il présente quelques mouvements de déglutition et de toux avec respiration irrégulière puis s’écroule sans connaissance, avec arrêt du cœur, mydriase, hyperréflectivité tendineuse et signe de Babinski ; en moins d’une minute, raideur en opisthotonos, lacrymation, apnée, déviation conjuguée des yeux avec peau froide et moite ; en 90 secondes, sont observés le retour du pouls, une tachypnée, et enfin le retour de la conscience.

« Acetylcholine treatment of schizophrenia ». Archives of Neurology and Psychiatry 1944, 51 ; 171-175.

Entre bien d'autres publications, il est l'auteur d'un article intitulé « Medicine in St. Louis a century ago ». Hospital & Community Psychiatry 1972, 23, 9; 277-279


[Soigner les fous, page 214, Chapitre Le choc acétylcholinique]

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William Morrison Thallon
1858-1888

Né à New York le 9 décembre 1858, William M. Thallon est mort dans cette même ville le 1er octobre 1888, dans sa trentième année [New York Tribune October 3 [Wednesday], 1888 Dr. William M. Thallon of No. 178 St. John's Place, a rising young physician, died on Monday at age 30. He was the brother of Robert Thallon, the well known musician].

William Thallon, diplômé en 1880 du College of Physicians and Surgeons de New York, est cité dans notre livre pour avoir pris un très net parti contre la castration comme traitement des affections nerveuses et mentales : l’opération est dans les névralgies « entièrement injustifiable », ses indications dans l’épilepsie et l’hystéro-épilepsie sont si vagues qu’on ne peut établir qu’elle soit justifiée, et dans la folie, « s’il n’est pas démontré que les ovaires sont le siège de quelque dégénérescence organique, il ne peut être question de les enlever » [« The Battey-Tait Operation ». Archives of Medicine, New-York, 1884, 11 ; 179-206].


[Soigner les fous, page 220, Chapitre L'ovariectomie, ovariotomie ou oophorectomie]
[Soigner les fous, page 222, Chapitre La castration chez l'homme]

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Theodore Gaillard Thomas
1832-1903

T. Gaillard Thomas est un gynécologue né le 21 novembre 1831 à Edisto Island, Caroline du Sud et décédé le 28 février 1903 à Thomasville, Géorgie, considéré comme le premier médecin à avoir réaliser une ovariotomie vaginale, en 1870.

Le docteur Thomas a étudié à Paris et à Dublin de 1853 à 1855, et commence à exercer sa profession à New York, où il est lecturer de l'Université en 1855-1863 et professeur au Collège de médecine et chirurgie de l'Université de Columbia en 1863-1889, où il sera titulaire de la chaire de gynécologie.

Il a écrit A practical treatise on the diseases of women (Philadelphie, 1868), 5 fois réédité en anglais et traduit en français [Traité clinique des maladies des femmes, trad. et annoté par le Dr Auguste Lutaud, en 1879, réédité en 1887 et 1891], allemand, espagnol, chinois et italien.

Mais le docteur T. Gaillard Thomas est cité dans notre livre pour tout autre chose, dans le chapitre consacré aux transfusions sanguines dans les pathologies nerveuses et mentales, à propos d'un article qu'il publie en mai 1878 dans le New-York Medical Journal, intitulé « The intra-venous injection of milk as a substitute for the transfusion of blood. Illustrated by seven operations ».

Remplacer la transfusion du sang par des injections intra-veineuses de lait, une idée aussi singulière que baroque...


[Soigner les fous, page 68, Chapitre Le traitement de l'aliénation mentale par la transfusion sanguine aux XIXe et XXe siècles]

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Lloyd J. Thompson
20e siècle

.

[Soigner les fous, page 319, Chapitre L'opium et le hachisch]

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George Newton Thompson
1909-1991

Georges N. Thompson est un élève de Johannes M. Nielsen (1890–1969), professeur de neurologie à l'University of Southern California, avec lequel il organise un colloque sur les bases biologiques du comportement à l'origine de la création en 1945 de la Society of Biological Psychiatry. Ils publient deux ans plus tard un ouvrage de psychiatrie biologique, The Engrammes of Psychiatry.

Il apparaît dans notre ouvrage pour l'invention d'une variante de la technique de Frostig qui associe l’électrisation cérébrale et la carbonarcose : cette 'électronarcose' telle que décrite par Thompson et sa collègue Esther Bogen Tietz consiste à déclencher chez le malade un spasme tonique puis un spasme clonique, suivi de l’administration de carbogène, un mélange de 95% d’oxygène et de 5% d’acide carbonique avec passage du courant dont l’ampérage augmente progressivement jusqu’à stridor et fixité pupillaire. La séance dure environ sept minutes pendant lesquelles le malade est sans connaissance.

Avec cette méthode, les auteurs revendiquèrent hardiement 76 % d’amélioration dans la schizophrénie.

Esther Bogen Tietz, George N. Thompson, A. Van Harreveld, C.A.G. Wiersma, « Electronarcosis : A therapy in schizophrenia ». The American Journal of Psychiatry 1945, 101, 6 ; 821-823 et « Electronarcosis, its application and therapeutic effect in schizophrenia ». Journal of Nervous and Mental Disease 1946, 103 ; 144-163

Thompson a par ailleurs publié en 1956 un ouvrage portant comme titre : Alcoholism


[Soigner les fous, page 209, Chapitre L'électronarcose de Frostig et l'électrochoc contrôlé de Paterson]

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Esther Bogen Tietz
?-1960

Docteur en 1926, Mme le docteur E. Bogen-Tietz, psychiatre du Longview State Hospital for the insane, Cincinnati, Ohio, est l'épouse de Julius B. Tietz, docteur en droit. Leur fils Joseph E. Bogen deviendra professeur de neurochirurgie en 1977. En 1941, la famille déménage à Arcadia, Californie. Elle aurait ensuite fondé un cabinet de psychiatrie à Hollywood.

Elle est l’auteur en 1957 de The History of Electronarcosis

Voir Georges N. Thompson


[Soigner les fous, page 209, Chapitre L'électronarcose de Frostig et l'électrochoc contrôlé de Paterson]

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Kenneth James Tillotson
1898-?

Kenneth J. Tillotson, psychiatre, est né en 1898 à Vermont.

Superintendent du McLean Hospital, Belmont, Massachusetts [c'est-à-dire head of the Department of Psychiatry] a conduit avec John H. Talbott une étude sur le traitement de la schizophrénie par le froid, sans doute inspirée des travaux de Temple, Fay et Allen : chez les dix malades soumis à la méthode de réfrigération extrême, les quelques améliorations ne sont pas compensées par les très grands dangers de l'hypothermie : « The effects of cold on mental disorders. A study of ten patients suffering from schizophrenia and treated with hypothermia ». Diseases of the Nervous System 1941, 2 ; 116-126

Sur ce sujet et en référence à cette étude, voir Barclay Moon Neyman, « Refrigeration For Insanity. Hibernation at Lowered Temperatures Promises Value as a Treatment ... Delayed by the War ». Scientific American 1942, 167, 4; 160-162, avec une illustration : « Instead of a bed of crached ice a thermostatically controlled electric refrigerator may be used ».

Il a publié par ailleurs en 1948 avec Mark D. Altschule, « The use of testosterone in the treatment of depressions ». New England Journal of Medicine 1948, 239, 1036-1038] : les malades, qui souffrent de psychose maniaco-dépressive et de schizophrénie, sont traités par 25 mg de testostérone deux fois par jour en combinaison avec la psychothérapie et l’électrochoc.


[Soigner les fous, page 60, Chapitre La cryothérapie générale]
[page 391, Chapitre La réserpine]

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Morris J. Tissenbaum
1908-1992 [?]

Morris Tissenbaum, neuropsychiatre, est le seul médecin américain de notre liste à être docteur de la faculté de médecine de Paris, avec une thèse soutenue en 1935 intitulée : Contribution à l'étude des troubles du caractère post-encéphalopathiques chez les enfants [Paris, Cario, 1936, 54 p.] : « He studied medicine at the University of Paris, where he received his M. D. ».

De retour aux États-Unis, il travaille au Rhode Island State Hospital et au Norwich State Hospital, Connecticut.

Il est l'un des trois auteurs avec Louis H. Cohen et Thomas Thale d'un article proposant une description saisissante de la crise acétylcholinergique [« Acetylcholine treatment of schizophrenia ». Archives of Neurology and Psychiatry 1944, 51 ; 171-175] : voir Thomas Thale.


[Soigner les fous, page 214, Chapitre Le choc acétylcholinique]

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Klaus Robert Walter Unna
1908-1987

Né à Hambourg (Allemagne) le 30 juillet 1908, décédé à Santa Fe (Nouveau Mexique) le 26 juin 1987, Klaus R. Unna est un psychiatre et neuropharmacologue qui a été en poste au Department of Pharmacology, University of Illinois, College of Medicine, Chicago.

Avec son collègue Louis S. Schlan, Klaus Unna a conduit divers essais cliniques avec la méphénésine ou myanésine, dont les effets tranquillisants et myorelaxants avaient été identifiés par Frank Berger. L’effet de relaxation musculaire ou myorésolution et la sensation de bien-être induit par le produit sont intéressants chez « le malade psychiatrique », dans l’alcoolisme, la morphinomanie et l’héroïnomanie, où il apporte apaisement et réduction des tremblements. Mais les résultats sont nettement plus « faibles » et variables dans la schizophrénie.

« Some Effects of Myanesin in Psychiatric Patients ». Journal of the American Medical Association, 25 juin 1949, 140, 8 ; 672-673


[Soigner les fous, page 416, Chapitre Du propanediol au méprobamate]

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Heinrich Benedict Waelsch
1905-1966

Né à Brünn (Brno), dans l'Empire Austro-Hongrois le 20 janvier 1905, décédé le 22 mars 1966 à New York, Heinrich B. Waelsch, reçu docteur en médecine à Prague en 1930, est un psychiatre psychopharmacologue qui fut Chief of Psychiatric Research (Pharmacology) at the New York State Psychiatric Institute et en 1954 professeur de biochimie à la Columbia University.

Entre bien d'autres recherches, Heinrich Waelsch avait étudié l'acide glutamique et montré qu'il est capable de produire de l’acidose, ce qui en fit un possible traitement du petit mal épileptique en alternative au régime cétogène. Avec ses collègues Jerry C. Price et Tracy J. Putnam, du Neurological Institute of the College of Physicians and Surgeons, Columbia University, Waelsch effectue un essai clinique et observe une nette diminution de la fréquence des crises sous glutamate [« dl-Glutamic acid hydrochloride in treatment of Petit Mal and psychomotor seizures ». The Journal of the American Medical Association 1943, 122, 17 ; 1153-1156].

Leurs résultats seront confirmés par Spranger, avant qu’ils ne soient contredits par R. De Jong.


[Soigner les fous, page 409, Chapitre Le glutamate]

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James Winston Watts
1904-1994

Né le 19 janvier 1904 à Lynchburg, Virginie, décédé le 15 novembre 1994 à Palisades, Washington, James Watts est un neurochirurgien qui a exercé de 1935 à sa retraite en 1969 au Department of Neurosurgery and Neurological Surgery at The George Washington University Hospital.

Son nom est associé à celui du neuropsychiatre Walter Freeman, avec lequel il a pratiqué de nombreuses lobotomies.

Leur collaboration a cessé lorsque Freeman a entrepris d'effectuer seul des leucotomies par la voie transorbitaire, ce que Watts réprouvait, considérant que l'opération relevait d'un chirurgien qualifié, et que la technique inventée par Fiamberti présentait plus de risques que la méthode classique.

Ils ont publié deux ouvrages sur leur pratique : Psychosurgery, Intelligence, Emotion and Social Behavior Following Prefrontal Lobotomy for Medical Disorders, 1942, et Psychosurgery in the treatment of mental disorders and intractable pain, 1950


[Soigner les fous, pages 251 et 252, Chapitre La psychochirurgie]
[Soigner les fous, page 267, Chapitre La neurochirurgie fonctionnelle]

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Harold Wai Werner
20e siècle

L’effet psychostimulant et antidépresseur d'un dérivé du benzhydrol, le Mératran, avait été établi par Harold W. Werner et B. B. Brown dès 1954 [« Pharmacologic studies on a new central stimulant, alpha-(2-piperidyl) benzhydrol hydrochloride (MRD-108) ». Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics 1954 Feb; 110 (2) : 180–187], avant d'être confirmé par Howard D. Fabing.

Le produit est tombé peu après dans l'oubli, sans doute du fait de sa très modeste efficacité dans les troubles thymiques caractérisés.


[Soigner les fous, page 404, Chapitre Le Mératran]

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James S. Wiener
1930-2016

Né en février 1930 à Worcester, Massachussets, mort le 23 novembre 2016 à l'âge de 86 ans, James Wiener est docteur de la faculté de médecine de la Tufts University à Boston, Massachussets. Il se spécialise au Tufts Medical Center, puis exerce comme psychiatre à Boston et enseigne dans les facultés de Tufts et de Harvard.

Depuis les travaux de James Wiener et Justin M. Hope, on connait les effets psychiques du déficit en vitamine B12 précédant l’anémie pernicieuse, et se traduisant dans certains cas par des hallucinations, un état paranoïaque, qui guérissent par une vitaminothérapie à fortes doses [« Cerebral manifestations of vitamin B12 deficiency ». JAMA 1959, 170 ; 1038–1041].

Plus récemment, la vitamine B12 associée à l’acide folinique aurait montré un effet favorable sur certains symptômes autistiques chez l'enfant (Richard E. Frye et coll.).


[Soigner les fous, page 354, Chapitre Les vitamines B]

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Benjamin Wiesel
20ème siècle

Le docteur « Ben » Wiesel est né en 1911, et mort le 12 août 1993 à Avon, Connecticut. Neuropsychiatre formé au Bellevue Hospital et au New York Psychiatric Institute, « who is credited by colleagues with bringing psychiatry in the Hartford area into the modern age ».

Dynamique et progressiste, il a fondé en 1948 et dirigé le département de psychiatrie de l’hôpital Hartford jusqu'en 1971 et dirigé le département de psychiatrie de la faculté de médecine de l’Université du Connecticut de 1973 à 1977.

Wiesel est l'un des promoteurs des ‘petits chocs’ insuliniques, qui visent à remplacer la méthode insulinothérapique classique : l’injection hypodermique de quelques unités d’insuline provoque deux heures après non pas un coma, mais un "choc" caractérisé par une faiblesse, une tendance à l’assoupissement, des sueurs. Comme dans la cure classique, l'amélioration des troubles mentaux ne peut être obtenue qu'à l'issue d'un grand nombre de séances.

[P. Polatin, H. Spotnitz, B. Wiesel, « Ambulatory Insulin Treatment of Mental Disorders ». New-York State Journal of Medicine 1940, 40 ; 843-848].


[Soigner les fous, page 187, Chapitre L'insulinothérapie. Les variantes de la cure type]

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T. B. Wilkerson
19e siècle

Le Dr Wilkerson, médecin de Granville, Ohio, rapporte dans le North Carolina medical Journal de juin 1881 le plein succès de l'ablation thérapeutique des ovaires dans une indication psychiatrique : « la raison » d’une jeune femme de 19 ans présentant des symptômes d’aliénation mentale avec prédominance d’impulsions érotiques, était, trois mois après extirpation des deux ovaires « complètement rétablie ».

A quoi l'aliéniste français Achille Foville rétorque ironiquement : « Les vétérinaires enlèvent parfois par le vagin les ovaires de certaines vaches trop occupées de leurs ardeurs amoureuses, et grâce à cette soustraction, ils obtiennent que ces animaux se livrent exclusivement, et sans distraction intempestive, à la sécrétion du lait » [Annales médico-psychologiques 1882, II ; 15].


[Soigner les fous, page 220, Chapitre L'ovariectomie, ovariotomie ou oophorectomie]

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David B. Williams
20e siècle

David B. Williams, superintendent du Modesto State Hospital for mentaly ill, Californie est avec Robert H. Nocé et Walter Rapaport, l'un des tout premiers américains à conduire un essai thérapeutique avec la réserpine en neuro-psychiatrie : les trois auteurs rapporteront avec enthousiasme leurs premières constatations dans un article publié le 30 octobre 1954 : les malades traités sont métamorphosés, de rageurs, agressifs, asociaux, ils sont devenus sociables, amicaux, accessibles aux mesures psychothérapiques et de réadaptation. Les malades agités et bruyants sont devenus calmes et tranquilles, tandis que les déprimés sont devenus alertes et gais [« Reserpine (Serpasil) in the management of the mentally ill and mentally retarded. Preliminary report ». The Journal of American Medical Association 1954, 156, 9 ; 821-824]


[Soigner les fous, page 392, Chapitre La réserpine]

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Michael A. Woodbury
1924-2007

.

[Soigner les fous, page 136, Chapitre Les packs ou packing]

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Samuel Bayard Woodward
1787-1850

Samuel B. Woodward, of the Massachusetts State Lunatic Hospital, at Worcester, est l'un des 13 membres fondateurs de l'Association of Medical Superintendents of American Institutions for the Insane, devenue depuis l'American Psychiatric Association, et son 1er président, de 1844 à 1848.


[Soigner les fous, page 332, Chapitre Les alcaloïdes de l'opium. La morphine et ses sels]

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John George Wurdemann
1810-1849

On trouve dans la littérature quelques exemples des bienfaits des sels de morphine dans le traitement de troubles nerveux, comme ce new-yorkais qui, en 1843, frappé par le malheur de perdre sa fiancée et hanté chaque nuit d’insomnie par l’image de la défunte enveloppée dans un linceul.

Un voyage sur mer conseillé par ses médecins n’apporta aucun changement, et, trois mois après le début des troubles, il fut confié aux soins du docteur Wurdemann, un bain de pied à la moutarde et un grain de morphine produisent un profond sommeil et par là même une parfaite guérison.

Voir : « Hallucination guérie par l’usage de la morphine ». Journal de médecine et de chirurgie pratiques 1847, art. 3475 ; 515-516, en référence à un article de The Southern Journal.


[Soigner les fous, page 332, Chapitre Les alcaloïdes de l'opium. La morphine et ses sels]

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Henry T. Wycis
1911-1972

Wycis est le co-inventeur avec Ernest Spiegel, de Philadelphie et Herbert Freed en 1947 du ‘stéréoencéphalotome’, qui constitue un progrès neurochirurgical technique décisif : c'est la naissance de la stéréotaxie.

Les trois américains reprennaient sans le savoir une idée du Français Gaston Contremoulins [G. Contremoulins et C. Remy, « Le chercheur de projectile ». L’Illustration n°2857 du 27 novembre 1897, cité par Lévêque et Cabut, 92-94].

C'est ce système que Jean Talairach, psychiatre et enurochirurgien de l'hôpital Sainte-Anne à Paris, améliore par un repérage tridimensionnel plus précis et pratique.

- Ernst Adolf Spiegel, Henry T. Wycis, M. Lee A.J. Marks, Stereotaxic apparatus for operations on the human brain. Science, octobre 1947, 106; 349-350
- Ernst Adolf Spiegel, Henry T. Wycis, Herbert Freed, C. Orchinic, The central mechanism of the emotions (experiences with circumscribed thalamic lesions) ». American Journal of Psychiatry 1951, 108, 426-432.


[Soigner les fous, page 255, Chapitre La thalamotomie]

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Mary de Young
1949-

.

[Soigner les fous, page 22, Chapitre Les sternutatoires]
[Soigner les fous, page 101, Chapitre Les machines rotatoires et oscillatoires]
[Soigner les fous, page 145, Chapitre Les rayons X]
[Soigner les fous, page 295, Chapitre L'opothérapie cérébrale. La transfusion nerveuse]
[Soigner les fous, page 343, Chapitre L'asphyxie thérapeutique]
[Soigner les fous, page 345, Chapitre L'éther]

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Miltiades L. Zaphiropoulos
1914-2015

Zaphiropoulos exerce en France, puis .


[Soigner les fous, page 280, Chapitre Les mesures hygiéniques et la contemplative abstention]

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Carlos A. Zarate
20ème-21ème siècle

.

[Soigner les fous, page 408, Chapitre La kétamine]

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Franklin Zaromb
20ème-21ème siècle

.

[Soigner les fous, page 72, Chapitre L'électrothérapie]

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George Zeller
1858-1938

Zeller, médecin du Bartonville Asylum ou Bartonville State Hospital à Peoria dans l’Illinois, aujourd'hui Peoria State Hospital, a mené des essais de ‘color cure’ aussi connue sous le nom de chromothérapie. Il avait auparavant procédé à l’usage thérapeutique de la ‘chambre noire’, c’est-à-dire l'usage de l’obscurité dans l’agitation [voir Mary de Young, Encyclopedia of Asylum Therapeutics, 1750-1950s. 2015 ; 23-25 et 194-197]

Sa méthode est ainsi présentée dans une revue française en 1908 :
« La chromothérapie.
On vient d'achever à Bartronville [sic, pour Bartonville] dans l'Illinois, la construction de deux bâtiments rattachés à l'Hôpital de cette ville et principalement destiné au traitement de l'aliénation mentale par l'influence des couleurs. Nous avons déjà signalé ici certains effets obtenus par la chromothérapie. Les deux annexes de l'hôpital américain ont coûté un demi-million de francs. Ils mettent à la disposition du Dr Zeller, qui dirige le traitement, huit "solarium". Le Dr Zeller a été l'un des premiers en Amérique à protester contre les cabanons, les camisoles de force, jusqu'alors employés pour les individus atteints d'aliénation mentale et plus spécialement pour les fous furieux. Il a voulu remplacer cette méthode barbare par des procédés plus humains. De ce nombre est la chromothérapie. Il y a quatre couleurs qui peuvent contribuer aux soulagements et quelquefois à la guérison de ces lamentables affections : le rouge rubis, le violet, l'ambre et l'opale. A Bartonville, des chambres particulières ou solariums sont réservées à chacune de ces couleurs. Les lampes incandescentes, les verres coloriés (sic) que traverse la lumière, sont dans chacune de ces chambres de coloration uniforme, de manière à pouvoir agir simultanément sur les malades qui y sont introduits. Le Dr Zeller a constaté que l'aliéné recouvre une certaine gaîté dans le solarium rouge ; le violet apaise également la surexcitation mentale; l'opale et l'ambre s'emploient avantageusement quand l'aliénation est accompagnée de consomption. » [Dr L. Caze, La Revue 1908, 6; 537].


[Soigner les fous, page 144, Chapitre La luminothérapie ou photothérapie. Les rayons de la lune et l'obscurité]

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