Yves Bertherat

Le docteur Yves Bertherat, psychiatre des hôpitaux, poète, membre du Comité directeur de la revue Esprit, collaborateur de la Revue de Psychothérapie Institutionnelle, fut tué, à l'âge de 35 ans, le matin du dimanche 15 octobre 1967 par un malade de son service de l'hôpital psychiatrique de Perray-Vaucluse.

Bertherat était le médecin chef de la « 1ère section A » de cet hôpital de Vaucluse, dont le service, récemment sectorisé, avait la charge de la « post-cure hommes » des 6e, 7e, 8e et 17e arrondissements de Paris, et de La Garenne-Colombes.

Les textes - de Georges Daumézon, d'Henri Ey, de Lucien Bonnafé entre autres- qui furent publiés au décours d'un drame qui accabla la communauté psychiatrique, méritent d'être relus et médités, notamment au regard de ce qui s'écrit de nos jours à l'occasion de drames analogues.

Cette tragédie faucha, comme l'écrit G. Daumézon, « un des meilleurs de la génération des jeunes médecins », Bertherat, et « un malade innocent », Stanislas Capitolin, qui avait retourné l'arme contre lui-même après avoir tué son médecin, blessé un infirmier et un autre malade.

Le docteur Henri Ey, au nom des psychiatres des hôpitaux, assista aux obsèques de l'un et de l'autre, s'inclinant devant chacune des deux dépouilles, le psychiatre et son malade « morts ensemble et également victimes de la maladie, de cette maladie qui, hélas! reflète dans la relation du malade et de son médecin l'intolérable et pathétique malheur qu'elle manifeste. »


NOTRE DEUIL
LE DRAME DE VAUCLUSE

Au moment de mettre sous presse, nous recevons ce texte du Dr DAUMEZON concernant les événements dramatiques survenus à Perray-Vaucluse le dimanche 15 octobre.

« Le dimanche 15 octobre à 7 heures du matin, à l’hôpital de Perray-Vaucluse, un malade a blessé à coups de révolver un infirmier, M. J. Nénault ; quelques instants plus tard il a tiré sur le Dr Y. Bertherat, Médecin-chef intérimaire du service, l’atteignant dans la région cardiaque de deux balles, puis il a blessé un de ses camarades il retourna ensuite l’arme contre lui-même.

Le malade mourut dans la matinée ; le Dr Y. Bertherat, opéré, est mort en fin d’après-midi après une intervention vainement tentée. M. J. Nénault se vit extraire une balle logée dans l’épaule. Le dernier blessé n’avait qu’un séton de l’avant-bras.

Le Dr Y. Bertherat laisse une veuve et deux jeunes enfants de sept et quatre ans. C’était, de l’avis unanime un médecin passionnément attaché à son travail. Plus que tout autre il s’était intéressé aux problèmes de la réinsertion du malade dans le monde et dans l’hôpital. Il y a quelques mois, on avait particulièrement remarqué un texte de lui où il désignait le problème de l’usage de la violence morale et physique faite au malade mental.

J. Nénault est un ancien stagiaire de Vaugrigneuse (1961) ; nous n’avons plus rien de sérieux à redouter pour lui.

Les organisations syndicales de Médecins et d’Infirmiers ont publié des communiqués dans la presse. Des médecins, des infirmiers ont été interviewés à la Radio et par divers journaux.

Les témoignages permettent de tirer trois ordres de conclusions de ce drame:

- la possibilité de réactions dangereuses de la part de malades ne peut jamais être totalement exclu. Nous ne pouvons éliminer ce risque de notre métier ;

- on peut affirmer que ces risques peuvent être réduits si les conduites des malades, les variations dans leurs attitudes, sont constamment étudiées et analysées comme cela devrait être dans une institution thérapeutique digne de ce nom ;

- il apparaît que ce ne fut pas le cas et que ce ne peut l’être dans l’état actuel de la plupart de nos hôpitaux.

Le drame qui nous accable n’est pas en conséquence un accident imprévisible, inévitable et exceptionnel. Nous qui connaissons les lacunes et les carences de l’organisation psychiatrique savons que cet épisode n’est pas isolé.

Nous sommes en deuil, il serait indécent de paraître exploiter une tragédie qui fauche un des meilleurs de la génération des jeunes médecins, un malade innocent et qui blesse grièvement un infirmier et un malade.

Le rôle de l’infirmier et du médecin n’est pas de demander des comptes. Cela n’exclut aucune responsabilité.

Dr Georges DAUMEZON, 25 octobre 1967 (V.S.T., octobre-novembre 1967, n° 65)


LA MORT TRAGIQUE DU Dr YVES BERTHERAT

Notre jeune et éminent collègue, le Dr Yves BERTHERAT, a trouvé la mort dans l'exercice de ses fonctions le 15 octobre 1967. Il a été tué par un de ses malades qui s'est ensuite donné la mort.

La personnalité du Dr BERTHERAT connu pour être un des meilleurs espoirs de la jeune génération des psychiatres français, a conféré à ce drame le caractère d'une véritable tragédie qui a profondément ému le monde psychiatrique. Ses obsèques ont eu lieu en l'église Saint-Séverin à Paris.

Monsieur le Préfet de la Seine, au nom du Gouvernement, a prononcé une allocution. Il a été cité à l'Ordre de la Nation.

M. DOMENACH, au nom de la Revue « Esprit » a rendu un dernier hommage à Yves BERTHERAT, et le Dr Henri Ey, Président du Syndicat des Médecins des Hôpitaux Psychiatriques a prononcé le discours suivant
:

« MADAME,

La solennité religieuse de ce deuil qui dispose autour de vous l'affection et l'admiration que nous devons au courage de Yves BERTHERAT et à vous-même, aurait dû peut-être s'achever en s'accordant au silence et à la solitude où vous eussiez préféré pleurer, seule, avec vos petits enfants. Mais surmontant votre immense détresse vous avez voulu laisser parler ici le drame qu'aucun silence ne peut détruire.

Les paroles que, ici par ma simple voix, doivent monter du silence pétrifié de la mort, ne peuvent être, ne doivent être que celles dans laquelle Yves BERTHERAT a lié et vécu le sens de sa tragédie.

C'est la Psychiatrie tout entière qui est en deuil. Ce sont tous les Psychiatres et plus particulièrement ceux des jeunes générations dont il était l'exemple et le porte-parole; c'est le personnel infirmier des hôpitaux psychiatriques; ce sont - permettez-moi de le dire, Madame, - nos malades et leur famille qui partagent votre émotion à l'instant où culmine votre douleur.

Tous nous sommes frappés, commotionnés, par l'affreux malheur qui, ôtant à Yves BERTHERAT sa vie, a consacré le sens que dans et par sa mort il a entendu lui donner. Ce sens que son âme inquiète et embrasée il cherchait éperdument à rencontrer jusque dans l'opacité énigmatique et le contre-sens de ceux qu'il s'était donné pour mission de comprendre, c'est-à-dire d'aimer malgré tout et parfois malgré eux ...

Yves BERTHERAT, nous le connaissions tous comme un apôtre de la non-violence, un être frénétiquement anti-frénétique, qui ne songeait qu'à délivrer ses malades du poids de la violence qu'exerce naturellement sur eux la Société dans sa « légitime défense ».

C'est ainsi que le 2 février dernier, ce soir où, ensemble, nous faisions part publiquement de nos réflexions sur la violence, il s'écriait : « L'entrée à l'hôpital psychiatrique est toujours, en son fond, un acte violent ». Il exprimait ainsi le drame qui se joue dans la conscience des Médecins qui ont le devoir contradictoire de protéger la Société et de secourir les malheureux contre lesquels elle prononce le langage de la juste et raisonnable violence; somme toute, de doser leur liberté à la mesure de la pathologie de leur liberté. Car à la dramatique naturelle de la maladie mentale s'ajoute la dramatique du remède social nécessaire.

Et c'est dans la conscience, dans la vie et pour Yves BERTHERAT dans la mort du Médecin, qu'entre le drame affreusement intime de ceux dont il a la responsabilité sociale et thérapeutique. Malheureux seraient ceux qui, ne comprenant pas la « conscience malheureuse » du Psychiatre que Yves BERTHERAT a portée jusqu'à son tragique sublime, pourraient oublier que pour le Médecin digne de ce nom, ses devoirs envers ses malades sont encore plus sacrés que ceux qu'il contracte avec la Société.

Celle-ci ne remet pas seulement entre ses mains la garantie de sa sécurité, mais aussi le fardeau des soins dont elle le charge et dont elle a l'obligation de lui fournir les moyens. Car les vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité qui sont l'éthique et l'honneur de notre profession, ne peuvent hélas! suffire à nous en faire surmonter les terribles difficultés.

A sept heures et demie dimanche matin, Yves BERTHERAT offrait à ce malade qu'il aimait comme un frère la cible de sa vie, comme si la trajectoire de la relation qui les unissait devait convulsivement se contracter dans la suprême conjoncture du salut ou de la mort. Il a été foudroyé. Et, comme si ceux qui partageaient avec les risques et les bienfaits de son action devaient aussi partager son sort, un de ses infirmiers et un autre de ses malades étaient blessés.

A sept heures et demie, dimanche matin, est tombé ce héros de la Psychiatrie moderne, de cette Psychiatrie qui, dans le monde entier, entend se remettre en question et délivrer une fois de plus, après PINEL, les malades mentaux des chaînes qui trop souvent encore les rivent à leur malheureuse condition.

Il est tombé, peut-on dire, comme on le dit de ceux qui sont affrontés en service commandé à quelque danger extérieur à eux-mêmes, « victime de son devoir ». Mais celui qui plus malheureux encore que lui-même déchaînait contre lui sa violence n'était ni son ennemi ni un criminel. Il était cet autre qui faisait partie de lui-même, comme lui-même était pour lui celui qu'il ne pouvait détruire qu'en se tuant. L'événement fatal n'avait pas de fatalité.

Car si dans cette tragédie la relation que par-delà toute « raison » Yves BERTHERAT avait nouée résolument, s'est dénouée, hélas! dans la mort du Médecin et de son malade, dans combien d'autres cas ou d'autres circonstances psychologiques ou institutionnelles plus favorables à la résolution du conflit qui troublait l'esprit du malheureux, le lien de compréhension, le dialogue existentiel, la parole enfin libératrice ne suffisent-ils pas à détourner la violence de la force qu'elle puise dans le silence ou le désert de la communication?

C'est, me semble-t-il, cela que pensait Yves BERTHERAT et qu'il aurait dit lui-même de cette exceptionnelle tragédie où a sombré à sept heures et demie, dimanche matin, sa jeune vie.

Où a sombré sa vie mais non pas ses raisons de vivre.

Car sa mort est et doit rester pour nous tous, non pas comme une condamnation de l'espérance qu'il a scellée de son sang, mais comme le modèle même du risque réfléchi qui est à l'honneur de notre profession pour être inhérent à la responsabilité dramatique que nous assumons et devons assumer envers et contre tout.

Pour les siens, pour vous Madame et vos enfants, pour la famille éplorée et les amis de Yves BERTHERAT et pour nous tous, la seule consolation doit être de savoir et de proclamer la reconnaissance que tous ceux qui souffrent lui doivent pour avoir payé de sa vie le droit d'exiger, pour eux, d'être traités non point comme d'étranges étrangers mais comme des Hommes. En adressant à notre cher Yves BERTHERAT un suprême adieu, nous devons faire le serment de ne jamais laisser perdre la leçon héroïque qu'ont été sa vie et sa mort. »



Quelques jours après, aux obsèques du malade Stanislas CAPITOLIN, le Dr Henri Ey a tenu à prononcer l'allocution suivante :

«  MESDAMES, MESSIEURS,

C'est au nom des Médecins et du personnel des hôpitaux psychiatriques, au nom de tous les malades des hôpitaux psychiatriques représentés par Monsieur le Président l"U.N.A.F.A.M. ici présent, que je présente à la famille, aux amis de M. Stanislas CAPITOLIN, mes condoléances attristées et que je salue sa dépouille.

Le Dr BERTHERAT et lui sont morts ensemble et également victimes de la maladie, de cette maladie qui, hélas! reflète dans la relation du malade et de son médecin l'intolérable et pathétique malheur qu'elle manifeste. Il est bien rare pourtant que ces relations thérapeutiques atteignent un tel degré de violence, de cette violence qui est toujours, comme le disait le Dr Yves BERTHERAT, « la faillite de la parole ».

Et, en effet, sont exceptionnels ces dénouements dramatiques auxquels tout Psychiatre est si virtuellement exposé qu'il ne cesse d'y songer, non point pour s'en protéger lui-même seulement, mais pour préserver sans trêve ni merci l'action libératrice qui est le seul but qu'il poursuit.

Que les deux protagonistes du drame de la maladie mentale, le médecin et le malade ensemble perdent la vie dans et par leur rencontre, constitue un événement plus exceptionnel encore. Et dans l'histoire de la Psychiatrie, c'est à la mort conjointe du malheureux Louis II de Bavière et de l'illustre psychiatre GUDDEN que nous devons remonter dans cette généalogie du tragique pour trouver un équivalent de la catastrophe qui nous a tous si profondément émus.

Pauvre Stanislas CAPITOLIN! Il était venu de sa Guadeloupe il y a quelque trente ans le cœur rempli d'espoir et d'idéal, si plein d'illusions aussi qui devaient être constamment déçues au cours de son existence mouvementée! Avec quelle amère nostalgie ne devait-il pas souvent regretter la douceur des Antilles, la douceur des siens, la douceur des paysages, la douceur de son enfance! Et lui dont la sensibilité était si exacerbée, -combien de fois n'eût-il pas à souffrir cruellement en se heurtant aux dures exigences des temps modernes, à ses difficultés à la guerre, à l'emprisonnement et jusqu'à cette suprême épreuve que fut son placement à l'hôpital psychiatrique.

C'est que, en effet, au moment où, à la fin de sa vie, par une sorte de convulsion fanatique de sa foi il situait son existence dans un au-delà du monde, il se retrancha de ce monde. Et c'est là qu'il rencontra l'être qui pouvait peut-être le mieux comprendre et partager ses épreuves jusqu'au moment où ils sont morts tous deux terrassés par le mal dont ils ont été les égales victimes.

Terrible drame que celui qui nous a tous bouleversés! C'est le drame thérapeutique de la Psychiatrie; drame sans auteur pour être celui d'une condition humaine si singulière que le sens même de la violence, qui circule si généralement dans la liberté des relations humaines, y est affecté du signe d'un contre-sens absolu.

Le Médecin est voué à la non-violence absolue; et son patient à une violence absolue ... De telle sorte que le drame virtuel de leurs relations ne peut se résoudre que par le contraire d'un affrontement, c'est-à-dire par une compénétration et une compréhension réciproques.

Cette osmose qui rétablit la communication, cette interposition d'une aire d'échanges affectifs, d'un milieu de réfraction symbolique dans les relations médecin-malade, elles seules peuvent absorber la violence cristallisée dans le délire. Nous savons bien qu'il s'agit là d'une modalité de relation qui s'établit assez souvent et assez profondément pour que, dans beaucoup de cas, elle détende, sinon expulse, la tension agressive.

Mais nous savons aussi qu'il s'agit parfois d'une tâche surhumaine où est déjoué l'élan du Médecin se portant au secours de son malade.

Tel a été hélas! le sens tragique de la rencontre du Dr BERTHERAT et de Stanislas CAPITOLIN. Elle aurait dû, elle aurait pu être salutaire dans des conditions plus favorables à l'efficacité thérapeutique, mais c'est seulement dans leur mort qu'elle s'est, hélas! consommée.

Et voilà pourquoi tous les deux, égaux dans la souffrance, sont l'objet pour nous tous d'un seul et même deuil. Nous les joignons tous les deux dans notre compassion, el puisqu'ils étaient liés par la même foi, ici, au seuil de cette église, dans notre même prière ».

Docteur Henri Ey, L’Evolution Psychiatrique, 1967, Bulletin d’information n°4 ; 165-169


Notre ami Bertherat

Sans doute, Bertherat se trouvait au point de convergence qui suppose la révolution, par quoi il faut entendre le renversement plus ou moins brusque, plus ou moins total de l’ensemble d’habitudes et de conventions qui ont donné forme aux hôpitaux psychiatriques.
Jeune comme tous les combattants de n’importe quel âge, il a été lâché, parfois sans perspectives et surtout sans possibilité de recul dans cette nébuleuse primitive qui se coagule dans les H. P. La raison ne comprend plus. Comment se fait-il que dans le non-sens de l’exclusion de tout ce qui fait l’homme, l’homme lui-même soit sensé ? Les malades, on veut bien.
Mais « cette jungle » où les pommiers se mêlent avec les gros noyers, les ormeaux, les chênes, les hêtres, les oiseaux bruyants et les poissons silencieux, cela n’est pas possible.

« Tu peux faire à présent comme nous, disait-il, en me persuadant moi-même que je suis libre. » Or, ce disant, c’est la mort que Bertherat a trouvée dans sa liberté. Non pas la mort comme délivrance, il n’avait pas à se libérer de quoi qu’il soit. L’idée de néant ne l’effrayait pas car cette idée était au-delà de la limite de sa recherche : tout humblement, aider l’autre à retrouver sa liberté.

Revue de Psychothérapie Institutionnelle, 1968, n°6, p.83


Eléments bibliographiques du docteur Yves Bertherat

Contribution à l'étude des nouvelles chimiothérapies de la mélancolie. Thèse de médecine, Lyon, 1959, [16]-117 p.

Chroniques : « L.-F. Céline : Le pont de Londres »  (un texte qui se conclut par : « Céline se sert du langage comme d'un projecteur qui ne consent à prêter sa lumière aux êtres que pour les abandonner à leur solitude après les avoir fait flamboyer l'instant d'un regard. Il n'a jamais su que l'arme dont il se servait portait la promesse d'une rencontre, l'espoir d'une délivrance. »). Esprit, juillet 1964

« La chute d'un ange (Khrouchtchev) ». Esprit, 1964, n°12; 1014-1015

« Enquête sur l'exercice de la psychiatrie en France ». L'Information psychiatrique, n° 3, mai 1965, p. 223

« Psychiatrie. Communications sur le sujet : Schizographie et schizophasie ». In : Comptes-rendus du Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de langue française. Grenoble, 1966 (avec E.D. Sanquer, M. Sanquer, H. Waschsberger)

« La pensée folle ». Esprit, n°360, mai 1967; 862-881 (in : Structuralismes idéologie et méthode)

Chroniques : « G. Deleuze, Présentation de Sacher-Masoch. Le froid et le cruel. Suivi du texte intégral de La Vénus à la fourrure ? Traduit de l’allemand par Aude Willm. Collection « Arguments », 1967 ». Esprit, juin 1967

La violence. Semaine des intellectuels catholiques. Desclée de Brouwer, Coll. Recherches et Débat, 1967; 223 p. (avec Henri Ey et Serge Lebovici)

Chroniques : « Freud avec Lacan, ou la science avec le psychanalyste » (dans ce même numéro, hommage de Delpeyrou, Domenach, Marissel, Daumézon, Marteau et Boyer, en mémoire de Bertherat). Esprit, décembre 1967

Silences. Paris, Ed. du Seuil, 1969 ; 112 p. (recueil posthume de poèmes)

Les Critiques de notre temps et Céline. Présentation par Jean-Pierre Dauphin. Textes de Pierre Audiat, Georges Bataille, Yves Bertherat, Jean-Louis Bory, Camille Bourniquel. Editions Garnier, 1976; 201 p.

Traversées du XXe siècle. Paris, éd. La Découverte, Collection Armillaire, 1988; 323 p. (Yves Bertherat, Maria Daraki, Gil Delannoi, Joël G. Grisward, Jean-Michel Heimonet, Jean-François Lyotard, Olivier Mongin, Paul Ricoeur, Joël Roman, Paul Thibaud, Jeannine Verdès-Leroux)  

 


Michel Caire, 2011-2012
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